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Archive pour janvier, 2008

Apprendre l’Arabe – les mille vers d’Ibnou Mâlik

Posté : 26 janvier, 2008 @ 2:09 dans Non classé | Pas de commentaires »

traduction et explication en cours de l’oeuvre d’Ibnou Mâlik, par Abuhaamed qui en ajoutera au fur et à mesure qu’il avance

Les mille vers d’Ibnou Mâlik

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

 J’ai voulu présenter aux non arabophones une explication complète et succincte en même temps de l’un des plus importants livres de la langue arabe.

J’ai repris le texte arabe, et expliqué l’essentiel, sans trop m’approfondir sur les cas de figures, pour une première approche. Dans un second stade, je la reprendrai plus en détail, en se basant sur l’explication d’Ibno ‘Aqil, qui reste quand même l’une des plus répandues dans le monde de la littérature.

Introduction :

مقـدمـة الناظم

1) قَالَ مُحَمَّدٌ هُـوَ ابْنُ مَـالِك                أَحْمَدُ رَبِّي اللهَ خَيْـرَ مَالِكِ

2) مُصَلِّياً عَلَى النَّـبيِّ الْمُصْطفَى                 وآلِهِ المُسْتكْمِلِيـنَ  الشَّرَفَا

3) وَأَسْتعِيـنُ اللهَ فِـي ألْفِيَّـهْ                        مَقَاصِدُ النَّحْوِ بِـهَا  مَحْوِيَّهْ

4) تُقَرِّبُ  الأقْصى بِلَفْظٍ مُوجَزِ             وَتَبْسُطُ الْبَذْلَ  بِوَعْدٍ مُنْجَزِ

5) وَتَقْتَضي رِضاً بِغَيـرِ سُخْطِ             فَائِقَةً ألْفِيَّـةَ ابْنِ مُعْطِـي

6) وَهْوَ بِسَبْقٍ حَـائِزٌ  تَفْضِيلاَ                     مُسْتَوْجِبٌ ثَنَائِـيَ الْجَمِيلا

7) واللهُ يَقْضِي بِـهِبَاتٍ وَافِرَهْ                     لِي وَلَهُ في دَرَجَاتِ الآخِرَهْ

Dans ces sept vers, après s’être présenté comme étant Mohamad Ibno Mâlik, relativement à son grand père Mâlik, sinon son père c’est Abdo Llah (vers 1) , l’auteur parle de choses habituelles d’ouverture, telles que la louange à Allah et la prière sur son prophète et ce qui s’en suit (1 et 2). Puis il a précisé que ce travail a pour but de rapprocher et se simplifier la compréhension de la langue arabe (3 et 4). Il a aussi fait allusion a ceux qui l’ont précédé dans ce travail tel qu’Ibnou Mo’Ti, et n’a pas manqué de prier pour lui aussi (5, 6 et 7).

 

Chapitre 1 : Le langage et ses composantes

 

الكلام وما يتألف منه

 

8) كَلامُنَا لَفْظٌ مُفِيدٌ كاسْتَقِمْ                وَاسْمٌ وَفِعْلٌ ثُمَّ حَرْفٌ الْكَلِمْ

9) واحِدُهُ كَلِمَةٌ والقَوْلُ عَمْ                 وَكِلْمَةٌ بِهَا كَلاَمٌ قَـدْ يُـؤَمْ

La langue française est composée de phrases, qui sont composées de mots, qui sont composés des lettres de l’alphabet. Ceci est le cas de la plupart des langues qui sont basées sur un alphabet, contrairement aux autres qui ne sont qu’une multitude de symboles attachés entre eux pour construire des phrases.

L’arabe a un alphabet qui contient

* 29 consonnes,

* 4 voyelles simples :

- Al fatHa qui est représentée par un petit trait oblique sur la lettre َ  telle que  بَ, qui se lira ba

- ADDammah qui est représentée par un petit 9 penché au dessus de la lettre ُ tel que بُ qui se lira bo

- Al kasrah qui est représentée par un petit trait oblique mais cette fois ci en dessous de la lettre ِ tel que بِ qui se lira bi

- Assokoune, qui est représenté par un petit rond au dessus de la lettre ْ, ce qui correspond par exemple à بْ qui se lira b.

* 3 dédoublées qui correspondent aux trois précédentes mais écrites deux fois : ً, ٌ, ٍ  ce qui donne باً, بٌ, بٍ  et qui sera lu bane, bone et bine comme si le dédoublement correspondait à ajouter un « ne » dans la prononciation. Et c’est pour cette raison que le dédoublement de la voyelle est appelé (تنوين) tanouine.

lire la suite en cliquant sur ce lien vers la page

Hadj sans Mahram OUI ou non

Posté : 11 janvier, 2008 @ 6:55 dans Hadjj | Pas de commentaires »

A compléter prochainement …

Ci-dessous vous verrez l’auteur vous démontrer par A + B qu’il est possible à la femme de faire sans Mahram en se basant sur le Coran et la Sunna.

Première partie:

 Hadj sans MaHram Oui ou non

Au nom d’Allah le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux

Pour aborder ce sujet assez épineux d’ailleurs, puis qu’il touche à un domaine assez sensible, surtout que tout a été fait pour imposer une certaine position vis-à-vis de lui, je vais procéder de la façon la plus simple et la plus logique. Tout d’abord, je vais poser le problème de la manière la plus claire, l’analyser, et enfin chercher la solution radicale émanant du Coran et de la sounna véridique, en se basant sur la compréhension du messager et de ceux qui l’ont suivi les premiers moments et qui ont vécu toutes les étapes de la révélation.

Pose du problème :

Le problème se présente à vous de la façon suivante : la femme telle a voulu venir au Hadj cette année, mais n’a pas  pu trouver de MaHram et s’est donc abstenue de le faire, en espérant avoir l’occasion de trouver quelqu’un qui veuille bien jouer ce fameux rôle l’année suivante.

Oui, il faut bien trouver ce joker, qui d’ailleurs est disponible chez certaines agences beaucoup plus facilement que chez d’autres, ce qui peut être un slogan publicitaire sans égal, et comme on dit : le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Ainsi, on voit se développer dans le marché des agences de pèlerinage une certaine mafia, qui arrive à profiter de ce confus amalgamé, pour se faire des bénéfices qui dépassent toutes les prévisions (j’aurais l’occasion d’en reparler plus en détail dans mon prochain livre que j’ai intitulé : astuces et trucs géniaux pour bien traiter le pèlerin).

Qu’en est-il au juste ?

Et d’où viennent les confusions ?

Tout d’abord il faut arriver à distinguer deux choses bien différentes : à savoir le voyage et le Hadj, pour la bonne et simple raison que tout Hadj n’implique pas un voyage, et si ceci est évident pour les Mecquoises qui n’ont pas besoin de voyager pour le faire, il  l’est moins pour la femme qui vient à la Mecque pour une affaire quelconque qui la retient jusqu’au moment du pèlerinage et qui décide de le faire.

Ensuite, il faut bien éclaircir ceci aux gens, en disant très clairement que si la femme à besoin de voyager pour faire le pèlerinage, il lui faut un MaHram pour le voyage et non pour le Hadj, et sinon non. Comme ça on n’induit pas les gens en erreur et on ne leur interdit pas de compléter leur Islam, par un avis mal expliqué.

Quelle est la réalité de la chose :

Allah swt a dit dans le coran qu’il faut faire le Hadj pour celui qui le peut, et le prophète à expliqué cela lorsqu’on lui a posé la question : qu’est que la possibilité ? En répondant que c’était seulement le moyen de transport et les besoins du voyage en aliments et autres. Et comme le verset s’adresse aux humains hommes et femmes, et que s’il y avait une spécificité particulière aux femmes, il l’aurait dite en ce moment, parce qu’il est connu qu’il ne retarde jamais l’explication au moment opportun ; on en déduit qu’il n’y a pas nécessité de quoi que ce soit d’autres, que ce qu’il a énuméré. De même que le Hadj est bien séparé du voyage dans tous les livres, aussi bien du hadith que de la jurisprudence,  ce qui explique bien que ce sont deux choses totalement distinctes, et que par conséquent il faut prendre chaque chose à part en apportant les preuves relatives au pèlerinage seul et les preuves relatives au voyage seul.

S’il est vrai que l’on trouve une abondance de l’avis qui oblige l’accompagnement du MaHram dans les nouveaux petits livres qui traitent du sujet, pour la simple raison qu’ils sont imprimés en Arabie, et que cette dernière suit l’imam Ahmad, il n’en est pas moins que tous les autres imams ne sont de cet avis. Mais paradoxalement, on trouve que tous les autres quatre imams (en considérant Ibnou Hazm comme un cinquième Imam) ainsi que cheikh Al Islam Ibnou Taymiyyah, ne sont pas de cet avis, et qu’ils se suffisent d’une compagnie sure, d’hommes ou de femmes ou mixte, et que même Ibnou Hazm n’oblige cela que si la route est non assurée, sinon non. Cet avis donc, d’un imam sur cinq, qui n’est pas d’ailleurs son seul avis puisqu’il en a trois, s’est bien propagé en Europe, du simple fait que les traducteurs en les différentes langues européennes se sont basés sur ces petits livres des différents savants contemporains d’Arabie (en particulier Ibnou ‘Othaymin, qu’Allah l’accepte parmi les martyrs). Il est à noter aussi que cet imam dit que si la femme fait quand même le Hadj sans MaHram, et bien il est quand même accepté, mais que seulement elle a désobéi au prophète sws.

De toutes les façons, ce livre a pour but de bien mettre en évidence toutes ces choses là, et de clarifier le sujet de façon à y voir un peu plus clair, pour ceux qui ont le sens de la vue.

Analyse du problème :

La première chose fondamentale à constater, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul avis, contrairement à ce qui est propagé par les éléments propagateurs.

La deuxième chose assez essentielle à remarquer, c’est que les savants hanbalis (qui suivent l’imam Ahmad Ibnou Hanbal) ne sont pas tous de cet avis, en particulier le plus imminent d’entre eux, et ceci de façon presqu’absolue, à savoir Ibnou Taymiyyah, ce qui laisse penser qu’il y a là vraiment un sérieux problème.

La troisième chose, c’est que les promoteurs de cet avis font une extrapolation non justifiée pour argumenter leur thèse. En effet ils se basent tous sur les hadiths de l’interdiction du voyage sans MaHram, qui ne correspondent pas nécessairement au pèlerinage, puisque le pèlerinage n’est pas synonyme de voyage, et par conséquent on voit qu’ils n’ont pas une preuve assez forte, puisqu’ils se voient obligés de confondre deux choses différentes, et trompent les gens par conséquent.

Ils ont une seule preuve, autour de laquelle ils dandinent, et croient qu’elle est irréfutable, et se ferment les oreilles contre les argumentations de l’autre groupe.

Cette preuve est le hadith véridique, où le prophète sws conseilla le compagnon qui s’était inscrit dans une bataille, alors que sa femme partait pour le Hadj, de l’accompagner et délaisser la bataille. Ils en ont déduit qu’il est obligatoire pour la femme d’être accompagnée par un MaHram. Et je me demande bien où c’est qu’il ont vu le mot MaHram dans le hadith ? Le hadith parle du mari et non du MaHram, et ils devaient se tenir aux termes du hadith, et non en faire une extension sans preuve. Mais comme ils savent que ce n’est pas possible de dire cela, ils ont dit MaHram.

En somme, on peut d’ores et déjà dire que le problème est à équivoque et qu’il faut bien étudier la question de près avant de se déclarer, et d’interdire aux femmes de compléter leur religion, et qui sait peut être bien que l’occasion qui s’est présentée une fois ne se présentera pas une autre.

Preuves du coran et de la sounna :

  • 1- Du Coran:

Allah swt dit dans le verset 3/97 :

[97] … Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas… Allah Se passe largement des mondes.

où il spécifie qu’il est du devoir des gens musulmans (hommes et femmes) de faire le pèlerinage, et ceci seulement pour ceux qui le peuvent. Evidemment le verset n’est pas explicite, et c’est le rôle de la sounna de le faire. En effet, les compagnons devant ce fait là, n’ont pas laissé l’occasion passer sans demander des explications. On trouve chez Aththirmidhi, Ibnou Majah, Ibnou Abi Haatim, Al Haakim et Ibnou Mardawayh, d’après un bon nombre de compagnons, en particulier ‘Ali, ‘Aicha, Abdallah Ibnou Mas’oud, Ibnou Abbass, Abdalalh Ibnou Omar, et Anasse – avec des différences minimes – qu’un compagnon dont le nom n’a pas été cité dans ces hadiths, a demandé ce que c’est que la possibilité, que le prophète sws l’a tout de suite expliquée comme étant les vivres du voyage et le moyen de transport. Ce hadith a été authentifié par Al Hakim qui dit qu’il est authentique suivant la condition de Moslim, tandis que tous les autres ont trouvé qu’il y a une faiblesse de la part d’Ibrahim Ibnou Yazid surnommé Aljawziyye du coté de sa mémoire, et non pas du coté de sa droiture.

Il y a un autre hadith qui stipule que celui qui possède le moyen de locomotion et les vivres et qui ne fait pas le Hadj, qu’il meurt chrétien ou juif, c’est du pareil au même pour lui. Ce hadith aussi est faible de la part de Hilal qui est inconnu et d’Al Haarith qui est lui faible par contre (voir tout ça dans l’exégèse d’Ibnou Kathir lors de l’explication du verset 3/97 précité).

On voit donc que beaucoup de savants comme Ibnou Abaas, Sa’id Ibnou Jobayr, Mojaahid et autres, se sont basés sur ce hadith pour expliquer le verset, ce qui est suffisant pour nous, et qui montre que les conditions du pèlerinage sont seulement deux, et que ceux qui ont ajouté une troisième doivent en apporter la preuve. Il faut quand même signaler que le hadith du prophète sws qui répond à quelqu’un qui habite Médine a bien tenu compte du fait qu’il va voyager, puis qu’il lui explique qu’il lui faut un moyen de locomotion, et il ne faut être d’un génie spécial pour comprendre que s’il fallait une autre condition que le moyen de locomotion pour la femme il l’aurait dite, puis qu’il ne retarde jamais l’explication au moment où elle est nécessaire. En effet, dans beaucoup de hadiths on le voit citer les exceptions, et ne pas attendre qu’on les lui demande à moins que ça ne soit mentionné dans un autre hadith, tel que dans celui rapporté par Al Boukhari et Moslim (pour ne citer que lui, car la sounna abonde de ça) où le prophète sws disait à ‘Aicha quand il l’a trouvée en train de pleurer, qu’il faut qu’elle fasse tout ce que fait le pèlerin, sauf qu’elle ne doit pas faire le Tawaaf.

Et au plus commun du monde de remarquer que les conditions du pèlerinage citées par le prophète sws sont toutes les deux relatives à la possession des moyens du voyage, ce qui inclut bien tout ce qui touche au voyage, et que ceux qui veulent s’appuyer sur les hadiths du voyage se verront confrontés à ce hadith. En effet, le fait de vouloir introduire les hadiths du voyage dans la discussion veut dire : soit que le hadith pour eux n’est pas suffisant pour expliquer le verset 3/97, et par que conséquent il faudrait qu’ils nous en donnent une autre qui elle soit plus valable, et nous disent qui a compris cela des compagnons du prophète sws ; soit que ce hadith est valable pour eux et par conséquent ils ne doivent pas ajouter au hadith quelque chose qui a attrait au voyage, puis qu’il est interdit que le prophète sws ne parle pas de ces hadiths lors de l’explication et qu’ils en parlent eux, cela voudrait dire qu’ils les a omis et que par conséquent ils doivent faire pareil, ou bien qu’il ne les connaît pas et ça serait une chose stupide de penser, et encore plus de dire.

Il est bien évident que si vous regardiez les autres exégèses, telles que celles d’Al Tabaryye ou d’Al QorTobiyye ou autres, vous allez trouver la même explication d’Ibnou Kathir, et aussi le fait que le pèlerin doit être en bonne santé, qui est une condition évidente, de même qu’on verra que le hadith de la Khat’amiyyah ajoute quelque chose d’aussi évident, à savoir le fait que la personne puisse se tenir sur la bête, autrement dit puisse supporter l’avion de nos jours.

  • 2- De la sounna:

a- Le hadith de la personne qui a demandé s’il est préférable d’aller à la bataille ou au Hadj avec sa femme, qui est en fait le fer de lance de ceux qui obligent le MaHram pour  le Hadj, a été rapporté par Al Boukhari sous le numéro 2784 dans le site al-islam.com et dit : d’après Ibnou Abbas qu’Allah soit satisfait d’eux, qui rapporte qu’il a entendu le prophète sws dire : que personne ne s’isole avec une femme, et que personne ne voyage avec une femme sans MaHram, quand un homme se leva et dit : oh messager d’Allah, j’ai été inscrit pour une bataille, alors que ma femme est sortie pour le Hadj, le prophète sws lui dit : va et fais le Hadj avec ta femme.

Al hafiDh Ibnou Hajar dans son explication du hadith a dit : on en déduit (c’est-à-dire du hadith) que le pèlerinage pour cet homme est mieux que la bataille, parce qu’il s’est regroupé pour lui deux faveurs en même temps, le fait de faire un Hadj supplémentaire et le fait d’accompagner sa femme qui elle va faire son premier pèlerinage, et de ce fait il est plus intéressant pour lui de faire ça que de faire la guerre qui pourrait être faite par autrui. De même qu’il a dit qu’Ibno Hazm en a conclu que la femme peut faire le Hadj toute seule si la route est sure, de même que certains chaf’is (ceux qui suivent l’imam Achchaafi’iyye).

Ceux qui ont voulu faire dire à ce hadith ce qu’il ne peut pas dire se sont dévoilés, puis qu’en effet il n’est nullement insinué que le prophète lui a ordonné de faire le Hadj avec sa femme. D’ailleurs l’homme a bien dit que sa femme est sortie pour le Hadj, et le prophète ne lui a pas dit qu’elle ne devait pas sortir sans mari, ce qui prouve que ce hadith est une preuve contre eux, et non pas pour eux. 

On voit aussi que ce hadith regroupe bien, et les arguments relatifs au voyage, et celui du compagnon qui a fait le Hadj avec sa femme, de telle sorte qu’on pourrait se suffire de lui pour prouver l’obligation du MaHram, et vous avez bien vu la leçon tirée par Al HafiDh de ce hadith. Ceci veut bien dire une chose certaine, c’est que cet avis est bien controversé, et par qui ? et bien par les plus grands imminents savants hanbalis tel qu’Ibno Taymiyyah, et que les preuves emmenées ne sont pas fortes, de telle sorte qu’ils se sont contredits de façon flagrante, en disant que le MaHram est une condition nécessaire et en même temps que le Hadj de quelqu’une qui ne remplie pas cette condition est accepté.

 

b- On trouve dans AL Boukhari aussi le hadith numéroté 3328 qui dit:

D’après ‘Adiyye Ibno Haaatim qui dit : pendant que j’étais chez le prophète sws, il lui vint un homme et il a commencé à se lamenter de la pauvreté, puis lui vint un autre et se lamenta du banditisme, c’est-à-dire que les bandits lui coupent la route, après quoi le prophète dit : Oh’Adiyye ! as-tu vu aAl Hiirah (ville en Iraq) ? ‘Adiyye a répondu non mais on m’en a parlé. Il a dit : si tu reste en vie, tu verras la femme quitter Al Hiirah pour faire le Tawaaf autour de la Ka’bah, sans qu’elle craigne autrui qu’Allah. ‘Adiyye se dit à soi même : et où seront les bandits de Tayyi (sa tribu) qui coupaient la route autrefois, et semaient la terreur, et au prophète de continuer : et si ta vie s’allonge, tu verras les trésors de Kissra s’ouvrir à toi, ‘Adiyye a demanda s’il s’agit bien de Kissra Bno Hormoz (le roi des persans), le prophète sws a dit oui Kissra Bno Hormoz,… et puis il a parlé d’autres choses qui vont arriver… jusqu’au moment où ‘Adiyye dit : et j’ai vu effectivement la femme sortir d’Al Hiirah pour aller faire le Tawaaf sans q’elle craigne autrui qu’Allah, et j’étais parmi ceux qui ont ouvert les trésors de Kissra Bno Hormoz, et si vous vivez longtemps vous allez voir ce qu’a prédit le prophète sws se réaliser.

Al HaafiDh lors de  l’interprétation de ce hadith a expliqué la partie de la phrase (jusqu’à ce qu’elle fasse le Tawaaf), qu’Ahmad a ajouté dans un hadith rapporté par lui: (sans la permission de quelqu’un).

J’ai dit qu’Ahmad a rapporté dans un autre hadith : (sans qu’elle soit accompagné de son mari).

Dans l’explication du hadith précédent numéroté par 2784, Ibno Hajar rapporte qu’Al Bajiyye dit que le hadith de ‘Adiyye montre bien que la femme peut bien faire le pèlerinage toute seule, puisque ce hadith est l’un des signes de la prophètie, de plus qu’il parle des bienfaits de l’islam et en particlier le reigne de la paix sur toute la terre de l’Islam.

J’ai dit que ce hadith a été dit en réplique au compagnon qui se lamentait au sujet de la coupure de la route, et qu’il a rassuré ‘Adiyye que ça ne serait plus ainsi d’ici quelque peu, ce qui est bien arrivé.

Preuves de ceux qui se sont contentés d’une compagnie de femmes sures :

dans l’explication du hadith d’Al Boukhari, numéroté 1729, Ibnou Hajar cite le cas des femmes du prophète sws qui faisaient le pèlerinage avec Omar , ‘Othmane et Abdorrahmane Ibno ‘Awf sans qu’ils leur disent qu’il leur faut un maHram, et sans qu’aucun des compagnons ne leur fait la remarque.

Ceci est d’autant plus vrai qu’Adiyye dit que ça s’est bien réalisé et qu’il a vu la femme venir seule au pélerinage sans aucune espèce de peur. Ceci explique bien le fait assez important que seuls Ibnou Hazm, Al Chafi’iyye et Ibno Taymiyyah ont vu, à savoir que la nécéssité du maHram est subordonnée à la non stabilité de la route due au banditisme, et ce hadith est très explicite là dessus, et ceci d’une façon flagrante, qui ne laisse aucun soupçon à qui que ce soit que c’est bien la seule raison pour laquelle la femme a besoin de MaHram pendant le voyage. Et c’est pour ça que ceux qui ne raisonnent pas et qui ne regroupent pas tous les hadiths du même sujet tombent dans des erreurs fatales. En effet on voit mal à quoi ça servirait un type qui se contenterait d’être assis  à coté de la femme, ou peut être bien endormi (cas le plus fréquent), et tout ceci moyennant une somme assez respectable (environ 4000 €) que doit se payer la pauvre femme, en plus de son voyage à elle, pendant les quelques heures de vol, pour ensuite être une tare lourde, puisqu’il faut le nourrir, le blanchir, etc… A quoi peut-il bien servir à Médine ou à la Mecque ? Ah oui j’ai oublié !!! Que je suis bête ! J’ai oublié les terroristes. C’est vrai qu’il peut bien intervenir lors d’un vol d’avion, ou d’une attaque à main armée, et qui sait ? Il peut bien sauver la situation, comme dans les films américains !

C’est vraiment injuste envers la femme de vouloir lui imposer cette tare qui coûte tellement cher, et qui ne sert strictement en rien, alors que l’homme est libéré de ce fardeau par un moyen assez intelligent d’ailleurs.

à continuer … incha Allah

 

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