Eazy Islam

pratique et pacifique, tel qu’il est … naturellement

Archive pour août, 2008

Aumône le mois de ramadân

Posté : 30 août, 2008 @ 5:58 dans Non classé | Pas de commentaires »

Aumône pendant le ramadân

 

L’une des particularités de ramadân est que le prophète sws était très donateur d’aumône pendant ce mois, comme dans le hadith apporté par Al Boukhari et Moslim :

Il était très donateur d’aumône, et surtout pendant ramadân où il devient comme le vent qui apporte la pluie, tellement qu’il donnait d’aumône, et surtout lorsque Gabriel le rencontrait.

Les gens choisissent de faire cent mille prières afin d’éviter de donner l’aumône aux pauvres, et justifient cela en disant que ramadân est le mois des adorations, en particulier la prière des pauses (tarawiH), en oubliant que le prophète sws n’a jamais fait une prière spécial ramadân. Mais en réalité on ne les voit faire que cette prière, pour laquelle ils font tout et dépensent un temps fou et déploient des moyens fous, alors que le but du mois du jeûne est essentiellement pour vivre la pauvreté et savoir ce qu’est la faim, afin d’être à même d’aider les pauvres, d’autant plus que le jeûne reste pendu et rattaché à l’aumône de l’aïd.

En conclusion, je profite de cette occasion, pour rappeler à mes frères que les actes les plus considérés en islam sont les actes qui touchent autrui, telle que l’aumône, ou l’aide des gens qui sont dans le besoin, comme il est connu qu’une adultère est rentrée au paradis, parce qu’elle a donné à boire à un chien assoiffé. De même qu’il est connu qu’une femme est rentrée en enfer pour une chatte qu’elle avait emprisonné et ne lui a pas donné à manger et ne l’a pas libérée pour qu’elle aille se chercher à manger. On notera aussi à ce sujet là, l’histoire de la femme qui, lorsqu’on a informé le prophète sws de sa mort, et qu’on lui a dit qu’elle faisait beaucoup la prière de nuit (qiyam layl), de même qu’elle faisait beaucoup de jeûne, mais qu’elle faisait du mal à ses voisins, alors le prophète sws a dit qu’elle est en enfer.  Ces exemples montrent bien l’importance des actes extériorisés, et il est assez bien visible sur le dernier exemple, beaucoup plus que sur le précédent, à tel point que les autres adorations ne valent rien avec un comportement non correct.  

Par conséquent je vous invite à faire une donation pour aider à ce que ce site continue à survivre, afin de permettre à finir le programme d’apprentissage du coran en particulier. Je vous invite à donner chaque jour cinq euros ou moins, afin de vous habituer à penser aux autres et sentir le délice de l’islam, qui vise à constituer une société où l’entraide est la monnaie courante, et où la fraternité est l’élément qui soude ces frères qui s’aiment en Allah et qui agissent pour le bonheur de l’humanité entière.

Donation à envoyer à l’adresse paypal suivante : abuhamed39@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

Les tarawiiH sont-elles bid’a ?

Posté : 25 août, 2008 @ 9:58 dans Spécial Ramadan | Pas de commentaires »

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Les tarawiiH sont-elles bid’a ?

Qui oserait poser une telle question de nos jours, sans se voir traité de tous les noms, ou même être chassé de l’islam même, avec toutes les injures possibles sur le dos ?

Qui penserait une seconde, que ce n’est pas une prière obligatoire, sinon la plus obligatoire de toutes les prières, tellement qu’on a mis l’accent sur son importance, surtout par les imams qui font cette prière moyennant des sommes d’argent astronomiques, que jamais il ne s’imaginerait avoir, même dans leurs rêves ?

Qui pourrait s’imaginer un ramadân sans ces si longues prières, où on s’enfle de chaleur ‘imanique’ que génère en nous ces psalmodies très douces de ces belles voix importées très chères de l’étranger lointain, pour les besoins de la cause ?

Qui ne pense pas que les compagnons se regroupaient comme ça dans les mosquées le ramadân, avec le prophète sws qui faisaient ces psalmodies très splendides pour faire pleurer le maximum de gens, et qu’ils s’arrangeaient tous pour laisser leur travaux et venir à Médine faire les tarawiHs avec lui ?

Qui peut de nos jours élever la voix, ou même parler avec soi-même et dire : mais ce n’est pas possible que la femme prie avec l’homme, côte à côte, les uns mélangés aux autres ?

Qui et qui et qui…

On est dans un monde où il faut voir et se taire, puisque toi tu n’as pas la science, et puisque et puisque…

On a le sentiment qu’on est surveillé et contrôlé au moindre mouvement d’esprit, afin de faire régner une certaine loi qu’on a voulu teinter de religieuse et d’organisationnelle.

D’accord, c’est bien beau tout cela : la science, les savants, l’ordre, l’organisation, mais en quoi cela touche à tout cela, si moi je veux comprendre ma religion de façon rationnelle et être en bon accord avec ma logique interne et mon islam ? L’islam se contredit-il avec tout cela ? L’islam interdit-il de se poser des questions pour bien comprendre sa religion ?

Eh bien non, vous dira-t-on, mais vous avez tout le droit de poser toutes les questions possibles, sauf qu’il ne faut pas être en désaccord avec les savants qui ont pris certaines positions, parce que vous savez il faut bien suivre les savants, etc. Eh là ! Qu’est ce que vous êtes en train de me raconter ? Moi je voudrais bien savoir une chose : est ce que j’ai le droit de comprendre, de poser des questions ou non ? Oui ou non, ne cherchez pas à me mettre dans la confusion s’il vous plaît !

En fait, ce genre de dialogue, qui est assez réaliste d’ailleurs, décrit une situation amère qui a pris naissance en Europe sous des conditions bien précises, depuis un certain temps, et continue à régner malheureusement jusqu’à l’écriture de ces lignes, ce qui fait qu’elle a donné une image assez contrariée de l’islam et assez dangereuse par ses conséquences.

Voyons un peu sur cet exemple de tarawiH par exemple, comment on peut corriger cette situation, et comment on peut aussi clarifier ce point.

Histoire des tarawiHs :

Pour bien y voir un peu plus clair, remontons un peu l’axe des temps et positionnons nous au moment où le prophète sws sortait pour faire la prière de nuit dans la mosquée. Mais disons qu’avant ce temps là, les gens faisaient la prière de nuit, soit chez eux comme le prophète sws d’ailleurs, comme l’explique Aicha dans beaucoup de hadiths, soit dans la mosquée, ce qui est rare, à part les gens de la soffah qui habitaient la mosquée, qui eux sont bien obligés de la faire dans la mosquée. Ce jour là, le prophète sws sortait pour faire la prière de nuit dans la mosquée et avait demandé pour cela à Aicha de lui préparer une espèce de petite chambre en paillasson pour prier dedans, comme c’est rapporté par Al Boukhari et Moslim. Il faut remarquer déjà à ce niveau là, que quoique c’était bien au mois de ramadân, mais il est sorti de nuit et a pris toutes les précautions d’isolement possible, puisqu’il s’est enfermé dans cette petite chambre en paillasson pour faire sa prière tout seul, tranquille. On ne peut en aucun cas avoir le moindre soupçon qu’il avait l’intention de faire la prière en groupe, ni avec un groupe. Mais regardez bien ce qui va se passer. Un groupe de compagnons ont suivi le prophète sws dans sa prière, qu’il faisait dans sa petite chambre tranquillement, sans qu’il s’en soit rendu compte, comme va l’expliquer Aicha dans le hadith d’Al Boukhari, livre de l’appel à la prière, chapitre : lorsqu’il y a entre l’imam et les prieurs un mur ou un obstacle :

صحيح البخاري، كتاب الأذان، باب إذا كان بين الإمام وبين القوم حائط أو سترةحَدَّثَنَا ‏ ‏مُحَمَّدُ بْنُ سَلَامٍ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنَا ‏ ‏عَبْدَةُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ الْأَنْصَارِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَمْرَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏قَالَتْ ‏
كَانَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏يُصَلِّي مِنْ اللَّيْلِ فِي حُجْرَتِهِ وَجِدَارُ الْحُجْرَةِ قَصِيرٌ فَرَأَى النَّاسُ شَخْصَ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَقَامَ أُنَاسٌ يُصَلُّونَ بِصَلَاتِهِ فَأَصْبَحُوا فَتَحَدَّثُوا بِذَلِكَ فَقَامَ اللَّيْلَةَ الثَّانِيَةَ فَقَامَ مَعَهُ أُنَاسٌ يُصَلُّونَ بِصَلَاتِهِ صَنَعُوا ذَلِكَ لَيْلَتَيْنِ أَوْ ثَلَاثًا حَتَّى إِذَا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ جَلَسَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَلَمْ يَخْرُجْ فَلَمَّا أَصْبَحَ ذَكَرَ ذَلِكَ النَّاسُ فَقَالَ إِنِّي ‏ ‏خَشِيتُ أَنْ ‏ ‏تُكْتَبَ ‏ ‏عَلَيْكُمْ صَلَاةُ اللَّيْلِ. 

où elle dit qu’il priait une fois dans sa chambre à elle, lorsqu’un certain nombre de compagnons l’ont vu faire, du fait que le mur de la chambre était trop court, et sont rentrés dans la mosquée et ont fait la prière avec lui.

Donc, ces gens là ont fait la prière avec le prophète sws, sans qu’il l’ait faite avec eux, comme c’est dans d’Al Boukhari, livre de l’appel à la prière, chapitre : la prière de la nuit :

صحيح البخاري، كتاب الأذان، باب صلاة الليل:  حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ الْأَعْلَى بْنُ حَمَّادٍ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏وُهَيْبٌ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏م&#

Les tarawihs sont-elles bid’a

Posté : 25 août, 2008 @ 9:41 dans Non classé | Pas de commentaires »

 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Les tarawiiH sont-elles bid’a ?

Qui oserait poser une telle question de nos jours, sans se voir traité de tous les noms, ou même être chassé de l’islam même, avec toutes les injures possibles sur le dos ?

Qui penserait une seconde, que ce n’est pas une prière obligatoire, sinon la plus obligatoire de toutes les prières, tellement qu’on a mis l’accent sur son importance, surtout par les imams qui font cette prière moyennant des sommes d’argent astronomiques, que jamais il ne s’imaginerait avoir, même dans leurs rêves ?

Qui pourrait s’imaginer un ramadân sans ces si longues prières, où on s’enfle de chaleur ‘imanique’ que génère en nous ces psalmodies très douces de ces belles voix importées très chères de l’étranger lointain, pour les besoins de la cause ?

Qui ne pense pas que les compagnons se regroupaient comme ça dans les mosquées le ramadân, avec le prophète sws qui faisaient ces psalmodies très splendides pour faire pleurer le maximum de gens, et qu’ils s’arrangeaient tous pour laisser leur travaux et venir à Médine faire les tarawiHs avec lui ?

Qui peut de nos jours élever la voix, ou même parler avec soi-même et dire : mais ce n’est pas possible que la femme prie avec l’homme, côte à côte, les uns mélangés aux autres ?

Qui et qui et qui…

On est dans un monde où il faut voir et se taire, puisque toi tu n’as pas la science, et puisque et puisque…

On a le sentiment qu’on est surveillé et contrôlé au moindre mouvement d’esprit, afin de faire régner une certaine loi qu’on a voulu teinter de religieuse et d’organisationnelle.

D’accord, c’est bien beau tout cela : la science, les savants, l’ordre, l’organisation, mais en quoi cela touche à tout cela, si moi je veux comprendre ma religion de façon rationnelle et être en bon accord avec ma logique interne et mon islam ? L’islam se contredit-il avec tout cela ? L’islam interdit-il de se poser des questions pour bien comprendre sa religion ?

Eh bien non, vous dira-t-on, mais vous avez tout le droit de poser toutes les questions possibles, sauf qu’il ne faut pas être en désaccord avec les savants qui ont pris certaines positions, parce que vous savez il faut bien suivre les savants, etc. Eh là ! Qu’est ce que vous êtes en train de me raconter ? Moi je voudrais bien savoir une chose : est ce que j’ai le droit de comprendre, de poser des questions ou non ? Oui ou non, ne cherchez pas à me mettre dans la confusion s’il vous plaît !

En fait, ce genre de dialogue, qui est assez réaliste d’ailleurs, décrit une situation amère qui a pris naissance en Europe sous des conditions bien précises, depuis un certain temps, et continue à régner malheureusement jusqu’à l’écriture de ces lignes, ce qui fait qu’elle a donné une image assez contrariée de l’islam et assez dangereuse par ses conséquences.

Voyons un peu sur cet exemple de tarawiH par exemple, comment on peut corriger cette situation, et comment on peut aussi clarifier ce point.

Histoire des tarawiHs :

Pour bien y voir un peu plus clair, remontons un peu l’axe des temps et positionnons nous au moment où le prophète sws sortait pour faire la prière de nuit dans la mosquée. Mais disons qu’avant ce temps là, les gens faisaient la prière de nuit, soit chez eux comme le prophète sws d’ailleurs, comme l’explique Aicha dans beaucoup de hadiths, soit dans la mosquée, ce qui est rare, à part les gens de la soffah qui habitaient la mosquée, qui eux sont bien obligés de la faire dans la mosquée. Donc ce jour là, le prophète sws sortait pour faire la prière de nuit dans la mosquée et avait demandé pour cela à Aicha de lui préparer une espèce de petite chambre en paillasson pour prier dedans, comme c’est rapporté par Al Boukhari et Moslim. Il faut remarquer déjà à ce niveau là, que quoique c’était bien au mois de ramadân, mais il est sorti de nuit et a pris toutes les précautions d’isolement possible, puisqu’il s’est enfermé dans cette petite chambre en paillasson pour faire sa prière tout seul tranquille. On ne peut en aucun cas avoir le moindre soupçon qu’il avait l’intention de faire la prière en groupe, ni avec un groupe. Mais regardez bien ce qui va se passer. Un groupe de compagnons ont suivi le prophète sws dans sa prière, qu’il faisait dans sa petite chambre tranquillement, sans qu’il s’en soit rendu compte, comme va l’expliquer Aicha dans le hadith d’Al Boukhari, livre de l’appel à la prière, chapitre : lorsqu’il y a entre l’imam et les prieurs un mur ou un obstacle :

صحيح البخاري، كتاب الأذان، باب إذا كان بين الإمام وبين القوم حائط أو سترةحَدَّثَنَا ‏ ‏مُحَمَّدُ بْنُ سَلَامٍ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنَا ‏ ‏عَبْدَةُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ الْأَنْصَارِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَمْرَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏قَالَتْ ‏
كَانَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏يُصَلِّي مِنْ اللَّيْلِ فِي حُجْرَتِهِ وَجِدَارُ الْحُجْرَةِ قَصِيرٌ فَرَأَى النَّاسُ شَخْصَ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَقَامَ أُنَاسٌ يُصَلُّونَ بِصَلَاتِهِ فَأَصْبَحُوا فَتَحَدَّثُوا بِذَلِكَ فَقَامَ اللَّيْلَةَ الثَّانِيَةَ فَقَامَ مَعَهُ أُنَاسٌ يُصَلُّونَ بِصَلَاتِهِ صَنَعُوا ذَلِكَ لَيْلَتَيْنِ أَوْ ثَلَاثًا حَتَّى إِذَا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ جَلَسَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَلَمْ يَخْرُجْ فَلَمَّا أَصْبَحَ ذَكَرَ ذَلِكَ النَّاسُ فَقَالَ إِنِّي ‏ ‏خَشِيتُ أَنْ ‏ ‏تُكْتَبَ ‏ ‏عَلَيْكُمْ صَلَاةُ اللَّيْلِ. 

où elle dit qu’il priait une fois dans sa chambre à elle, lorsqu’un certain nombre de compagnons l’ont vu faire, du fait que le mur de la chambre n’était pas trop haut, et sont rentrés dans la mosquée et ont fait la prière avec lui.

Donc, ces gens là ont fait la prière avec le prophète sws, sans qu’il l’ait faite avec eux, comme c’est dans d’Al Boukhari, livre de l’appel à la prière, chapitre : la prière de la nuit :

صحيح البخاري، كتاب الأذان، باب صلاة الليل:  حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ الْأَعْلَى بْنُ حَمَّادٍ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏وُهَيْبٌ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَالِمٍ أَبِي النَّضْرِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏‏اتَّخَذَ حُجْرَةً ‏قَالَ حَسِبْتُ أَنَّهُ قَالَ مِنْ حَصِيرٍ ‏فِي رَمَضَانَ فَصَلَّى فِيهَا ‏ ‏لَيَالِيَ فَصَلَّى بِصَلَاتِهِ نَاسٌ مِنْ أَصْحَابِهِ فَلَمَّا عَلِمَ بِهِمْ جَعَلَ يَقْعُدُ فَخَرَجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ قَدْ عَرَفْتُ الَّذِي رَأَيْتُ مِنْ صَنِيعِكُمْ فَصَلُّوا أَيُّهَا النَّاسُ فِي بُيُوتِكُمْ فَإِنَّ أَفْضَلَ الصَّلَاةِ صَلَاةُ الْمَرْءِ فِي بَيْتِهِ إِلَّا الْمَكْتُوبَةَ. قَالَ ‏ ‏عَفَّانُ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏وُهَيْبٌ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏مُوسَى ‏ ‏سَمِعْتُ ‏ ‏أَبَا النَّضْرِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏بُسْرٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏زَيْدٍ ‏ ‏عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. 

Selon Zaid Bno Thaabit que le prophète sws s’est pris une chambre, que Zaid a pensé que c’était en paillasson, au mois de ramadân, et il a fait la prière dedans quelques nuits, et certains gens de ses compagnons ont fait la prière avec lui (sans qu’il le sache). Et quand il a su qu’ils la faisaient avec lui, il est resté (chez lui) et il n’est pas sorti à eux (pour faire la prière une autre fois), puis il a dit : j’ai su ce que j’ai vu de votre œuvre, et bien, priez donc chez vous Ô hommes, car la meilleure des prières est celle que prie l’individu chez lui, sauf la prière obligatoire.

Je pense qu’il faut marquer un petit point d’arrêt ici, pour bien fixer cette chose, parce qu’elle est la base de ceux qui prétendent qu’il l’a faite avec les compagnons quatre fois, puis après il ne l’a plus refaite. Et ce sont ces hadiths là qui sont le fondement de l’affirmation que les tarawiHs sont bien une sounnah du prophète sws, voire même une sounnah recommandée (mouakkadah). On va les passer en revue tous, et on va laisser le lecteur juger, et se convaincre qu’il n’en rien de tout cela, puisqu’on verra que tout le long de ces hadiths authentiques d’Al Boukhari et Moslim, qu’il n’a pas su qu’ils faisaient la prière derrière lui, et que lorsqu’il l’a su, il leur a dit : « priez chez vous » et il s’est abstenu de sortir faire la prière dans la mosquée.