Eazy Islam

pratique et pacifique, tel qu’il est … naturellement

L’ELITE des pensées

Traduit par Abuhaamed Al Idrissi

 

L’élite des pensées

 

relatives au glossaire des gens de la tradition musulmane

 

Par  l’Imam al hafiz Ahmad bno Ali bno hajar Al Askalani

 

Louange à Allah, qui a toujours été et reste, savant et capable, et qui salue notre prophète qu’il a envoyé à tous les hommes avant-coureur et précurseur, ainsi que sa famille et ses compagnons, un très grand salut.

Ensuite, les écritures sur le sujet de formulation des mots techniques des gens du hadith sont devenues tellement nombreuses, simplifiées et résumées, qu’un frère m’a demandé de lui en résumer l’essentiel. Je lui ai satisfait sa demande, afin que je puisse faire partie de ceux qui ont pris cette voie, en disant que :

L’information (Al Khabar) peut soit provenir de voies en nombre indéfini (1), soit d’un grand nombre, mais défini de voies, supérieur en tout cas à deux (2), ou est égal à deux (3), ou seulement égal à une (4).

Dans le premier cas on parle d’information diffuse (Motawaatir) donc certaine, lorsqu’elle obéit aux quatre  conditions suivantes :

- l’information arrive par un grand nombre de voies, rendant impossible la complicité et la concertation des narrateurs à mentir,

- chaque narrateur a raconté ce qu’a dit son homologue, depuis l’origine jusqu’à la fin de la chaine,

- en usant de ses sens (vue, ouïe, etc….)

- l’information devra entrainer une certitude pour celui qui l’entend.

Dans le second cas on parlera d’une information répandue (Mach hour) ou célèbre (MostafiiD) selon certains.

Dans le troisième cas on a affaire à une information chère (‘Aziz), laquelle qualité n’est pas une condition pour que l’information soit véridique, contrairement à ceux qui l’ont prétendu.

Dans le quatrième cas on parlera d’information étrangère (Ghariib).

Toutes ces quatre informations sont singulières (AAhaad), sauf la première qui est diffuse (Moutawaatr).

Parmi ces trois informations singulières, il y en a qui sont acceptées comme étant véridiques, et par conséquent sont preuves pour justification, et il y en a qui sont refusées, et ceci du fait qu’on a besoin de faire une étude des qualités des narrateurs avant de se prononcer sur leurs véracité, contrairement à la première qui elle, n’a pas besoin de cette étude car elle est véridique d’office. Alors que le bon choix des savants à leur sujet est de dire qu’on peut aussi trouver parmi elles des informations qui donnent un acquis basé sur une étude scientifique, associée à des relations explicatrices.

Ensuite l’étrangeté de l’information soit elle touche le début de la chaine des narrateurs (Sanad), en partant du compagnon, soit le milieu soit la fin. Dans le premier cas c’est l’isolé absolu (Al fard al Motlaq), alors que dans l’autre c’est l’isolé relatif (Al fard Annisbiye), et il est assez rare de l’appeler isolé tout court, contrairement au premier.

De même, l’information (khabar ou hadith) singulière (Khabaro l AAhaad) rapportée par le narrateur droit, de minutie complète, où la chaine est continue, sans vice ni exception est l’information véridique en soi (sahih li dhaatih).

Les degrés de cette dernière diffèrent suivant les degrés de ces qualités, et c’est ainsi que Boukhari a devancé tous les autres livres du hadith, ensuite Mouslim, ensuite les hadiths respectant les conditions de ces deux derniers.

Mais si la minutie n’est pas totalement complète, on parlera dans ce cas de hadith bon en soi (hasan lidhaatih), et avec ses multitudes autres voies il devient véridique non pas en soi mais par autrui (sahih li ghayrih).

Si on trouve que le hadith a été qualifié de véridique et bon en même temps (Hassan Sahih), comme chez Attitmidhi par exemple, alors soit parce que le juge du hadith a considéré que le hadith a été considéré par certains autres juges comme une fois véridique (sahih) et une autre fois bon (Hassan), ou  c’est soit parce que le hadith a été rapporté par deux voies différentes, une où le hadith est considéré comme étant véridique (sahih) et une autre où il est considéré comme étant bon (Hassan).

Quant à l’addition faite par l’un des narrateurs de ces deux types de hadith (Sahih et Hassan), elle est acceptée si elle ne s’oppose pas à ce qu’a rapporté un narrateur plus compétant.

Le hadith est dit excentrique (Chaadhdh), si celui qui s’est opposé au narrateur est plus compétant que lui, alors que celui rapporté par le compétant est le mémorisé (Mahfoudh).

Mais si le narrateur est faible cette fois (Da’iif), le premier sera appelé inconnu (Mounkar), alors que celui du compétant est appelé connu (Ma’rouf).

Mais l’isolé relatif à un narrateur (Al Fard Annisbyye), s’il vient un autre hadith qui est rapporté par un autre que lui, on dira du hadith qui vient renforcer le premier, qu’il est poursuiveur (Moutaabi’), car il a poursuivi le premier sur ce qu’il a rapporté. Mais s’il existe un hadith qui ressemble à l’isolé relatif, mais de chaine de narrateurs différente, on dira dans ce cas que le deuxième hadith est témoin du premier (Chaahid). Par conséquen ces deux types de hadiths viennent renforcer le hadith faible, qui passe de la faiblesse (Do’fe) à la bonté (Hosne), et auquel cas on l’appellera : bon par autrui (Hassan Li Gayrih).

On appellera considération (I’tibaar), le fait de chercher les poursuiveurs ou les témoins à d’autres hadiths.

Ensuite le hadith lorsqu’il est accepté, et ne se trouve aucun autre hadith qui s’y oppose, on dira qu’il est fini (Mohkam), et s’il se trouve un hadith semblable qui s’y oppose, et qu’on peut leur trouver à eux deux une explication commune, on a affaire cette fois au hadith controversé (Mokhtalafo lhadiith). Mais si on ne peut pas leur trouver une explication commune, qui tient compte des deux, et qu’il se trouve qu’historiquement l’un est avant l’autre, alors le dernier, nommé prépondérant (Naasikh), l’emporte sur le premier non favori (Mansoukh). Dans le cas où on ne connaît pas l’histoire des deux hadiths, on devra voir  la préférence de l’un sur l’autre (Tarjiih), par les différents moyens connus par les savants pour cet effet.

Si toutes ces tentatives échouent, on doit faire un arrêt (Tawakkouf), et ne rien dire à propos des deux hadiths.

Quant aux hadiths refusés, c’est-à-dire non acceptés, ils le sont pour deux causes principales :

  • - soit par une élimination (par oubli ou non) d’un ou plusieurs narrateurs de la chaine (Saqt),
  • - soit par diffamation de l’un de ses narrateurs (Ta’ne).

Si l’élimination d’un ou plusieurs narrateurs est faite par l’écrivain au début de la chaine des narrateurs (en considérant comme début de la chaine le narrateur qui vient juste après l’écrivain (son sheikh)), alors on a un hadith attaché (Mou’allaq), et si elle est faite à sa fin, après le suivant du compagnon (Attabi’iyye), on a affaire à un hadith envoyé (Morsal). Mais si elle est faite au milieu de la chaine, alors soit qu’on a éliminé consécutivement deux narrateurs ou plus soit non. Dans le premier cas on dira que le hadith est compliqué (Mo’Dal), dans le second on a affaire au hadith coupé (Mounqati’). Entre autre, cette élimination peut être claire ou cachée. Dans le premier cas on saura qu’il y a eu effectivement élimination si on est sûr que les deux narrateurs ne se sont jamais rencontrés, et pour cela on a besoin de recourir à l’histoire des narrateurs, tandis que dans le deuxième, on a affaire au hadith truqué (Modallasse). Ce dernier peut exister avec différentes expressions qui laissent penser qu’apparemment il y a eu rencontre, alors qu’en réalité non, telles que : « d’après » (‘an) ou « il a dit » (kaala). De même celui qui a envoyé le hadith d’un narrateur contemporain de façon cachée (Al Morsalo Lkhafiyye), lequel narrateur n’a jamais rencontré le cheikh en question, pour donner l’allusion qu’il l’a bien rencontré, alors qu’en réalité il a seulement été son contemporain.

Ensuite la diffamation peut soit être par un mensonge du narrateur : on dira que c’est un hadith controuvé (MawDou’), ou par son incrimination de mensonge, on dira alors que c’est un hadith délaissé (Matrouk), ou parce que ce dernier fait beaucoup d’erreurs et on dira que c’est un hadith (Mounkar suivant certains), aussi bien dans ce cas que dans le cas où la diffamation a été par manque d’attention ou par fornication, ou par son illusion, ou par son opposition, ou son ignorance, ou par son hérésie, ou sa mauvaise mémoire.

Dans le cas de l’illusion, et lorsqu’on peut s’en apercevoir par les attaches et le rassemblement de toutes les voies, on parlera dans ce cas du hadith justifié (Mou’allal).

Ensuite, si la contradiction induit un changement dans la chaine du hadith …

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