Eazy Islam

pratique et pacifique, tel qu’il est … naturellement

L’EURO mariage

 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

L’euro-mariage

 

pearl.jpg   L’islam ne reconnaît qu’une seule voie pour subvenir aux besoins sexuels : c’est le mariage. Ceci a pour conséquence évidente la banalisation des formalités du mariage au maximum, de telle sorte qu’il ne faut pas plus de quelques secondes pour le conclure.

 

On rapporte à cette occasion, assez souvent d’ailleurs, l’histoire assez belle de Sa’ido Bno Lmossayyab qui avait refusé de donner sa fille au fils du roi, et a préféré la donner à son élève Abdollah qui venait juste de perdre sa femme, avec seulement deux dirhams.

 

On verra durant cette petite étude, beaucoup de cas de figure, qui sont les mariages du prophète sws, et on s’arrêtera plus sur les exemples qui concernent l’Europe, en particulier, son mariage à distance à notre mère Ommo Habiba, laquelle a été mariée par Annajaachiyye (Roi d’Ethiopie au temps du prophète sws), par une simple lettre envoyée par le prophète sws le chargeant de l’arranger pour lui.

 

S’il est visible que tous les êtres vivants se marient, les plantes, les animaux, les humains et les djinns, il n’en est pas de même de la manière dont ils le font.

Ce qui nous intéresse ici, c’est de constater que le monde dans lequel nous vivons est composé, au niveau de sa base, de deux éléments essentiels : le mâle et la femelle, et que le moyen de reproduction consiste à ce qu’il y ait contact de ces deux éléments de façon spéciale.

 

bruidsboeketje.jpg   On s’intéressera plus précisément au couple constitué par l’homme et la femme, et on verra dans quelle optique cet ensemble a été mis en place, pour fonctionner formidablement d’ailleurs, et quelles sont les règles qui régissent ce fonctionnement.


Historique :

 

Jetons un petit coup d’œil sur l’axe des temps, et fixons le temps zéro, comme étant le moment de la révélation du coran, c’est-à-dire au début de l’islam.Il est intéressant de se poser la question sur les types de mariage existant en ce moment là.

 

Aicha (qu’Allah soit satisfait d’elle), raconte dans le hadith rapporté Al Boukhari, livre du mariage, chapitre : celui qui a dit : il n’y a de mariage qu’avec un wali : صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب من قال لا نكاح إلا بولي:قَالَ ‏ ‏يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏ابْنُ وَهْبٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يُونُسَ ‏ ‏ح ‏ ‏و حَدَّثَنَا ‏ ‏أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَنْبَسَةُ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏يُونُسُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ شِهَابٍ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنِي ‏ ‏عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ ‏ ‏أَنَّ ‏ ‏عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏أَخْبَرَتْهُ أَنَّ النِّكَاحَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ كَانَ عَلَى أَرْبَعَةِ أَنْحَاءٍ فَنِكَاحٌ مِنْهَا نِكَاحُ النَّاسِ الْيَوْمَ يَخْطُبُ الرَّجُلُ إِلَى الرَّجُلِ وَلِيَّتَهُ أَوْ ابْنَتَهُ فَيُصْدِقُهَا ثُمَّ يَنْكِحُهَا وَنِكَاحٌ آخَرُ كَانَ الرَّجُلُ يَقُولُ لِامْرَأَتِهِ إِذَا طَهُرَتْ مِنْ طَمْثِهَا أَرْسِلِي إِلَى فُلَانٍ ‏ ‏فَاسْتَبْضِعِي ‏مِنْهُ وَيَعْتَزِلُهَا زَوْجُهَا وَلَا يَمَسُّهَا أَبَدًا حَتَّى يَتَبَيَّنَ حَمْلُهَا مِنْ ذَلِكَ الرَّجُلِ الَّذِي تَسْتَبْضِعُ مِنْهُ فَإِذَا تَبَيَّنَ حَمْلُهَا أَصَابَهَا زَوْجُهَا إِذَا أَحَبَّ وَإِنَّمَا يَفْعَلُ ذَلِكَ رَغْبَةً فِي نَجَابَةِ الْوَلَدِ فَكَانَ هَذَا النِّكَاحُ نِكَاحَ ‏الِاسْتِبْضَاعِ وَنِكَاحٌ آخَرُ يَجْتَمِعُ الرَّهْطُ مَا دُونَ الْعَشَرَةِ فَيَدْخُلُونَ عَلَى الْمَرْأَةِ كُلُّهُمْ يُصِيبُهَا فَإِذَا حَمَلَتْ وَوَضَعَتْ وَمَرَّ عَلَيْهَا لَيَالٍ بَعْدَ أَنْ تَضَعَ حَمْلَهَا أَرْسَلَتْ إِلَيْهِمْ فَلَمْ يَسْتَطِعْ رَجُلٌ مِنْهُمْ أَنْ يَمْتَنِعَ حَتَّى يَجْتَمِعُوا عِنْدَهَا تَقُولُ لَهُمْ قَدْ عَرَفْتُمْ الَّذِي كَانَ مِنْ أَمْرِكُمْ وَقَدْ وَلَدْتُ فَهُوَ ابْنُكَ يَا فُلَانُ تُسَمِّي مَنْ أَحَبَّتْ بِاسْمِهِ فَيَلْحَقُ بِهِ وَلَدُهَا لَا يَسْتَطِيعُ أَنْ يَمْتَنِعَ بِهِ الرَّجُلُ وَنِكَاحُ الرَّابِعِ يَجْتَمِعُ النَّاسُ الْكَثِيرُ فَيَدْخُلُونَ عَلَى الْمَرْأَةِ لَا تَمْتَنِعُ مِمَّنْ جَاءَهَا وَهُنَّ الْبَغَايَا كُنَّ يَنْصِبْنَ عَلَى أَبْوَابِهِنَّ رَايَاتٍ تَكُونُ عَلَمًا فَمَنْ أَرَادَهُنَّ دَخَلَ عَلَيْهِنَّ فَإِذَا حَمَلَتْ إِحْدَاهُنَّ وَوَضَعَتْ حَمْلَهَا جُمِعُوا لَهَا وَدَعَوْا لَهُمْ ‏ ‏الْقَافَةَ ‏ ‏ثُمَّ أَلْحَقُوا وَلَدَهَا بِالَّذِي يَرَوْنَ ‏ ‏فَالْتَاطَ ‏ ‏بِهِ وَدُعِيَ ابْنَهُ لَا يَمْتَنِعُ مِنْ ذَلِكَ فَلَمَّا بُعِثَ ‏ ‏مُحَمَّدٌ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بِالْحَقِّ هَدَمَ نِكَاحَ الْجَاهِلِيَّةِ كُلَّهُ إِلَّا نِكَاحَ النَّاسِ الْيَوْمَ. que le mariage avant l’islam (Jaahiliyyah) était de quatre types : Le premier est celui des gens d’aujourd’hui, l’homme demande à un autre homme la main de celle qui est sous sa tutelle ou de sa fille, lui donne sa dot et se marie à elle,

Un autre type consistait à ce le mari disait à sa femme, lorsqu’elle finit ses menstrues : demande à tel de venir coucher avec toi, et son marie la délaisse et ne la touche pas jusqu’à ce qu’il s’assure qu’elle a eu ou non un enfant de cet homme. Et lorsqu’il s’en assure, alors si elle tombe enceinte, son mari peut la toucher s’il veut, mais ce qui l’a poussé à faire cela, c’est d’avoir un enfant, ce type de mariage s’appelait le mariage de demande d’enfant,

Un autre type de mariage, consistait à ce qu’un groupe d’hommes (inférieur à dix) rentre chez une femme et qu’ils couchent avec elle, un à un, et que lorsqu’elle est tombe enceinte et ait mis au monde son bébé, alors quelques nuits après l’accouchement, elle les appelle tous, et que là personne des monsieurs ne peut s’abstenir. Et lorsqu’ils sont tous réunis chez elle, elle leur dit : vous avez été bien conscient de ce qu’il en était de votre acte, eh bien voilà, j’ai eu un enfant et il est le tien tel, en nommant celui qu’elle a aimait le mieux d’entre eux, lequel n’avait  pas le droit de refuser.

 

Un quatrième mariage consistait à ce qu’un grand nombre d’hommes rentrent chez la femme, qui n’a pas le droit de les refuser, celles là sont les pûtes. Elles dressaient des drapeaux devant leurs portes pour se faire connaître, et celui qui la veut rentre chez elle, et quand elle met au monde un bébé, ils se réunissent tous chez elle, et ils demandent (Al Qaafah) (des gens spécialistes dans la reconnaissance des parents des bébés, un spécialisme qui continue à exister de nos jours, puisqu’en effet c’est très efficace) qui finissent par désigner le père, lequel ne peut pas refuser et le bébé lui revient alors, tout en prenant son nom.

 

Mais quand l’islam est venu, il a tout aboli comme mariage de la Jaahiliyyah et gardé seulement le mariage de nos jours.

 

 

De ce qui vient d’être dit dans le hadith, on peut constater que parmi les quatre mariages existants en ce temps là, un seul est accepté par l’islam, et les autres non. Mais n’empêche que tous les enfants provenant de ces mariages étaient considérés par l’islam comme enfants légaux, de même que ces mariages, puisqu’il a continué à les considérer ainsi, jusqu’au moment de leurs abolissement par le coran, car le coran ne s’est pas intéressé à ces choses à son début, et ce n’est qu’à Médine que la société islamique commençait à se créer et les lois qui la géraient avec.

 

But du mariage :

 

Le mariage est l’une des choses de la vie que toute société a instauré, et ceci pour différentes raisons :

La première est la continuation de la reproduction de l’espèce, qui est en fait assurée en grande partie de façon naturelle, par l’attraction mutuelle entre les deux sexes, et surtout par le plaisir sexuel qui se classe parmi les plus délicieux plaisirs, comme l’a déclaré Allah swt dans le verset :

زُيِّنَ لِلنَّاسِ حُبُّ الشَّهَوَاتِ مِنَ النِّسَاءِ وَالْبَنِينَ وَالْقَنَاطِيرِ الْمُقَنْطَرَةِ مِنَ الذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ وَالْخَيْلِ الْمُسَوَّمَةِ وَالأَنْعَامِ وَالْحَرْثِ ذَلِكَ مَتَاعُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَاللَّهُ عِنْدَهُ حُسْنُ الْمَآبِ

3/14 : On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent: femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux marqués, bétail et champs; tout cela est l’objet de jouissance pour la vie présente, alors que c’est près d’Allah qu’il y a bon retour, du fait qu’il l’a classé à la tête des désirs.

La seconde est celle d’avoir des enfants, qui étaient dans le temps et maintenant encore, surtout dans les campagnes, la seule force considérée dans la tribu, et qui sont aussi le deuxième plaisir de la vie, de même que ça perpétue le nom de la famille entre les gens.

A ces deux conditions qui sont communes pour tous les humains, s’ajoute une troisième, qui elle est rattachée à la croyance divine, et qui consiste à avoir plus de récompenses de la part d’Allah (pour les musulmans). En effet le prophète sws dit, dans le hadith rapporté par Moslim, livre du testament, chapitre : celui qui suit la personne de la récompense, après qu’il soit mort :

صحيح مسلم، كتاب الوصية، باب ما يلحق الإنسان من الثواب بعد وفاته:

حَدَّثَنَا ‏ ‏يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ ‏ ‏وَقُتَيْبَةُ يَعْنِي ابْنَ سَعِيدٍ ‏ ‏وَابْنُ حُجْرٍ ‏ ‏قَالُوا حَدَّثَنَا ‏ ‏إِسْمَعِيلُ هُوَ ابْنُ جَعْفَرٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْعَلَاءِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِيهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏إِذَا مَاتَ الْإِنْسَانُ انْقَطَعَ عَنْهُ عَمَلُهُ إِلَّا مِنْ ثَلَاثَةٍ إِلَّا مِنْ صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ.

« Lorsque l’individu meurt, son travail s’arrête sauf de trois voies : une aumône continuelle (qui dure, tel qu’il crée une école et laisse fisabilillah ou autre), ou d’une science utile (qu’il a enseignée), ou d’un enfant vertueux qui fait l’imploration pour lui ».

 

Le mariage est-il obligatoire ?

 

Le mariage est soit obligatoire, soit recommandé, soit permis, soit interdit. Ceci dépend des personnes.

 

 

En effet on trouve des gens qui ne sentent nullement le besoin de l’autre sexe dans leur vie, ils sont complètement indifférents. Pour ceux là, le mariage peut être soit permis soit interdit même : il peut être interdit lorsqu’un homme sait à coup sûr qu’il ne pourra pas s’occuper convenablement de sa femme et de sa famille, et qu’il va finir par les délaisser – il en est de même pour les femmes qui se savent incapables de répondre aux responsabilités minimales que le mariage leur demandera de remplir, de sorte qu’il puisse résulter en ce foyer stable et bienheureux, ce pilier principal de la société bien équilibrée qu’est venue bâtir l’islam.

 

Il est au contraire obligatoire pour l’individu qui ne peut pas se contrôler et peut tomber dans l’adultère, s’il ne se marie pas.

 

Il est recommandé pour celui qui peut se contrôler et qui est certain que même s’il ne se marie pas, il ne tombera pas dans l’adultère. Il lui est recommandé par le hadith rapporté par Al Boukhari dans le livre du mariage, chapitre : le dire du prophète sws : celui qui se sent la possibilité qu’il se marie :

 

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب قول النبي صلى الله عليه وسلم من استطاع منكم الباءة فليتزوج:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبِي ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏الْأَعْمَشُ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنِي ‏ ‏إِبْرَاهِيمُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَلْقَمَةَ ‏ ‏قَالَ كُنْتُ مَعَ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ ‏فَلَقِيَهُ ‏ ‏عُثْمَانُ ‏ ‏بِمِنًى ‏ ‏فَقَالَ يَا ‏ ‏أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ ‏ ‏إِنَّ لِي إِلَيْكَ حَاجَةً فَخَلَوَا فَقَالَ ‏ ‏عُثْمَانُ ‏ ‏هَلْ لَكَ يَا ‏ ‏أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ ‏ ‏فِي أَنْ نُزَوِّجَكَ بِكْرًا تُذَكِّرُكَ مَا كُنْتَ تَعْهَدُ فَلَمَّا رَأَى ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ ‏ ‏أَنْ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ إِلَى هَذَا أَشَارَ إِلَيَّ فَقَالَ يَا ‏ ‏عَلْقَمَةُ ‏ ‏فَانْتَهَيْتُ إِلَيْهِ وَهُوَ يَقُولُ أَمَا لَئِنْ قُلْتَ ذَلِكَ لَقَدْ قَالَ لَنَا النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنْ اسْتَطَاعَ مِنْكُمْ ‏ ‏الْبَاءَةَ ‏ ‏فَلْيَتَزَوَّجْ وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ فَإِنَّهُ لَهُ ‏ ‏وِجَاءٌ.

 

« Ô groupe de jeunes, celui qui a la possibilité (physique et non pas matérielle) qu’il se marie, et celui qui ne l’a pas qu’il jeûne car c’est pour lui une protection (casse le désir) ».

 

Le mariage versus l’adultère :

 

Avant d’entamer le mariage islamique proprement dit, il faut bien en comprendre l’essence, sans cela on ne comprendra pas un grand nombre de choses qui vont en découler, et surtout si on veut projeter les textes sur la réalité européenne.

 

Ceci est fondamental à considérer dès le départ, car la tendance en Europe, malheureusement, est de prendre l’islam comme une religion composée de recettes de cuisine, sans règles de base qui le gèrent, ni logique, ni stratégie, ni rien de tout cela, non on se contente tout simplement de prendre un hadith, sans trop se soucier de ce qu’il soit véridique ou pas (dans beaucoup de cas, il est faible bien qu’authentifié par un ou deux), et de se dire o.k. c’est ce que je vais appliquer car c’est une sounnah.

 

Cette vision partielle de l’islam a donné une mosaïque assez diversifiée d’avis sur la même question, et a par conséquent entrainée l’affaiblissement de la communauté islamique en Europe, de telle sorte que les gens qui prônent un certain avis vont considérer tous les autres comme des non musulmans, et même des fois aller jusqu’à se battre physiqement avec eux.

 

Il est vrai que ceci n’émane que de l’ignorance des bases fondamentales de l’islam, car ceux qui s’entêtent à vouloir que leurs avis soient toujours les bons, puisqu’ils ont une confiance aveugle en leurs savants, à tel point qu’ils ne peuvent aucunement accepter qu’ils puissent se tromper, ne savent pas que les compagnons ont divergé sur le même point et partant du même texte (l’histoire de Bani QoraiDhah est bien connue à se sujet). On rappelle qu’il faut avoir le cœur large et accepter l’autre avis, appuyé par les preuves évidement, et être en mesure de discuter ses convictions et de pouvoir progresser.

 

Une fois ceci étant, je dois dire qu’on ne peut pas bien comprendre l’essence du mariage sans connaître le désastre crée par l’adultère. En fait, on peut se contenter de dire que l’adultère ne peut pas créer une société, mais au contraire la détruit.

 

En effet, si l’on regarde l’Europe de nos jours – pour n’en citer qu’elle, car de nombreuses autres régions non islamiques ne font pas exception – on constate qu’elle est de moins en moins en mesure de se reproduire, et qu’au bout de quelques décennies, elle risque de disparaître si rien ne se fait au niveau de l’arrêt de l’adultère, et je crois en fait que c’est déjà trop tard pour reverser le courant. Regardons un peu ce que disent les spécialistes, en particulier le CIE. Le Centre d’information sur l’Europe (CIE) a pour mission d’apporter au public une information pluraliste sur l’Union européenne, son fonctionnement et son actualité et de favoriser le débat sur les questions européennes.

Le CIE est un groupement d’intérêt économique financé par le Gouvernement français et différents partenaires publics et privés impliqués dans les questions européennes. 
Fondé en 1992 par le Gouvernement français et la Commission européenne comme centre d’information, de documentation et de ressources ouvert au public, le CIE s’est recentré sur l’Internet et la production de contenus multimédias, en créant en mai 2006 le portail www.touteleurope.fr. Il dit : Plus de bébés dans le cadre d’un mariage dans les pays du Sud :

Sur 4,8 millions de bébés nés dans l’UE25 en 2004, environ un tiers sont nés hors mariage. Les plus fortes proportions de naissances hors mariage ont été observées en Estonie (58% en 2003), en Suède (55%), au Danemark et en Lettonie (45% chacun) ainsi qu’en France (45% en 2003), alors que les taux les plus faibles ont été enregistrés à Chypre (3%), en Grèce (5%) et en Italie (15%).

Il dit aussi : D’une manière générale, ce sont dans les pays nordiques que les familles sont les plus nombreuses. La Finlande, le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique se situent ainsi en haut du peloton.

Les taux les plus faibles sont observés en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie et à Malte.

La moyenne de l’UE, quant à elle, reste très basse : 1,5 enfant par femme.

Ceci nous permet de faire un certain nombre de constatations qui s’imposent.

Primo : le nombre d’enfants qui viennent du non mariage, (ceci a un nom, mais pour certaines raisons bien connues, on lui a préféré ‘non mariage’ au lieu de l’adultère) n’est pas très loin, en moyenne, de ceux qui viennent du mariage.

La valeur de 1,5 enfant par femme est-elle suffisante pour entretenir la reproduction ? Est-elle saine du SIDA par exemple ? Ne faut-il pas lui soustraire les enfants qui meurent par accident de route ou autres ?

Mais même si on suppose que ce taux de fécondité est suffisant et qu’il est effectif, il n’en reste pas moins que la majorité de ces enfants sont des bâtards, c’est-à-dire de père ou de mère inconnus, ou des deux à la fois. Ceci a beaucoup de conséquences tant sur le plan de l’éducation que sur le plan de mariage, car ceci entraîne des risques de mariage avec les membres de la même famille, qui sont dangereux et qui donnent beaucoup de mongoliens. Pour bien matérialiser l’aspect de l’impact de cet orphelinat sur le social de la personne en question, lisons cet (Extrait de « Etude sur les enfants et jeunes en difficultés à Nouakchott », par BALL, Oumar Mamadou pour l’A.F.V.P, novembre-1998, p.2 et 4) : 

« La dignité liée à leur travail leur est niée, notamment lorsqu’on les appelle « enfants de la rue », terme qu’ils perçoivent comme synonyme « d’enfants bâtards »²         ²². (…) En résumé, les enfants de la rue peuvent être orphelins, talibés échappés de leurs marabouts, enfants sans tutelle qui se constituent en bande, laquelle est structurée par ses activités et occupations dans la rue. Le vol, la drogue, la prostitution, la mendicité sont leurs moyens de survie. Ils vivent généralement entre la rue, la police et la prison ».

On pourrait s’étaler sur le sujet, mais il n’est pas nécessaire    de faire couler plus d’encre, puisque tout le monde sait que dans l’état actuel des choses, il est assez difficile, à d’eux, d’éduquer un enfant convenablement, vu les influences de l’environnement externe, alors qu’est ce qu’il en serait des enfants d’une mère célibataire qui doit être la plupart du temps dehors pour leur chercher à manger ? Qu’est ce qu’il lui reste comme temps pour se reposer, s’occuper physiquement de ses enfants : préparation à manger, vaisselle, lavage, nettoyage, récurage, etc…. ? Et quand est ce qu’elle aura le temps de penser à l’éducation ?

Pour bien saisir l’ampleur du problème posé par l’adultère, prenons le cas d’un bâtard de père et de mère. Dans beaucoup de pays, cet être  là ne peut avoir de nom, puisqu’il n’en a pas tout simplement, et par conséquent il ne peut avoir d’identité, ni passeport, ni aucun papier. Il ne pourra pas travailler non plus, ni se marier, tout ce qu’il pourra faire c’est se venger de cette société et d’être un joli truand. Ce n’est pas de sa faute le pauvre, il a bien voulu faire partie de cette société, mais comment ? C’est purement et simplement une élimination complète de cet individu qui ne peut en aucun cas être un élément positif, on lui a fermé toutes les portes, sauf celle du banditisme et de l’escroquerie et de la vente à mains armées, etc. Aucune nation au monde n’est capable de résoudre un seul problème de ce genre, un et un seul, car il est quasiment impossible de donner un simple nom à quelqu’un qui n’en a pas, pourtant c’est tout bête, un tout petit nom, mais hélas ! Par contre toutes les sociétés sont capables d’en produire par quantité, et il n’y en a même qui sont spécialisés dans leur production. Les bâtards ne peuvent se produire, et en conséquence, ils constituent bel et bien des éléments exterminateurs des sociétés, car on a commencé par les exterminer en premier.

Je peux continuer à vous raconter un peu l’histoire d’un de ses pauvres gens, mais je pense que le lecteur est assez intelligent pour deviner le reste. Mais je souhaite l’avoir sensibilisé assez pour qu’il sente l’ampleur de la destruction de l’adultère à la société. Comment osé considérer l’accomplissement du désir d’un individu, pendant quelques instants comme une liberté dite sexuelle, sans se préoccuper de ce que cela puisse entrainer comme malheur à un individu durant toute sa vie, et qui sèmera sa haine, non seulement sue la personne qui en a été la cause, mais sur toute la société. Un truand peut faire vivre toute une nation dans la peur pendant des temps plus au moins longs ? Suivant quelle logique peut-on expliquer ça au bâtard ? Et je suis sûr que la famille de ce bâtard serait la première à le fuir et se cacher de lui dire la vérité, au risque de se voir les premiers à être flingué par leur propre fils, tellement qu’ils lui ont fait de mal. Mais la question n’est pas là, peuvent-ils lui résoudre ses problèmes psychologiques qu’il a trainé durant son enfance, sa puberté sa jeunesse ? Et comment il va dire aux autres, leur dira-t-il que le nom qu’il portait était un faux ? Et que le nouveau est le juste. Et qu’est ce qui leur fait dire que ce n’est pas un autre faux nom, qu’il veut leur faire avaler comme le premier ? Et mieux que cela, aura-t-il l’audace de dire aux autres que je suis en réalité un bâtard et que je vivais avec un faux non, s’il en avait un, et que là c’est fini, et c’est pour de bon le vrai, et qu’ils doivent le faire confiance ? Je ne veux pas frustrer le cher lecteur, mais je voudrais lui demander de penser une seule seconde qu’il a perdu la mémoire une petite seconde et qu’il ne se rappelle plus de son nom. Je voudrais finir cette petite remarque en demandant au bâtard de prendre justice des gens qui, lors de leur désir instantané, l’ont mis au monde et l’ont jeté dans la poubelle, ou l’ont posé devant une église.

Cela étant je me retiens à la pénitence prononcé par ce bâtard : il faut les tuer tous les deux, au moins dix fois. 

Faudra-t-il comparer le mariage à l’adultère, je pense que non et non et non, parce qu’il est impossible de les comparer tout simplement.

 

L’adultère vu par l’islam :

 

L’adultère est un acte condamné par toute l’humanité jusqu’à nos jours. Cette condamnation est plus ou moins visible, plus ou moins forte, suivant les pays, mais elle existe. Toutefois, toutes les civilisations voient en l’enfant d’adultère un bâtard refoulé par la société et condamnent différemment l’acte et infligent aux acteurs différentes peines.

La logique des choses impose à ce que la peine soit proportionnelle au mal engendré par la faute commise. Ceci est vrai dans toutes les lois, de même qu’en islam, l’adultère commis par un célibataire diffère totalement de celui commis par un marié. Mais pour bien comprendre la légitimité de la valeur de la peine infligée, il faut avoir une idée bien claire sur la gravité de l’acte en lui-même.

Pour cela posons la question suivante à Monsieur Tout le Monde : quelle est la peine du traitre, en milieu de guerre ? Eh bien, il n’y a aucune hésitation à faire à ce niveau là : c‘est la peine capitale. Rousseau dans le Contrat social dit : « … tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie, il cesse d’en être membre en violant ses droits et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l’État est incompatible avec la sienne, il faut que l’un des deux périsse… ».

Ainsi toute loi doit préserver la nation des malfaiteurs qui veulent la détruire, en décrétant des peines qui ont pour but de stopper toute action visant à perturber la vie des citoyens ou bien les mettre en danger. Ainsi, si un malfaiteur vient à s’attaquer à la cellule de base de la société et veut la détruire, ce n’est pas comme quelqu’un qui s’attaque à une chose complémentaire, tel que de bruler une voiture vide ou autre chose similaire. Là aussi la peine va différer suivant les valeurs que veut protéger la nation, et une nation qui bafoue les libertés individuelles, sous le nom de la liberté individuelle, n’est pas digne d’être considérée parmi les nations. L’islam considère la liberté sexuelle comme une pure anarchie, voire que c’est l’anarchie par excellence, du fait qu’elle tue la liberté des innocents, qui sont les bébés qui vont commencer leurs premiers jours aux pieds des murs, sinon aux pieds des poubelles, ce qui les laissent aux pieds des murs toute leur vie, pour une chose qu’ils n’ont jamais commise. Comment comprendre, que des nations qui se disent ‘défenseurs des droits de l’homme’ permettent un tel génocide ? Mais beaucoup plus que cela, comment organisent-elles ce génocide et permettent à l’adultère d’avorter son bébé et d’être remboursée par la sécurité sociale ? Je pense qu’il n’est pas impossible à ces sociétés protectrices des droits de l’homme de décréter demain ou après demain, que puisque ce bébé va vivre sans nom, sans famille, alors il serait bon de le tuer, comme ça on l’aura sauvé de cette vie malheureuse qu’il va vivre, et qu’elle se terminera de toute façon par un suicide. Et au lieu de taper  fort sur la main de l’adulte qui décide de son propre gré de mettre au monde ce petit et le jeter dans les poubelles comme un chat mort, ils s’attaquent à ce petit et le mettent dans des maisons d’orphelinat ou de bienfaisance, pour l’obliger à vivre cette vie infernale, qui va se voir condamner à la passer dans la clandestinité à chercher un simple nom, lequel nom est impossible à trouver, et impossible à créer. Si vous ôtez à quelqu’un le droit d’avoir un passeport, on vous traitera d’atteinte à la liberté individuelle, et vous avez violé la charte des droits de l’homme, et j’en sais quoi d’autres, mais si vous ôtez à un bébé son nom, son identité, son droit à être, eh bien là non, c’est la liberté sexuelle. Mais quel langage c’est ? Et de quels droits de l’homme vous parlez ? On voudrait bien comprendre, mais là vraiment, c’est difficile de suivre ! Ah oui, là je crois commencer à comprendre, c’est vrai j’ai oublié le droit de la femme aussi, puisqu’il y a en effet une femme dans la question, et oui ça change tout ; la femme a aussi le droit d’utiliser son corps comme elle veut ! Oui là c’est vrai, deux individus qui décident de leur propre gré d’avoir une relation sexuelle, et bien alors tout ce qu’il y a de logique, non ? Mais cela donne naissance à un bébé, et alors qu’est ce que ça fait, c’est joli d’avoir un bébé. Mais après quelques jours, ça ne va plus avec la première il faut changer et en avant à la recherche d’une autre victime, sous prétexte qu’ils ne se sont pas bien compris, et la première victime se retrouve avec un bébé dans le ventre qu’elle aimerait bien garder au début, mais finit à la fin de voir que ce n’est pas possible et que ça va être un fardeau pour elle toute seule, pendant que l’autre continue à utiliser son corps comme il veut. Vous connaissez la suite, et voila que des pays se trouvent avec plus que la moitié de leur population qui soient bâtards. Et que la liberté continue !

L’islam lui voit juste. Vous voulez avoir des relations sexuelles, tant mieux, mais faites les avec une femme que vous choisissez mais que vous soyez responsables des résultats de vos relations sexuelles, entre autres, si un enfant naît vous en prenez la totale responsabilité jusqu’à la fin. Ce n’est pas un jeu la vie des autres, surtout quand ils sont innocents et bébés. L’islam vous facilite au maximum la voie du mariage et te permet d’avoir même quatre femmes, mais dont vous prenez entière responsabilité à parts égales, sinon contentez vous d’une et soyez pour elle le meilleur du monde. C’est simple, c’est logique, c’est responsable, c’est calme, c’est islam.

 

Le mariage en islam :

 

L’islam reconnaît le mariage comme un droit parmi les droits de base qui sont décrits par le prophète sws dans le hadith rapporté par Abou Daawoud, dans le livre : ce qui est extrait de la terre, du gouvernement et  du butin, chapitre : à propos des paies des gouverneurs :

سنن أبي داود، كتاب الخراج والإمارة والفيء، باب في أرزاق العمال:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مُوسَى بْنُ مَرْوَانَ الرَّقِّيُّ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏الْمُعَافَى ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏الْأَوْزَاعِيُّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْحَارِثِ بْنِ يَزِيدَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْمُسْتَوْرِدِ بْنِ شَدَّادٍ ‏ ‏قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏يَقُولُ ‏ ‏مَنْ كَانَ لَنَا عَامِلًا فَلْيَكْتَسِبْ زَوْجَةً فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ خَادِمٌ فَلْيَكْتَسِبْ خَادِمًا فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ مَسْكَنٌ فَلْيَكْتَسِبْ مَسْكَنًا قَالَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَبُو بَكْرٍ ‏ ‏أُخْبِرْتُ أَنَّ النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ مَنْ اتَّخَذَ غَيْرَ ذَلِكَ فَهُوَ ‏ ‏غَالٌّ ‏ ‏أَوْ سَارِقٌ.

« celui qui travaille pour nous (gouverneur) et qu’il n’a pas de femme, qu’il en prenne une, et celui qui na pas d’aide, qu’il en prenne un, et celui qui n’a pas de maison, qu’il en prenne une… », c’est-à-dire de la caisse de l’état, et que ceci est un droit de base.

Dans le coran, Allah swt nous ordonne de se marier à maintes reprises, comme c’est dit dans le verset :

وَأَنْكِحُوا الأَيَامَى مِنْكُمْ وَالصَّالِحِينَ مِنْ عِبَادِكُمْ وَإِمَائِكُمْ إِنْ يَكُونُوا فُقَرَاءَ يُغْنِهِمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ وَاللَّهُ وَاسِعٌ عَلِيمٌ

24/32 : Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d’) Allah est immense et Il est Omniscient.

Ceci prouve que le mariage est un besoin qu’il faut satisfaire à tout le monde, même aux esclaves, et que les conditions matérielles ne doivent pas être une entrave à cela.

L’islam a aussi limité le nombre d’épouses à quatre, alors qu’il était illimité avant, comme il a dit le prophète sws à Ghaylaane Bni Salamh, lorsqu’il a embrassé l’islam avec dix épouses : « choisi en quatre et divorce les autres »

سنن الترمذي، كتاب  النكاح عن رسول الله، باب ما جاء في الرجل يسلم وعنده عشر نسوة:

حَدَّثَنَا ‏ ‏هَنَّادٌ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدَةُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَعِيدِ بْنِ أَبِي عَرُوبَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏مَعْمَرٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الزُّهْرِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عُمَرَ أَنَّ غَيْلَانَ بْنَ سَلَمَةَ الثَّقَفِيَّ‏ أَسْلَمَ وَلَهُ عَشْرُ نِسْوَةٍ فِي الْجَاهِلِيَّةِ فَأَسْلَمْنَ مَعَهُ فَأَمَرَهُ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏أَنْ يَتَخَيَّرَ أَرْبَعًا مِنْهُنَّ
قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏هَكَذَا رَوَاهُ ‏ ‏مَعْمَرٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الزُّهْرِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَالِمٍ ‏ ‏عَنْ أَبِيهِ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏و سَمِعْت ‏ ‏مُحَمَّدَ بْنَ إِسْمَعِيلَ ‏ ‏يَقُولُ هَذَا حَدِيثٌ غَيْرُ مَحْفُوظٍ وَالصَّحِيحُ مَا رَوَى ‏ ‏شُعَيْبُ بْنُ أَبِي حَمْزَةَ ‏ ‏وَغَيْرُهُ عَنْ ‏ ‏الزُّهْرِيِّ ‏ ‏قَالَ حُدِّثْتُ عَنْ ‏ ‏مُحَمَّدِ بْنِ سُوَيْدٍ الثَّقَفِيِّ ‏ ‏أَنَّ‏ غَيْلَانَ بْنَ سَلَمَةَ‏ أَسْلَمَ وَعِنْدَهُ عَشْرُ نِسْوَةٍ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏مُحَمَّدٌ ‏ ‏وَإِنَّمَا حَدِيثُ ‏ ‏الزُّهْرِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَالِمٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِيهِ ‏ ‏أَنَّ رَجُلًا مِنْ ‏ ‏ثَقِيفٍ ‏ ‏طَلَّقَ نِسَاءَهُ فَقَالَ لَهُ ‏ ‏عُمَرُ ‏ ‏لَتُرَاجِعَنَّ نِسَاءَكَ أَوْ لَأَرْجُمَنَّ قَبْرَكَ كَمَا رُجِمَ قَبْرُ ‏أَبِي رِغَالٍ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏وَالْعَمَلُ عَلَى حَدِيثِ‏ غَيْلَانَ بْنِ سَلَمَةَ ‏ ‏عِنْدَ أَصْحَابِنَا مِنْهُمْ ‏ ‏الشَّافِعِيُّ ‏ ‏وَأَحْمَدُ ‏ ‏وَإِسْحَقُ.

 ‏L’islam, tout en limitant le nombre à quatre, a en plus de ça réglementé la polygamie en imposant la condition de les mettre ‏au même pied d’égalité, sinon se limiter à une, comme il est dit dans le verset :

وَإِنْ خِفْتُمْ أَلا تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ مَثْنَى وَثُلاثَ وَرُبَاعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلا تَعْدِلُوا فَوَاحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ ذَلِكَ أَدْنَى أَلا تَعُولُوا

4/3 : Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins,… Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).

L’auteur a ajouté purement et simplement le terme il est permis qui n’existe pas dans le texte, au contraire, Allah swt nous ordonne d’épouser deux ou trois ou quatre, et ceci à la condition d’être juste avec elles, sinon contentez vous d’une ou de ce que vous possédez (esclaves femmes).

Il faut absolument s’arrêter longuement sur ce verset qui soulève beaucoup de polémiques, tant au niveau des groupes islamiques qu’au niveau des non musulmans qui y voient une injustice envers la femme, qui elle, ne peut pas avoir quatre hommes, etc…

Tout d’abord, voyons un peu plus clair dans le verset, et particulièrement la cause de la révélation du verset, chose qui aide beaucoup à la compréhension correcte. En effet, si on regarde on regarde Al Boukhari, on trouve qu’Aicha (paix et salut sur elle) a expliqué le verset de façon incroyablement claire et précise :

صحيح البخاري، كتاب الشركة، باب شركة اليتيم وأهل الميراث:

حَدَّ ثَنَا ‏ ‏عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْعَامِرِيُّ الْأُوَيْسِيُّ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏صَالِحٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ شِهَابٍ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏عُرْوَةُ ‏ ‏أَنَّهُ سَأَلَ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا ‏ ‏وَقَالَ ‏ ‏اللَّيْثُ ‏ ‏حَدَّثَنِي ‏ ‏يُونُسُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ شِهَابٍ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنِي ‏ ‏عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ ‏ ‏أَنَّهُ سَأَلَ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا ‏ ‏عَنْ قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى ‏ وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لَا تُقْسِطُوا ‏ ‏إِلَى ‏ ‏وَرُبَاعَ فَقَالَتْ يَا ابْنَ أُخْتِي ‏‏هِيَ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا تُشَارِكُهُ فِي مَالِهِ فَيُعْجِبُهُ مَالُهَا وَجَمَالُهَا فَيُرِيدُ وَلِيُّهَا أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِغَيْرِ أَنْ يُقْسِطَ فِي صَدَاقِهَا فَيُعْطِيهَا مِثْلَ مَا يُعْطِيهَا غَيْرُهُ فَنُهُوا أَنْ يُنْكِحُوهُنَّ إِلَّا أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ وَيَبْلُغُوا بِهِنَّ أَعْلَى سُنَّتِهِنَّ مِنْ الصَّدَاقِ وَأُمِرُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا طَابَ لَهُمْ مِنْ النِّسَاءِ سِوَاهُنَّ قَالَ ‏ ‏عُرْوَةُ ‏ ‏قَالَتْ ‏ ‏عَائِشَةُ ‏ ‏ثُمَّ إِنَّ النَّاسَ اسْتَفْتَوْا رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بَعْدَ هَذِهِ الْآيَةِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏ وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ ‏ ‏إِلَى قَوْلِهِ ‏ ‏وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ ‏ وَالَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ أَنَّهُ يُتْلَى عَلَيْكُمْ فِي الْكِتَابِ الْآيَةُ الْأُولَى الَّتِي قَالَ فِيهَا ‏ وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لَا تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنْ النِّسَاءِ قَالَتْ ‏ ‏عَائِشَةُ ‏ ‏وَقَوْلُ اللَّهِ فِي الْآيَةِ الْأُخْرَى ‏ وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ يَعْنِي هِيَ رَغْبَةُ أَحَدِكُمْ لِيَتِيمَتِهِ الَّتِي تَكُونُ فِي حَجْرِهِ حِينَ تَكُونُ قَلِيلَةَ الْمَالِ وَالْجَمَالِ فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا رَغِبُوا فِي مَالِهَا وَجَمَالِهَا مِنْ يَتَامَى النِّسَاءِ إِلَّا بِالْقِسْطِ مِنْ أَجْلِ رَغْبَتِهِمْ عَنْهُنَّ.

En effet, dans le hadith du livre la société, chapitre l’association de l’orphelin et de l’un des héritiers, on lit que selon Ibno Chihaab qui dit qu’Orwah Bno Zzobayr l’a informé qu’il a demandé à Aicha à propos du dire d’Allah swt : ‘et si vous avez peur d’être injustes’ jusqu’à son dire : ‘ou quatre’. Aicha a dit : O fils de ma sœur (Asmaa), c’est l’orpheline qui est sous (la tutelle de) son tuteur et est en même temps associée à lui (fait travailler l’argent de l’orpheline mineure dans une société qu’il gère) et son argent (à l’orpheline) et sa beauté lui plaisent, et il veut se marier à elle, sans être juste à propos de la dot que lui donnerait un autre (mari qui voudrait l’épouser). Il leur a été interdit de se marier à elles sauf s’ils sont justes envers elles (du point de vue de la dot, bien sûr) et arriver à leur donner la plus grande valeur donnée à leurs semblables et on leur a demandé de se marier a d’autres qu’elles sinon, (que ça deux ou trois ou quatre)…   

Voilà donc l’explication du verset, faite par la plus savante des femmes de l’univers, qui prouve bien que ce verset vient défendre la femme contre l’homme qui veut être injuste avec elle, et ne se marie avec elle que pour son argent et sa beauté, sans lui donner sa vraie dot. Ca, c’est le premier bout du verset qui explique la raison pour laquelle cette affaire de plusieurs femmes a été soulevée en premier.  Ensuite, le coran leur dit, et bien les femmes autres que cette orpheline sont nombreuses, et que vous pouvez en épousez de celles qui vous plairont deux ou trois ou quatre, pourquoi vous tenez à tout prix à cette dernière. Il a dit ensuite : ‘et si vous avez peur d’être injustes avec les (deux ou trois ou quatre) femmes que vous allez épouser, alors limitez-vous à une’. Il faut remarquer que là, Il parle d’un autre type d’injustice, qui est différent du premier, qui était je le rappelle bien, le fait d’être injuste à l’égard de la dot, alors qu’ici il s’agit de l’injustice de pencher vers une femme aux dépens des autres, ce sont deux choses totalement différentes. Il ajoute que ceci (prendre une seule) est dans le but que vous ne soyez pas injustes (تَعُولُوا), et ce n’est pas par peur de ne pas pouvoir s’en occuper matériellement comme l’ont expliqué beaucoup de gens, qui sont d’ailleurs les mêmes qui ont expliqué (الباءة) dans le hadith par la capacité matérielle. Pourquoi me dira-t-on, vous avez exclu cette explication ? Eh bien la réponse est toute évidente. On lit dans le hadith rapporté Al Boukhari, livre du mariage, chapitre : la femme se propose de se marier à un homme vertueux :

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب عرض المرأة نفسها على الرجل الصالح:

حَدَّثَنَا ‏ ‏سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو غَسَّانَ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنِي ‏ ‏أَبُو حَازِمٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ ‏أَنَّ امْرَأَةً عَرَضَتْ نَفْسَهَا عَلَى النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ زَوِّجْنِيهَا فَقَالَ ‏مَا عِنْدَكَ قَالَ مَا عِنْدِي شَيْءٌ قَالَ اذْهَبْ فَالْتَمِسْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لَا وَاللَّهِ مَا وَجَدْتُ شَيْئًا وَلَا خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ وَلَكِنْ هَذَا إِزَارِي وَلَهَا نِصْفُهُ قَالَ ‏ ‏سَهْلٌ ‏ ‏وَمَا لَهُ رِدَاءٌ فَقَالَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏وَمَا تَصْنَعُ بِإِزَارِكَ إِنْ لَبِسْتَهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْهَا مِنْهُ شَيْءٌ وَإِنْ لَبِسَتْهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ مِنْهُ شَيْءٌ فَجَلَسَ الرَّجُلُ حَتَّى إِذَا طَالَ مَجْلِسُهُ قَامَ فَرَآهُ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَدَعَاهُ أَوْ دُعِيَ لَهُ فَقَالَ لَهُ مَاذَا مَعَكَ مِنْ الْقُرْآنِ فَقَالَ مَعِي سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا لِسُوَرٍ يُعَدِّدُهَا فَقَالَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏أَمْلَكْنَاكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنْ الْقُرْآنِ. ‏

qu’une femme s’est offerte au prophète sws pour le mariage, et un homme lui a demandé (lorsqu’il a vu son refus) de la lui marier. Il a dit qu’est ce que tu as avec toi (comme dot), il a répondu : je n’ai rien, il lui a dit : va chercher au moins une bague en fer, puis il est parti et revenu et a dit : je jure d’Allah que je n’ai rien trouvé, mais voilà mon vêtement (sorte de couverture) je lui donne sa moitié, il lui a dit : et qu’est ce qu’elle va faire avec ton vêtement (demi), si elle le met elle ne lui suffirait pas et si tu le mets il ne te suffirait pas. Puis l’homme s’est assis jusqu’à ce que son attente fût longue et il s’est mis debout, le prophète sws l’a vu (se mettre debout) il l’a appelé ou se l’est fait appelé et lui dit : qu’as-tu avec toi comme coran, il a dit : j’ai la sourate telle et telle et a commencé à les compter, et le prophète sws lui a dit : on vous l’a marié avec ce que tu as comme coran (il lui apprend ce qu’il a comme coran en guise de dot).

Ce hadith montre bien que le mariage n’est pas basé du tout sur les capacités matérielles, puisque le mari et l’épouse, tous les deux sont nourris par Allah. Mais ça c’est une autre question, la raison pour laquelle les capacités matérielles ne rentrent pas en ligne de compte, c’est le hadith, et non pas les preuves qu’on peut donner ou pas donner pour convaincre les gens. On peut s’étaler là dessus longuement, mais il suffit de voir comment vivait le prophète sws, et comment il ne trouvait, dans ces neuf maisons, de quoi nourrir un hôte pour une nuit. Le verset suivant devrait clore un débat possible et convaincre les gens qui pensent autrement :

يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لأَزْوَاجِكَ إِنْ كُنْتُنَّ تُرِدْنَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا فَتَعَالَيْنَ أُمَتِّعْكُنَّ وَأُسَرِّحْكُنَّ سَرَاحًا جَمِيلا

33/28 : Ô Prophète ! Dis à tes épouses : « Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez ! Je vous donnerai (les moyens) d’en jouir et vous libérerai (par un divorce) sans préjudice.

Je ne me contenterais pas de cette explication succincte, mais j’ajouterais l’explication donnée par le hadith de Moslim dans le livre du divorce, chapitre : montrer que le fait de laisser le choix à sa femme ne peut pas être considéré comme divorce si on ne le pense pas :

صحيح مسلم، كتاب الطلاق، باب بيان أن تخيير امرأته لا يكون طلاقا إلا بالنية:

وَحَدَّثَنِي ‏ ‏أَبُو الطَّاهِرِ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏ابْنُ وَهْبٍ ‏ ‏ح ‏ ‏و حَدَّثَنِي ‏ ‏حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى التُّجِيبِيُّ ‏ ‏وَاللَّفْظُ لَهُ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ شِهَابٍ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ ‏ ‏أَنَّ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏قَالَتْ لَمَّا أُمِرَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بِتَخْيِيرِ أَزْوَاجِهِ بَدَأَ بِي فَقَالَ‏ ‏إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ أَمْرًا فَلَا عَلَيْكِ أَنْ لَا تَعْجَلِي حَتَّى ‏ ‏تَسْتَأْمِرِي‏ ‏أَبَوَيْكِ قَالَتْ قَدْ عَلِمَ أَنَّ أَبَوَيَّ لَمْ يَكُونَا لِيَأْمُرَانِي بِفِرَاقِهِ قَالَتْ ثُمَّ قَالَ إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ قَالَ ‏ يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأَزْوَاجِكَ إِنْ كُنْتُنَّ تُرِدْنَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا فَتَعَالَيْنَ‏ ‏ أُمَتِّعْكُنَّ ‏ ‏وَأُسَرِّحْكُنَّ ‏ ‏سَرَاحًا جَمِيلًا ‏وَإِنْ كُنْتُنَّ تُرِدْنَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الْآخِرَةَ فَإِنَّ اللَّهَ أَعَدَّ لِلْمُحْسِنَاتِ مِنْكُنَّ أَجْرًا عَظِيمًا قَالَتْ فَقُلْتُ فِي أَيِّ هَذَا ‏ ‏أَسْتَأْمِرُ ‏ ‏أَبَوَيَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الْآخِرَةَ قَالَتْ ثُمَّ فَعَلَ أَزْوَاجُ رَسُولِ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏مِثْلَ مَا فَعَلْتُ. ‏

où Aicha à répondu au prophète sws qui lui avait demandé de demander l’avis de ses parents sur le fait, soit de divorcer la parure de cette vie d’ici bas, soit d’accepter d’être divorcée par le prophète et elle a dit : sur ça je vais demander l’avis de mes parents ? Mais je veux Allah et Son messager et la vie de l’au delà, puis elle a dit : les autres femmes du messager d’Allah ont fait comme j’ai fait.

En résumé, on peut dire que l’islam encourage le mariage, en facilite les dépenses, puisqu’il part du principe que c’est un besoin physiologique, qu’Allah a crée dans la nature humaine pour que cette vie sur terre puisse continuer, et que les gens soient testés ici bas, en attendant le jour de jugement, et qu’il faut le satisfaire, sans aucun dégât d’aucune sorte que ce soit.

 

Idée directrice :

 

De tout ce qui vient d’être dit, il se laisse voir une idée directrice qui, si elle est comprise, elle faciliterait mieux tous les différents aspects du mariage. En effet, le but principal qu’il faut observer et essayer d’atteindre à tout prix, c’est de ne pas faire de contact sexuel sauvage, mais seulement et seulement à travers le mariage. Cela va nous permettre :

d’avoir des enfants normaux, qui ont toutes les chances de devenir des éléments positifs dans la société,

de ne pas avoir de bâtards, qui comme on le sait, n’ont aucune chance de grandir sans complexe, et sont sources de troubles et de déséquilibre social.

de ne pas avoir les maladies sexuelles qui font à elles seules plus de mort que ne font les autres sources réunies, et le SIDA n’est pas méconnu, pour ne citer que lui, et coutent par conséquent très cher à l’état,

d’avoir en fin de compte une société saine qui peut participer positivement dans l’édification de la civilisation humaine, et non pas une bande de détraqués mentaux, une bande de casseurs, de fouteurs de pagaille, et j’en passe…

 

Venons en au mariage à proprement parlé :

 

La principale caractéristique du mariage, c’est qu’il est l’opposé de l’adultère, ce qui implique un certain nombre de conditions qu’il faut remplir pour que ça soit ainsi.

Ces conditions sont tout à fait logiques et font que le mariage :

ne soit pas une occasion de subvenir à un besoin sexuel instantané, sans se soucier de ce qui peut engendrer comme conséquences, comme c’est le cas de l’adultère,

permette d’assurer une stabilité générale, aussi bien à l’homme qu’à la femme, de telle sorte à donner naissance à un foyer qui va être le nid où vont être élevés les enfants et où ils trouveront – comme leur père, peut être avant eux- la chaleur affective dont il a besoin pour supporter les responsabilités de la famille,

assure à la femme une raison d’être qui est à la hauteur de sa valeur réelle dans la société, et non pas en faire un passe temps, quitte même à lui laisser entre les mains un enfant ou plus, et aller recommencer avec l’autre,

responsabilise l’homme et lui bloque les voies de petits jeux qu’il se croit malin d’utiliser pour son désir, et le met devant ses devoirs.

Il a donc obligé à ce que la femme et l’homme soient mariés devant tout le monde, ou au moins devant deux témoins, puisque cela suffit pour attester que ces deux individus sont bien mariés. Il est évident qu’ils doivent être musulmans, puisque les non musulmans ne se sont pas considérés comme témoins. Ils doivent attester au besoin que tel s’et bien marié avec telle, et c’est la seule raison de leur existence. Il faut bien éclaircir cette question, car les gens ont tendance à se fixer sur la forme, sans en comprendre l’essence, et font donc de mauvaises interprétations. En particulier, ils pensent que la seule forme possible, pour ces témoins, est la forme classique, qui consiste à se trouver sur la même place que les deux mariés pour que leur attestation soit valable. Il n’en est rien au fait, puisque l’essentiel c’est qu’ils puissent attester de choses qu’ils connaissent réellement, que ce soit d’une façon ou d’une autre. En effet, le mariage est considéré comme un acte contraignant comme beaucoup d’actes en islam, et c’est même le plus fort d’entre eux, come l’a dit Allah swt dans le verset :

وَكَيْفَ تَأْخُذُونَهُ وَقَدْ أَفْضَى بَعْضُكُمْ إِلَى بَعْضٍ وَأَخَذْنَ مِنْكُمْ مِيثَاقًا غَلِيظًا

4/21 : Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel ?

Donc le mariage est bien un engagement comme tous les autres, à part qu’il est le plus fort d’entre eux, comme il l’a dit le prophète sws dans le hadith d’Al Boukhari, livre du mariage, chapitre : les conditions dans le mariage :

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب الشروط في النكاح:

حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو الْوَلِيدِ هِشَامُ بْنُ عَبْدِ الْمَلِكِ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏لَيْثٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي الْخَيْرِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُقْبَةَ عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَحَقُّ مَا أَوْفَيْتُمْ مِنْ الشُّرُوطِ أَنْ تُوفُوا بِهِ مَا اسْتَحْلَلْتُمْ بِهِ الْفُرُوجَ.

« la condition qu’il faut réaliser le plus, c’est celle qui vous a permis les vagins ».

Cela veut bien dire, que parmi tous les engagements que vous faites, et auxquels vous devez satisfaire obligatoirement, le plus auquel vous devez le mieux satisfaire est bien celui que vous faites pour vous marier, car c’est grâce à cet engagement qu’il vous a été possible de coucher avec cette femme (permission de toucher à son vagin).

Il va de soi, que pour bien digérer cette notion de deux témoins, il faut remonter au verset dans lequel il explique ce que c’est. En effet, Allah dit dans le coran :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنِكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ حِينَ الْوَصِيَّةِ اثْنَانِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ أَوْ آخَرَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ إِنْ أَنْتُمْ ضَرَبْتُمْ فِي الأَرْضِ فَأَصَابَتْكُمْ مُصِيبَةُ الْمَوْتِ تَحْبِسُونَهُمَا مِنْ بَعْدِ الصَّلاةِ فَيُقْسِمَانِ بِاللَّهِ إِنِ ارْتَبْتُمْ لا نَشْتَرِي بِهِ ثَمَنًا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَى وَلا نَكْتُمُ شَهَادَةَ اللَّهِ إِنَّا إِذًا لَمِنَ الآثِمِينَ

5/106 : Ô les croyants ! Quand la mort se présente à l’un de vous, le testament sera attesté par deux hommes intègres d’entre vous, ou deux autres, non des vôtres, si vous êtes en voyage dans le monde et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la Salâ puis, si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : « Nous ne faisons aucun commerce ou profit avec cela, même s’il s’agit d’un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d’Allah. Sinon, nous serions du nombre des pécheurs ».

On bien dans cet exemple, qu’il se suffit de deux hommes musulmans qui attestent le testament, il n’y a pas besoin qu’ils connaissent beaucoup de choses sur le passé du mort, juste attesté que celui là a écrit ce testament au moment de sa mort.

Un autre cas de figure de testament est celui décrit par le verset :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا تَدَايَنْتُمْ بِدَيْنٍ إِلَى أَجَلٍ مُسَمًّى فَاكْتُبُوهُ وَلْيَكْتُبْ بَيْنَكُمْ كَاتِبٌ بِالْعَدْلِ وَلا يَأْبَ كَاتِبٌ أَنْ يَكْتُبَ كَمَا عَلَّمَهُ اللَّهُ فَلْيَكْتُبْ وَلْيُمْلِلِ الَّذِي عَلَيْهِ الْحَقُّ وَلْيَتَّقِ اللَّهَ رَبَّهُ وَلا يَبْخَسْ مِنْهُ شَيْئًا فَإِنْ كَانَ الَّذِي عَلَيْهِ الْحَقُّ سَفِيهًا أَوْ ضَعِيفًا أَوْ لا يَسْتَطِيعُ أَنْ يُمِلَّ هُوَ فَلْيُمْلِلْ وَلِيُّهُ بِالْعَدْلِ وَاسْتَشْهِدُوا شَهِيدَيْنِ مِنْ رِجَالِكُمْ فَإِنْ لَمْ يَكُونَا رَجُلَيْنِ فَرَجُلٌ وَامْرَأَتَانِ مِمَّنْ تَرْضَوْنَ مِنَ الشُّهَدَاءِ أَنْ تَضِلَّ إِحْدَاهُمَا فَتُذَكِّرَ إِحْدَاهُمَا الأُخْرَى وَلا يَأْبَ الشُّهَدَاءُ إِذَا مَا دُعُوا وَلا تَسْأَمُوا أَنْ تَكْتُبُوهُ صَغِيرًا أَوْ كَبِيرًا إِلَى أَجَلِهِ ذَلِكُمْ أَقْسَطُ عِنْدَ اللَّهِ وَأَقْوَمُ لِلشَّهَادَةِ وَأَدْنَى أَلا تَرْتَابُوا إِلا أَنْ تَكُونَ تِجَارَةً حَاضِرَةً تُدِيرُونَهَا بَيْنَكُمْ فَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَلا تَكْتُبُوهَا وَأَشْهِدُوا إِذَا تَبَايَعْتُمْ وَلا يُضَارَّ كَاتِبٌ وَلا شَهِيدٌ وَإِنْ تَفْعَلُوا فَإِنَّهُ فُسُوقٌ بِكُمْ وَاتَّقُوا اللَّهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللَّهُ وَاللَّهُ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمٌ

2/282 : Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit ; et qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice ; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce qu’Allah lui a enseigné ; qu’il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Allah son Seigneur, et se garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d’écrire la dette, ainsi que son terme, qu’elle soit petite ou grande : c’est plus équitable auprès d’Allah, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d’écarter les doutes. Mais s’il s’agit d’une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n’y a pas de péché à ne pas l’écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous ; et qu’on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient.

On voit très bien que les témoins sont des musulmans qui ne sont pas sensés savoir autre chose que celle sur laquelle ils attestent. En particulier, ce qui nous intéresse le plus c’est le témoignage d’une transaction, car il est très similaire au témoignage du mariage, et c’est pour ça qu’on trouve beaucoup de comparaisons de ce type dans les bouquins de la jurisprudence. Effectivement les deux actes sont très similaires sur tous les plans, et il y a bien lieu de faire ces comparaisons, dans le cas de nécessité absolue. Il ne faut pas oublier que le rôle des témoins dans les cas de figure passés en revue est toujours le même, à savoir certifier que l’acte est bel et bien vrai, et ceci lors du besoin. Autrement dit, si l’acheteur trouve que la marchandise est périmée et qu’il revient au vendeur, ce dernier ne peut pas nier qu’il lui a bien vendu la dite marchandise, grâce justement, à l’existence de ses deux témoins. La même chose peut être dite au sujet du mariage, les témoins sont obligatoires seulement pour authentifier le dit mariage, ils ne sont pas là comme ça pour la forme.

Il s’en suit de façon automatique, que la femme et l’homme sont d’accord pour ce mariage, car il serait sans base de faire attester des témoins sur quelque chose qui n’est pas vraie.

Il s’ensuit aussi que le mariage est bien considéré comme tel, puisque les témoins attestent qu’il y a bien eu mariage, c’est-à-dire un mariage digne de ce nom. Cela exclut tacitement tous les mariages qui ne sont pas reconnus par l’islam comme l’étant, tels que les mariages de la jahiliyah, vus précédemment, ou les autres fausses formes contemporaines que nous allons voir ultérieurement.

Pou finir ce point, disons que le but des témoins c’est d’attester l’authenticité du mariage au besoin, et cela peut se faire par n’importe quel moyen que ce soit. En particulier, si on a besoin de leurs témoignages et qu’ils sont en voyage, il n’est pas obligé d’attendre qu’ils soient tous deux présents pour attester, il suffit que par n’importe quel moyen sûr, d’avoir l’attestation de l’un, indépendamment de l’autre d’ailleurs, comme au moment du témoignage, il n’est pas obligé qu’ils soient présents en même temps, et qu’il suffit qu’ils se présentent, par exemple, au juge chacun à un moment qui lui est possible, et attester. Il n’y a pas besoin qu’ils soient ensemble ni au début du témoignage, ni pendant le témoignage, et qu’ils peuvent témoigner par Télex ou par fax ou par tout autre moyen sûr.

Vous voyez donc que nous sommes arrivés logiquement au mariage islamique, sans aucune peine, puisque l’islam va de pair avec la logique.

 

Conditions du mariage :

 

Ce sont les conditions que doivent remplir les deux époux, afin que le mariage puisse être valable. Par exemple, si l’un des deux parties refuse le mariage, le mariage ne peut avoir lieu : on dit dans ce cas que l’accord des deux époux est une condition du mariage. En effet Allah swt  dit dans le verset :

وَإِذَا طَلَّقْتُمُ النِّسَاءَ فَبَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَلا تَعْضُلُوهُنَّ أَنْ يَنْكِحْنَ أَزْوَاجَهُنَّ إِذَا تَرَاضَوْا بَيْنَهُمْ بِالْمَعْرُوفِ ذَلِكَ يُوعَظُ بِهِ مَنْ كَانَ مِنْكُمْ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ذَلِكُمْ أَزْكَى لَكُمْ وَأَطْهَرُ وَاللَّهُ يَعْلَمُ وَأَنْتُمْ لا تَعْلَمُونَ

2/232 : Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s’ils s’agréent l’un l’autre, et conformément à la bienséance. Voilà à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas.

On en déduit deux choses importantes :

la première : c’est qu’il est bien fait allusion de renouement avec leurs époux, ce qui implique que la femme peut se marier sans tutelle, et qu’Allah a interdit aux tuteurs l’empêchement de leurs mariages, ce qui prouve encore une fois de plus, que le rôle du tuteur n’est que formel, et que c’est bien la femme qui lui laisse ce droit. Cette question soulève d’ailleurs beaucoup de polémiques, ce qui oblige à lui octroyer beaucoup d’espace dans cette étude, comme on le verra dans ce sui suit,

la seconde : c’est que l’agrément des deux époux est bien nécessaire.

Le hadith rapporté par Al Boukhari, livre du mariage, chapitre : ni le père, ni autre ne peut marier la pubère sauf avec son approbation, confirme bien que c’est bien la femme qui détient le droit d’accepter ou de refuser, et elle seule a ce droit :

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب لا ينكح الأب وغيره البكر والثيب إلا برضاها:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏هِشَامٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يَحْيَى ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي سَلَمَةَ ‏ ‏أَنَّ ‏ ‏أَبَا هُرَيْرَةَ ‏ ‏حَدَّثَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏لَا تُنْكَحُ الْأَيِّمُ حَتَّى  تُسْتَأْمَرَ ‏وَلَا تُنْكَحُ الْبِكْرُ حَتَّى تُسْتَأْذَنَ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكَيْفَ إِذْنُهَا قَالَ أَنْ تَسْكُتَ. ‏

En effet, il prouve bien que la divorcée ne se marie que par son accord clair et déclaré, et que la fille pubère par son propre consentement lors de la demande de son avis, et que son consentement est qu’elle se taise (si elle a honte, cas fréquent).

Mais dans le hadith d’Aththirmidhiyye, dans le livre du mariage selon le messager d’Allah, chapitre : a propos de l’autorisation de la pubère de la divorcée :

سنن الترمذي، كتاب النكاح عن رسول الله، باب ما جاء في استئمار البكر والثيب:

حَدَّثَنَا ‏ ‏قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏نَافِعِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏الْأَيِّمُ ‏ ‏أَحَقُّ بِنَفْسِهَا مِنْ ‏ ‏وَلِيِّهَا ‏ ‏وَالْبِكْرُ تُسْتَأْذَنُ فِي نَفْسِهَا وَإِذْنُهَا صُمَاتُهَا.

هَذَا ‏ ‏حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏ ‏رَوَاهُ ‏ ‏شُعْبَةُ ‏ ‏وَالثَّوْرِيُّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ ‏ ‏وَقَدْ احْتَجَّ بَعْضُ النَّاسِ فِي إِجَازَةِ النِّكَاحِ بِغَيْرِ ‏وَلِيٍّ ‏ ‏بِهَذَا الْحَدِيثِ وَلَيْسَ فِي هَذَا الْحَدِيثِ مَا احْتَجُّوا بِهِ ‏ ‏لِأَنَّهُ قَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏لَا نِكَاحَ إِلَّا ‏ ‏بِوَلِيٍّ ‏ ‏وَهَكَذَا أَفْتَى بِهِ ‏ ‏ابْنُ عَبَّاسٍ ‏ ‏بَعْدَ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَقَالَ لَا نِكَاحَ إِلَّا ‏ ‏بِوَلِيٍّ ‏ ‏وَإِنَّمَا مَعْنَى قَوْلِ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏الْأَيِّمُ ‏ ‏أَحَقُّ بِنَفْسِهَا مِنْ ‏ ‏وَلِيِّهَا ‏ ‏عِنْدَ أَكْثَرِ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ ‏ ‏الْوَلِيَّ ‏لَا يُزَوِّجُهَا إِلَّا بِرِضَاهَا وَأَمْرِهَا فَإِنْ زَوَّجَهَا فَالنِّكَاحُ ‏ ‏مَفْسُوخٌ‏ ‏عَلَى حَدِيثِ ‏ ‏خَنْسَاءَ بِنْتِ خِدَامٍ ‏ ‏حَيْثُ زَوَّجَهَا أَبُوهَا وَهِيَ ‏ ‏ثَيِّبٌ ‏ ‏فَكَرِهَتْ ذَلِكَ فَرَدَّ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏نِكَاحَهُ.

où il est précisé que la divorcée est plus responsable de soi-même que son tuteur, quant à son mariage, quant à la pubère on lui demande à propos de son avis et si elle se tait, c’est considéré comme son approbation.

جاء في تحفة الأحوذي لشرح الحديث السابق:

قَوْلُهُ : ( وَاحْتَجَّ بَعْضُ النَّاسِ فِي إِجَازَةِ النِّكَاحِ بِغَيْرِ وَلِيٍّ، بِهَذَا الْحَدِيثِ ) ‏
‏قَالَ الْحَافِظُ الزَّيْلَعِيُّ: وَجْهُهُ أَنَّهُ شَارَكَ بَيْنَهَا وَبَيْنَ الْوَلِيِّ، ثُمَّ قَدَّمَهَا بِ ‏
‏قَوْلِهِ : ( أَحَقُّ )، وَقَدْ صَحَّ الْعَقْدُ مِنْهُ فَوَجَبَ أَنْ يَصِحَّ مِنْهَا، اِنْتَهَى.

Dans l’explication du hadith, on voit qu’Al HaafiDh Azzayla’iyye a pris ce hadith comme preuve comme quoi le tuteur n’est pas obligatoire, en se basant sur le fait qu’il a associé les deux dans l’énoncé du texte, puis il l’a fait précédée sur lui en employant le mot( أَحَقُّ )  qui signifie : ‘a plus le droit que’, et comme l’acte est accepté de lui, il en va de même qu’il doit l’être aussi d’elle aussi, fin de citation.

En plus de cela, ce hadith fait bien la comparaison entre le tuteur et la femme soi-même quant à la priorité entre les deux, et ceci est assez important à considérer dans l’étude de la question du wali (tuteur). Ce qu’il faut dire, c’est que ce hadith va bien dans le sens du verset précédent qui montre bien qu’Allah swt a interdit aux tuteurs de faire le ‘ADl (تَعْضُلُوهُنَّ), qui n’est pas un simple empêchement comme il a été traduit, mais c’est beaucoup plus ici, comme dans l’autre verset 4/19 d’ailleurs, dans lequel le ‘ADl ne provient pas du tuteur, mais du mari, c’est plutôt un empêchement en vue d’une mauvaise intention. Ceci est décrit par le hadith qui explique la cause de la révélation du verset, comme il l’a rapporté Al Boukhari, livre : explication du coran, chapitre : et quand vous divorcez vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de mariez leurs époux :

صحيح البخاري، كتاب تفسير القرآن، باب وإذا طلقتم النساء فبلغن أجلهن فلا تعضلوهن أن ينكحن أزواجهن:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ سَعِيدٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبَّادُ بْنُ رَاشِدٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏الْحَسَنُ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنِي ‏ ‏ مَعْقِلُ بْنُ يَسَارٍ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏كَانَتْ لِي  أُخْتٌ ‏ ‏تُخْطَبُ إِلَيَّ ‏ ‏وَقَالَ ‏ ‏إِبْرَاهِيمُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يُونُسَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْحَسَنِ ‏ ‏حَدَّثَنِي‏ مَعْقِلُ بْنُ يَسَارٍ ‏ ‏ح ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو مَعْمَرٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ الْوَارِثِ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏يُونُسُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْحَسَنِ أَنَّ أُخْتَ ‏ ‏ مَعْقِلِ بْنِ يَسَارٍ طَلَّقَهَا‏ زَوْجُهَا فَتَرَكَهَا حَتَّى انْقَضَتْ عِدَّتُهَا فَخَطَبَهَا فَأَبَى‏ مَعْقِلٌ ‏ ‏فَنَزَلَتْ ‏ فَلَا تَعْضُلُوهُنَّ أَنْ يَنْكِحْنَ أَزْوَاجَهُنَّ.

où la sœur de Ma’qil Bno yasaar fût divorcée par son mari, puis il l’a laissé jusqu’à ce que son délai d’attente (‘iddah) soit passé, puis il a redemandé sa main (à son frère Ma’qil), lequel a refusé, et puis le verset ‘…ne les empêchez pas de mariez leurs époux…’ fût révélé.

Il est assez clair ici, que le verset interdit au tuteur qui a voulu empêcher sa sœur de se marier à celui qu’elle a choisit (ici son ancien mari, mais le verset est général comme on le sait) de le faire, ce qui prouve que le tuteur n’a pas le pouvoir d’empêcher celle qui est sous sa tutelle de se marier, et qu’elle peut se marier avec celui qu’elle décide sans son accord.

 

Comprendre le rôle du tuteur :

 

Avec un tout petit peu d’intelligence, on voit que le rôle du tuteur est un rôle de simple conseiller, qui a son mot à dire, du fait que c’est lui qui est censé veiller sur son avenir, et qu’il est le mieux placé pour lui choisir le bon mari. C’est en fait ce qui se passe dans le cas le plus général : quelqu’un vient demander la main de la fille chez ses parents, et le tuteur – qui peut être le père ou le plus proche héritier, à défaut- demande l’avis de la famille et de la fille plus spécialement, et répond par oui ou non suivant l’accord de la famille. Dans ce cas de figure, le wali (tuteur) est le porte parole de la fille et de la famille entière en réalité, ni plus ni moins, il a son mot à dire, avec beaucoup plus de poids, mais ça s’arrête là. Ce rôle est un rôle naturel, c’est lui le représentant de la famille, et s’il y avait quoi que ce soit qui se rattache à un membre de la famille, il est aussi concerné, voire le premier concerné, puisqu’il est le tuteur. Evidement il l’est plus pour un mineur que pour un majeur, mais on ne peut pas concevoir les choses autrement, en aucun cas, puisque le mariage entre deux personnes n’est en réalité que le mariage entre deux familles : celle de la femme d’une part et celle de l’homme d’autre part, et le fait de leur demander leur avis s’impose par la force des choses. On ne conçoit pas comment deux individus qui veulent créer un foyer heureux peuvent faire autrement.

Jusque là ça va, il n’y a pas de problème, mais la situation s’aggrave lorsque le wali a un avis différent. Dans ce cas là que faire ? C’est ça la question !

 

 

Si l’on se tient au verset et au hadith d’Al Boukhari qui explique le verset et au hadith saHiH d’Aththirmidiyye qui dit que la femme est plus responsable de soi-même que son wali, et du hadith d’Al Boukhari, livre du mariage, chapitre : s’il marie sa fille contre son gré, alors son mariage est refusé :

 

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب إذا زوج ابنته وهي كارهة فنكاحه مردود:

حَدَّثَنَا ‏ ‏إِسْمَاعِيلُ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنِي ‏ ‏مَالِكٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِيهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ الرَّحْمَنِ ‏ ‏وَمُجَمِّعٍ ابْنَيْ يَزِيدَ بْنِ جَارِيَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏خَنْسَاءَ بِنْتِ خِذَامٍ الْأَنْصَارِيَّةِ ‏أَنَّ أَبَاهَا زَوَّجَهَا ‏ ‏وَهْيَ ثَيِّبٌ فَكَرِهَتْ ذَلِكَ فَأَتَتْ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَرَدَّ نِكَاحَهُ.

حَدَّثَنَا ‏ ‏إِسْحَاقُ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏يَزِيدُ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏يَحْيَى ‏ ‏أَنَّ ‏ ‏الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ ‏ ‏حَدَّثَهُ أَنَّ ‏ ‏عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ يَزِيدَ ‏ ‏وَمُجَمِّعَ بْنَ يَزِيدَ ‏ ‏حَدَّثَاهُ ‏ ‏أَنَّ رَجُلًا يُدْعَى ‏ ‏خِذَامًا ‏ ‏أَنْكَحَ ابْنَةً لَهُ نَحْوَهُ.

 

on voit bien qu’il n’y a aucun doute que c’est la femme qui prend son sort en main, quitte même a aller chez le juge (dans le temps c’était le prophète sws) qui sera dans l’obligation de la marier contre le gré de son wali. Ceci est assez clair, et on doit comprendre les autres textes qui parlent du même sujet de façon à ne pas contrarier ce qui vient d’être dit dans le verset et les hadiths. Il faut arriver à faire de telle sorte que les différentes preuves ne se contrarient pas, et que s’il est impossible de sortir avec un avis qui tient compte de toutes ces preuves réunies (Al Jam’), on passera à l’autre étape qui consiste à les balancer entre elles ou bien distinguer celui qui est aboli de celui qui ne l’est pas.

 

Les autres versets et hadiths qui incitent les tuteurs à marier les femmes sous leurs tutelles ne nous intéressent pas, du fait que le problème se pose seulement que quand il y a litige entre le wali et la nouvelle mariée. Ce que je dis là n’est vrai que les différentes preuves que je viens d’exclure n’obligent pas les tuteurs à le faire, mais il est visible que ça nous obligerait à rentrer dans la dernière phase, qui oblige à contrebalancer les preuves entre elles, et que par conséquent, prendre ces preuves pour incitantes marche bien avec les versets et hadiths précédents.

Cherchons donc les autres versets et hadiths qui ont été avancés comme étant des preuves qui font que le mariage sans wali n’est pas valide.

Il faut remarquer déjà à ce stade, une nuance utilisée par les docteurs de la loi (foqahaa), quand ils parlent du mariage (Faasid) et du mariage (BaaTil). Le mariage Faasid (vicié) est un mariage qui ne contient pas une condition jugé par un imam valable et par un autre non valable, et que par conséquent cet imam juge ce mariage de vicié pour lui, mais pas pour l’autre. Tandis que le mariage BaaTil (non valable) est celui qui est considéré par un imam comme non valable, parce que la condition est non valable pour tout le monde, et non pas seulement pour un imam contrairement à un autre.  Prenons pour exemple le mariage sans wali, et bien, il y a certains imams qui le considèrent comme faasid, par contre il y’en a d’autres qui le considèrent comme SaHiH (valable). Chacun a ses preuves et par conséquent croit que l’autre mariage est Faasid mais non Baatil. En particulier on a vu qu’Al HaafiDh Azzayla’iyye considère que le wali n’est pas obligatoire, mais il n’y a pas que lui, il y a l’imam Abou Haniifah qui le considère comme valable et d’autres. On verra dans la suite de notre analyse des preuves avancées par chacun des groupes, quel l’avis le plus véridique.

Nous disons donc que les autres preuves doivent êtres considérées de telle façon à aller dans le même sens que les précédentes. Dans le coran, on trouve qu’Allah swt dit dans le verset :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لا يَحِلُّ لَكُمْ أَنْ تَرِثُوا النِّسَاءَ كَرْهًا وَلا تَعْضُلُوهُنَّ لِتَذْهَبُوا بِبَعْضِ مَا آتَيْتُمُوهُنَّ إِلا أَنْ يَأْتِينَ بِفَاحِشَةٍ مُبَيِّنَةٍ وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ فَإِنْ كَرِهْتُمُوهُنَّ فَعَسَى أَنْ تَكْرَهُوا شَيْئًا وَيَجْعَلَ اللَّهُ فِيهِ خَيْرًا كَثِيرًا

 

4/19 : Ô les croyants! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien.

 

Ce qui prouve bien là encore, une fois de plus, que les tuteurs n’ont pas le droit de forcer la femme à se marier ou ne pas se marier suivant leur propre gré. En effet, on lit dans Al Boukhari, l’explication du verset par Ibno Abbas, la montagne de la science du coran, qui précise qu’il se passait (avant la révélation de ce verset) que lorsque quelqu’un meurt, ses héritiers avaient le droit sur sa femme, si l’un d’entre eux veut l’épouser, ou bien s’ils décident de la marier à quelqu’un, ou bien s’ils veulent ils ne le marient pas, ils sont plus responsables d’elle que sa famille, et Allah a révélé ce verset. On voit bien que cette explication est une très forte preuve, puisqu’elle montre la cause de la révélation, comme quoi que les vrais tuteurs de la femme sont sa famille, ce qui nous ramène au stade d’avant, ceci d’une part, d’une autre part elle montre qu’il est interdit d’empêcher, dans le seul but de l’hériter par force, la femme de se marier à qui elle veut.

صحيح البخاري، كتاب تفسير القرآن، باب لا يحل لكم أن ترثوا النساء كرها ولا تعضلوهن لتذهبوا ببعض ما آتيتموهن:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَسْبَاطُ بْنُ مُحَمَّدٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏الشَّيْبَانِيُّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عِكْرِمَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏الشَّيْبَانِيُّ ‏ ‏وَذَكَرَهُ ‏ ‏أَبُو الْحَسَنِ السُّوَائِيُّ ‏ ‏وَلَا أَظُنُّهُ ذَكَرَهُ إِلَّا ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا يَحِلُّ لَكُمْ أَنْ تَرِثُوا النِّسَاءَ كَرْهًا وَلَا تَعْضُلُوهُنَّ لِتَذْهَبُوا بِبَعْضِ مَا آتَيْتُمُوهُنَّ قَالَ كَانُوا ‏‏إِذَا مَاتَ الرَّجُلُ كَانَ أَوْلِيَاؤُهُ أَحَقَّ بِامْرَأَتِهِ إِنْ شَاءَ بَعْضُهُمْ تَزَوَّجَهَا وَإِنْ شَاءُوا زَوَّجُوهَا وَإِنْ شَاءُوا لَمْ يُزَوِّجُوهَا فَهُمْ أَحَقُّ بِهَا مِنْ أَهْلِهَا فَنَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ فِي ذَلِكَ.

Les autres preuves qui ont été avancées par ceux qui voient que la wali est une condition de validité et non pas une condition de perfection, tournent autour du hadith : nul mariage sans wali. Ce hadith a été rapporté par Ibno Maajah, Ahmad, Aththirmidhiyye, Abou Daawoud, Addarimiyye, avec des formes plus ou moins différentes (voir plus loin).  Mais du fait que ces hadiths ne sont ni dans Al Boukhari, ni dans Moslim, les confronter n’aurait aucun sens, et il est évident que c’est Al Boukhari qui l’emporte et de loin, et il n’est même pas logique de faire la confrontation, parce qu’on ne confronte jamais des hadiths d’authenticités différentes. Mais si on regarde ceux qui ont rapporté ce hadith, qui d’ailleurs ne peut pas contrarier le sens préétabli par les versets et hadiths dans Al Boukhari et Moslim, sinon la religion serait un amalgame de choses contradictoires, on s’aperçoit qu’ils ont rapporté aussi le hadith de Khansaa qui a été mariée par force par son père et que le prophète sws a aboli ce mariage. Une explication plausible, et c’est la seule qui le soit, est de dire que le hadith confirme que nul mariage n’est perfectionné, que s’il y a présence du wali, et la tout rentre dans l’ordre et il n’y a plus de problème.

Si on veut à tout prix confronter les deux idées, celle qui dit que le wali oui, mais son avis n’est que symbolique, et qu’il est plutôt un conseiller qui guide la fille à choisir le bon mari, et le seconde qui dit non, le wali est obligatoire et le mariage n’est pas valable et que son avis n’est pas d’ordre symbolique mais prédominant, il faut répondre à un certain nombre de questions.  

La première question qui se confronte à cette idée est le mariage de Khansaa, et j’aimerais voir comment répondraient-ils à cela !

Bien avant celle là, le hadith est-il authentique ? Et comment un hadith qui touche à un sujet tellement si important, à tel point qu’il y a beaucoup de versets qui en parlent, ne soit pas rapporté dans Al Boukhari et Moslim, mais plutôt ce qui est rapporté par Al Boukhari, c’est justement l’inverse ! C’est assez étonnant quand même ! En effet, on sait que le fiqh (jurisprudence) d’Al Boukhari est bien dans le titres de chapitre de son livre Al Jaami’ AssaHiiH (SaHiH Al Boukhari tout court). Alors on lit dans l’un de ces chapitres : ‘s’il marie sa fille contre son gré, alors son mariage est refusé’, et il a rapporté le hadith de Khansaa. On peut lire comme par hasard dans le chapitre intitulé : ‘nul mariage sans wali’, chez Al Boukhari quatre hadiths dont l’un décrit les quatre types de mariage (voir précédemment), l’autre a propos de l’orpheline que son tuteur veut empêcher de se marier avec autre que lui, afin de profiter de son argent, le troisième est à propos d’Omar qui propose sa fille Hafsah au mariage, et le dernier à propos de Ma’qil et sa sœur lorsqu’il l’a empêché de revenir à son ex-mari.  On voit donc qu’Al Boukhari a bien intitulé son chapitre par le même du hadith, mais ne lui a pas donné le même sens que ceux qui ont en fait une condition de validité du mariage. On remarque qu’il n’a mis dans ce chapitre que des hadiths qui montrent que le tuteur, non seulement n’a pas l’autorité prétendue, mais au contraire, sa décision n’est même pas prise en considération, puisque le prophète sws a divorcé la Khansaa, après avoir été mariée contre son gré par son père, et deux sur quatre des hadiths qu’il a mis sous ce chapitre ont ce sens là, ce qui laisse comprendre que c’est ça le sens qu’a donné Al Boukhari au rôle du wali.  Voila donc qui donne bien du renfort à la première compréhension, surtout que c’est des hadiths qui expliquent le coran, et ça c’est très fort comme preuve.

En somme, le coran et les hadits les plus authentiques vont de pair et prouvent que le wali est utile, mais non obligatoire, de telle façon à ce que s’il y a contradiction entre l’avis de la jeune mariée et le wali, c’est le wali qui cède.

Voyons voir les autres hadiths.

On a celui d’Ibno Maajah dans le livre du mariage, chapitre : nul mariage sauf avec un wali :

سنن ابن ماجه، كتاب النكاح، باب لا نكاح إلا بولي، وأحمد في باقي مسند الأنصار، باب باقي مسند الأنصار:

حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو كُرَيْبٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏حَجَّاجٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الزُّهْرِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُرْوَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏و عَنْ ‏ ‏عِكْرِمَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏قَالَا  قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏لَا نِكَاحَ إِلَّا ‏ ‏ بِوَلِيٍّ ‏ ‏وَفِي حَدِيثِ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏وَالسُّلْطَانُ ‏ ‏وَلِيُّ ‏ ‏مَنْ لَا ‏ ‏وَلِيَّ ‏ ‏لَهُ

وجاء في ‏شرح سنن ابن ماجه للسندي:

قَوْله ( لَا نِكَاح إِلَّا بِوَلِيٍّ )
‏أَيْ بِإِذْنِهِ وَفِي الزَّوَائِد فِي إِسْنَاده حَجَّاج وَهُوَ اِبْن أَرْطَاة مُدَلِّس وَقَدْ رَوَاهُ بِالْعَنْعَنَةِ وَأَيْضًا لَمْ يَسْمَع مِنْ عِكْرِمَة وَإِنَّمَا يُحَدِّث عَنْ دَاوُدَ بْن الْحُصَيْنِ عَنْ عِكْرِمَة قَالَهُ الْإِمَام أَحْمَد وَلَمْ يَسْمَع حَجَّاج عَنْ الزُّهْرِيِّ قَالَهُ عَبَّاد بْن الزُّهْرِيِّ فَقَدْ تَابَعَهُ عَلَيْهِ سُلَيْمَان بْن مُوسَى وَهُوَ ثِقَة عَنْ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَة عَنْ عَائِشَة بِلَفْظِ أَيّمَا اِمْرَأَة نُكِحَتْ بِغَيْرِ إِذْن وَلِيّهَا فَنِكَاحهَا بَاطِل الْحَدِيث كَمَا رَوَاهُ أَصْحَاب السُّنَن ا ه قُلْت وَلِأَهْلِ الْحَدِيث فِي هَذَا الْإِسْنَاد أَيْضًا تَكَلُّمٌ.

où il est rapporté que le prophète sws a dit : nul mariage sauf avec un wali, et à aicha d’ajouter : et le gouverneur est le wali de celui qui n’en a pas.

Assindi, lors de l’explication du hadith a dit qu’il est faible, du fait du narrateur Hajjaaj Bno ArTaah qui est modallis et là il a rapporté selon Zohri, sans préciser qu’il a entendu de lui.

On a aussi d’autres hadiths mais qui ont comme fondement le même texte : nul mariage sauf avec un wali, plus ou moins d’autre additions qui ne sont pas du hadith, telles que celle rapportée par Aththtirmithiyye dans le livre du mariage selon le prophète sws, chapitre : a propos de : nul mariage sauf avec un wali :

سنن الترمذي، كتاب النكاح عن رسول الله، باب ما جاء لا نكاح إلا بولي

 ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏ابْنُ أَبِي عُمَرَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ جُرَيْجٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سُلَيْمَانَ بْنِ مُوسَى ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الزُّهْرِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُرْوَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَيُّمَا امْرَأَةٍ نَكَحَتْ بِغَيْرِ إِذْنِ ‏ ‏وَلِيِّهَا ‏ ‏فَنِكَاحُهَا بَاطِلٌ فَنِكَاحُهَا بَاطِلٌ فَنِكَاحُهَا بَاطِلٌ فَإِنْ دَخَلَ بِهَا فَلَهَا الْمَهْرُ بِمَا اسْتَحَلَّ مِنْ فَرْجِهَا فَإِنْ اشْتَجَرُوا فَالسُّلْطَانُ ‏ ‏وَلِيُّ ‏ ‏مَنْ لَا ‏ ‏وَلِيَّ ‏ ‏لَهُ.

قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏هَذَا ‏ ‏حَدِيثٌ حَسَنٌ ‏ ‏وَقَدْ رَوَى ‏ ‏يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ الْأَنْصَارِيُّ ‏ ‏وَيَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ ‏ ‏وَسُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ ‏ ‏وَغَيْرُ وَاحِدٍ مِنْ الْحُفَّاظِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ جُرَيْجٍ ‏ ‏نَحْوَ هَذَا ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏وَحَدِيثُ ‏ ‏أَبِي مُوسَى ‏ ‏حَدِيثٌ فِيهِ اختلاف…

Où Aicha dit : n’importe quelle femme s’est mariée sans l’autorisation de son tuteur, alors son mariage n’est pas valide, n’est pas valide, n’est pas valide, et s’il fait un contact sexuel, elle a la dot complète pour l’avoir touché, et s’ils se contestent alors le gouverneur est le wali de celui qui n’en a pas.

Abou ‘Isaa (Aththirmidhiyye) a dit que c’est un hadith Hassan, puis il a dit à la fin qu’il y a bien divergence sur ce hadith.

Quoiqu’il en soit, quant à l’authenticité des hadiths précités, il n’en est pas moins que le sens qu’on peut leur donner ne dépasse pas le fait que si la mariée ne demande pas l’avis de son tuteur, alors son mariage n’est pas valide. Il ne va pas plus loin que de demander l’avis (إِذْنِ) du wali, ni plus ni moins, et je me demande bien où c’est qu’il est dit que la présence du wali est obligatoire, et je ne vois pas où c’est que c’est dit que le wali est une condition de validité du mariage. Moi je serais d’accord avec eux (les gens qui obligent le wali) de dire, partant de ces hadiths (qu’on peut supposer qu’ils se relèvent au niveau du SaHiH Li Ghayrih) on peut très bien dire que l’avis du wali est obligatoire, d’accord, il n’y a aucun problème, ces hadiths veulent dire ça, sans doute. Mais les versets précités expliqués par les hadiths d’Al Boukhari disent que si la fille refuse l’avis du tuteur, eh bien là, c’est son avis qui prime, et le wali n’a pas le droit de l’empêcher de choisir avec qui elle veut se marier.

En résumé, les versets et Al Boukhari instaurent que le wali n’a pas a empêcher la mariée de se marier avec qui elle veut, et que s’il la marie contre son gré, eh bien ce mariage est invalide, et c’est ce mariage qui est invalide, même si le wali est d’accord et qu’il l’a fait passer, alors la mariée a le droit de l’abolir. En plus de ça, les hadiths d’Al Boukhari stipulent qu’au wali de marier la mariée et de la proposer au mariage même comme a fait Omar, mais en aucun cas, il peut la forcer, et s’il la force elle va au juge qui doit abolir ce mariage. On voit donc que c’est le mariage qui ne tient pas compte de l’avis de la mariée qui est aboli, et non pas ce qu’elle fait sans demander l’autorisation du wali, comme il a été rapporté par Aicha, puisqu’il y a contradiction là, et qu’on ne peut pas regrouper les hadiths qui sont tous non saHiHs avec celui d’al Boukhari et qu’il ya bien lieu de les confronter et faire valoir celui d’Al Boukhari sur ceux d’Aicha. On en déduit qu’il est faux de dire que le mariage sans l’autorisation du wali est invalide, puisqu’on a confronté deux hadiths et par conséquent l’un l’a emporté sur l’autre, lequel autre doit être aboli complètement, et on a plus le droit de le considérer, sinon on mentirait sur le prophète sws, purement et simplement, ou bien, ce qui est encore pire, dire sur lui ce que l’on sait pas.

Donc, en termes clairs, on peut formuler la condition du wali, ou d’existence du wali, en disant que l’autorisation du wali est recommandée, et s’il y a litige, la mariée se fait marier par l’imam ou le juge, de telle sorte que c’est toujours son avis qui l’emporte sur lui.  

Ceci est en concordance avec les versets et les hadiths authentiques, et avec l’essence du mariage en lui-même, puisque le but du mariage c’est de former un foyer plein d’amour et de miséricorde, comme l’a dit Allah swt dans le verset :

وَمِنْ آيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ

30/21 : Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.

Mais il y a une chose assez remarquable qu’il faut quand même signaler, c’est que le mariage sans wali a été traité comme chapitre par Al Boukhari, et qu’il fallait au moins en tenir compte dans une étude objective. Mais hélas, quand on veut faire une analyse objective, en suivant les règles scientifiques bien connues, on se confronte à une muraille d’anciennes idées, émanant de l’inertie des anciennes écoles de jurisprudence. C’est comme s’ils vous forcent à dévier de votre objectivité, sous prétexte que le vrai c’est ce qu’ont dit ces écoles, qui ne sont d’ailleurs jamais d’accord, et en particulier sur l’obligation du wali, puisqu’Ibnou Hazm (cinquième école) et Achchcaafi’i n’en voient pas l’obligation, et que si vous ne les suivez pas vous êtes obligatoirement dans le faux. Cette attitude négative, qui est un héritage des siècles de décadence, dont la nation continue à sévir sous leurs poids, quoique rien ne l’oblige, surtout en ce siècle où la nation s’est libérée du colonialisme, dans une certaine mesure (voir mon livre : histoire de la jurisprudence), veut que personne ne doit oser user ses méninges, même pour dire que voilà Allah a dit et le prophète sws a dit dans le plus authentique des livres après le coran. Non et non et non, il ne faut dire ce que n’ont pas dit les autres, mais quels autres, moi je vous dit Al Boukhari a rapporté, et vous voulez à tout prix que je vous suive dans votre démarche qui est très compliquée et indirecte, et en plus de ça non plausible. En effet, on a vu que les hadiths qui stipulent que le mariage sans l’autorisation du wali est invalide, non seulement ne sont au niveau des hadiths d’Al Boukhari, mais plus que cela, les contrarient, ce qui ne laisse aucun choix quand à leur rejet pur et simple, d’autant plus que cela aurait pour conséquence grave que le prophète aurait permis un mariage invalide. Ceci apparaît clairement dans le hadith de la femme qui lui a proposé de se marier à elle, et qui l’a marié au compagnon qui lui a demandé, car le prophète sws n’a pas eu besoin de l’autorisation du wali de la femme pour la marier. Et oui, on me dira que lui, le prophète sws, c’est le tuteur de tous les musulmans, oui on connaît le truc, à chaque fois qu’ils coincent sur une chose, ils disent : ah oui c’est le prophète, ah oui, se sont les femmes du prophète etc. mais c’est une induction en erreur et non une preuve, car il faut une preuve spécifique pour dire que ça c’est spécifique, comme c’est bien connu. Et la preuve irréfutable comme quoi le prophète sws n’est pas le tuteur de tous les musulmans est le hadith de Bariirah, rapporté par Al Boukhari dans le livre du divorce, chapitre : médiation du prophète sws pour le mari de Bariirah :

 

 صحيح البخاري، كتاب الطلاق، شفاعة النبي صلى الله عليه وسلم في زوج بريرة:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مُحَمَّدٌ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏عَبْدُ الْوَهَّابِ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏خَالِدٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عِكْرِمَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏
أَنَّ زَوْجَ ‏ ‏ بَرِيرَةَ ‏ ‏كَانَ عَبْدًا يُقَالُ لَهُ ‏ ‏مُغِيثٌ ‏ ‏كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَيْهِ يَطُوفُ خَلْفَهَا يَبْكِي وَدُمُوعُهُ تَسِيلُ عَلَى لِحْيَتِهِ فَقَالَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏لِعبَّاسٍ ‏ ‏يَا ‏ ‏عَبَّاسُ ‏ ‏أَلَا تَعْجَبُ مِنْ حُبِّ ‏ ‏مُغِيثٍ بَرِيرَةَ‏ ‏وَمِنْ بُغْضِ‏ بَرِيرَةَ ‏مُغِيثًا ‏ ‏فَقَالَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏لَوْ رَاجَعْتِهِ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ تَأْمُرُنِي قَالَ إِنَّمَا أَنَا أَشْفَعُ قَالَتْ لَا حَاجَةَ لِي فِيهِ.‏

 

dans lequel le prophète sws a demandé à Bariirah, l’esclave qui vient d’être libérée, de revenir à son mari Moghiith, qui faisait le Tawaaf derrière elle en pleurant, tellement qu’il l’aimait, après qu’elle s’est divorcée de lui, et elle lui a dit : tu m’ordonnes ou tu es un médiateur, il a dit : non je ne suis qu’un médiateur, elle a dit : j’en rien a faire de lui.

Ce hadith, conduit à deux conclusions sans troisième, en ce sens que de deux choses l’une :

soit que le prophète sws est un tuteur pour tous les musulmans, comme ils le veulent ceux qui ont interprété le hadith précédent ainsi, et dans ce cas là, il est permis de désobéir au wali quand au mariage, puisque Bariirah n’a pas voulu se marier à Moghiith, malgré la volonté de son tuteur, et là ils se contrediront avec ce qu’ils disent que le mariage sans tuteur est invalide. Et en ce moment là, ils doivent obligatoirement, pour sortir de l’impasse de renoncer à l’une des deux positions, et ils ne sont pas pour autant sortis de l’auberge. Parce qu’en effet s’ils disent oui le prophète sws n’est pas tuteur pour tous les musulmans, il faut qu’il relève la contradiction entre le fait de dire que le mariage sans wali est invalide et le mariage du prophète de la femme sans wali. – soit que le prophète sws n’est pas l wali de tous les musulmans, et leur reste à expliquer le mariage de la femme sans wali, à moins qu’ils disent que ce dernier n’est pas valide, et dans ce cas de figure, ils se verront hors jeu, nécessairement, et le tour est joué.  

En finalité, on voit que les hadiths qui stipulent que la mariage sans wali est invalide ne tiennent plus la route, et il faut les éliminer en toute tranquillité d’esprit.

Il reste les hadiths qui stipulent que l’autorisation du wali est obligatoire. A ceux là, on leur pose la question suivante : mais qu’est ce qui arrive si la mariée ne demande l’autorisation ? Soit qu’ils diront que le mariage est invalide, et on retombera sur la première position, soit qu’ils disent que le mariage est valide et qu’elle a commis un pêché, et là on se retrouve au même pied d’égalité, puisque c’est ce qu’on ne cesse de dire que dans le cas normal des choses, c’est bien ce qui se passe, comme a bien été expliqué par le premier hadith d’Al Boukhari dans le chapitre spécifique à ça. Mais nous disons que le mariage est valide, même si elle, non seulement de demander l’autorisation, mais même si elle la contrarie, comme c’est le cas de Khansaa Bent Khidhaam, qui a été divorcée par le prophète sws de son mari que son père avait marié contre son gré.

Ceci cadre bien avec la considération de tous les hadiths réunis, à la seule condition que l’interprétation du texte des hadiths ‘nul mariage sauf un wali’ doit être comme suit : nul mariage perfectionné sauf un wali, au lieu de supposer que c’est : nul mariage valide sauf un wali. En effet, dans la langue arabe, quand on dit ‘la nikaaha’ cela sous entend un complément obligatoirement, et que ce dernier existe bel et bien, mais comme il est connu, ou peut l’être on l’a sous entendu, comme c’est bien connu dans toutes les langues, et plus spécialement la meilleure langue qu’est la langue du coran. Ibno Malik dit dans ses mille verts : ‘wa hadhfo maa yo’lamo jaaizone’ ce qui signifie qu’en arabe, on enlève tout ce qui peut être compris de part le contexte, comme lorsque vous dites Zaid, après avoir été questionné sur qui est chez vous ? Il est bien évident que vous n’allez pas répondre on a Zaid chez nous, mais vous vous contentez de dire simplement Zaid, en sous entendant l’autre partie de la phrase, car elle est comprise tacitement. De même là, lorsqu’on dit : nul mariage, il faut ajouter pour bien expliquer ce qui est sous entendu, en explicitant et en disant dans ce cas : nul mariage perfectionné sauf un wali, au lieu de sous entendre valide.

On voit qu’à la fin, c’est très simple si on veut ouvrir l’esprit, on élimine les hadiths qui disent que le mariage est invalide, et on suppose perfectionné à la place de valide et tout rentre dans l’ordre, et c’est qu’il faut, et qui a été fait par certains imams, mais les gens aiment compliquer la religion, et mieux c’est compliqué, mieux c’est, et même c’est plus pieux.

 

Voyons un peu la dot :

 

Allah swt dit dans le verset :

وَآتُوا النِّسَاءَ صَدُقَاتِهِنَّ نِحْلَةً فَإِنْ طِبْنَ لَكُمْ عَنْ شَيْءٍ مِنْهُ نَفْسًا فَكُلُوهُ هَنِيئًا مَرِيئًا

4/4 : Et donnez aux épouses leur mahr, de bonne grâce. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur.

où nous ordonne de donner une dot (mahr) de plein gré à la femme avant le mariage, et comme ça il est bien considéré lui comme condition, c’est-à-dire de validité, puisque c’est un ordre d’Allah et qui a bien été compris comme obligation par le prophète sws. Il peut être peu ou beaucoup sans limite, et que même on n’a pas le droit de limiter, comme il a voulu le faire Omar, et qu’une femme s’est levée et lui a dit : depuis quand tu fixes ce qu’Allah swt n’a pas fixé ? et a lu le verset :

 

وَإِنْ أَرَدْتُمُ اسْتِبْدَالَ زَوْجٍ مَكَانَ زَوْجٍ وَآتَيْتُمْ إِحْدَاهُنَّ قِنْطَارًا فَلا تَأْخُذُوا مِنْهُ شَيْئًا أَتَأْخُذُونَهُ بُهْتَانًا وَإِثْمًا مُبِينًا

4/20 : Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une un qintâr, n’en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? Omar a dit : une femme a raison et Omar a tord.

 

D’un autre côté, tout se qui peut être vendu légalement peut être donné comme dot. Une maison, une voiture, de l’argent, de l’or, un service, une formation, bref tout ce qui peut être vendu. En particulier, on ne peut pas donner du vin comme dot, car il ne peut pas être vendu légalement (par un musulman), par contre, lui enseigner du coran (ou une partie, comme ça a été spécifié dans le hadith) ou toute autre chose licite est accepté. Il est évident qu’elle devient sa femme dès qu’elle a acceptée la dot, en ce sens que si quelqu’un donne comme dot une formation (apprendre une partie du coran par exemple), il ne va pas attendre la fin de la formation pour la toucher (le pauvre).

La dot est une propriété intégrale de la femme, elle est libre d’en faire ce qu’elle veut, en particulier en donner une partie ou intégralité à son mari, mais de propre gré, comme c’est dans le verset.

Il ne faut pas qu’il y ait chantage, sinon ce n’est pas valable. Il ne faut pas non plus que ça soit la dot d’une autre femme, c’est-à-dire que deux individus se disent je vais me marier à ta sœur, et la dot que je vais lui donner, c’est la dot que tu devriais me donner pour ma sœur, et ils se marient les sœurs sans dot, ou plus exactement la dot de chacune est la dot de l’autre (Chighaar). Ce mode de mariage est illicite, comme on le verra dans les mariages illicites.

En conclusion, le mariage islamique repose sur trois piliers : la mariée, le mari, et la formulation de l’accord (phrase dite pour prouver l’acceptation mutuelle, telle que : oui j’accepte tel comme mari et oui j’accepte telle comme épouse). Il doit remplir les conditions suivantes :

l’acceptation des deux parties,

la déclaration de la dot,

les deux témoins ou bien la publication du mariage,

l’autorisation du wali, pour la pubère, car la mariée est plus responsable de soi-même que la wali, dans le contexte étudié précédemment.

Ceci pour atteindre le but principal, qui est de former un foyer heureux, où grandiront et se formeront les hommes de demain, qui doivent être à la hauteur de défi de la technologie et de la vie moderne, afin que revient l’islam à sa place dans la direction de l’humanité vers le bonheur sur terre, et d’arrêter ce massacre de cette fausse civilisation, où l’être humain n’a cessé et continue d’être, son souci mineur.

 

Mais les gens qui veulent faire de la femme une marchandise pour subvenir à leurs besoins physiologiques, ceux là se verront obligés de comprendre le mariage comme étant l’affaire d’un homme qui va acheter une belle femme à son wali, quitte même à la contraindre par la force.

 

Ce n’est pas interdit par l’islam de forcer la fille ils disent, car son wali connaît bien son intérêt plus qu’elle (sans oublier le sien vous allez me dire, et bien je ne vous le fais  pas dire), et la mettre dans des conditions matérielles telle qu’elle soit « prête à utilisation » à chaque retour du Monsieur, et gare à elle si elle ne s’est pas faite assez belle pour exciter les émotions du chef, et que la vie belle commence…

 

Cette attitude, fondée sur cette vision déformée de l’islam, a fait qu’il y a eu beaucoup de recul du prêche de l’islam en pays de non islam de façon générale, et en Europe de façon particulière. Le rôle et la place de la femme en islam, n’ont pas été compris par les musulmans, malheureusement, et ils n’ont pas pu, par conséquent, diffuser le vrai message de l’islam là où ils sont allés,

 

et malgré ça, l’islam s’est propagé quand même, jusqu’à ce qu’il soit devenu la première religion en Europe dans un certain nombre de pays européens, tant sur le plan de la pratique que de la croyance, tandis que seulement sur le plan du nombre dans d’autres.

 

Il ne faut pas oublier que ceci n’aurait pas pu être possible si l’Europe n’avait pas cassé avec l’église qui a tout fait, et ceci pendant des siècles, pour que l’islam ne rentre pas en Europe, mais Allah est grand et miséricordieux, et a voulu ne pas priver ces gens du paradis sur terre qu’est l’islam.

 

A quoi cela tient de croire, comme ils ont cru ces gens, et ont considéré la femme comme étant sans existence, sans valeur propre, si ce n’est celle que voudrait bien lui donner cet homme, et qu’elle doit la lui mendier toute sa vie ?

Ceci va à l’encontre de la nature de la création même, car si on devait être juste, puisqu’on est deux à créer ce foyer, et bien le minimum c’est qu’on soit à égalité, quoique si l’on voit les rôles joués par la femme comparativement à celui de l’homme, on devrait lui donner, non pas la moitié, mais les trois quarts comme c’est dit dans le hadith.

 

Pour bien comprendre l’islam, je vous vous donner un exemple, plutôt je vais vous poser une question dans un exemple.

 

Supposons que l’on vienne de construire une nouvelle autoroute, et que l’on charge un bureau de génie civil de faire la signalisation routière, aussi bien horizontale que verticale. Alors la question est la suivante : se pourrait-il que l’ingénieur, chef du bureau d’études, puisse mettre un stop, en plein milieu de l’autoroute, sans qu’il y ait ni croisement ni aucune nécessité ? La réponse est unanimement non, catégorique. Eh bien pourquoi cet ingénieur serait-il traité de fou, sinon d’autre chose ? Eh bien, tout simplement, parce que le stop va dans le sens inverse de l’objectif souhaité par la construction de l’autoroute. Et il est inconcevable que l’on mette un stop au milieu de l’autoroute, parce que ça créerait tous les problèmes qu’on voulait éviter par l’intermédiaire de l’autoroute.

 

Et bien là c’est pareil, le mariage a été instauré pour éviter l’adultère, et pour permettre aux deux mariés de subvenir à leurs besoins sexuels mutuellement (pour ne citer que ceux bonnes raisons-là, on sait par ailleurs que le mariage en a beaucoup), dans les meilleurs conditions possibles. Les hadiths abondent dans ce sens là. Alors, imposer une condition qui viendrait à l’encontre du but recherché serait inconcevable, à l’instar de notre fameux stop.

 

Donc le seul rôle que pourrait jouer ce tuteur dans l’affaire du mariage, c’est de faire tout pour permettre à la fille de faire un bon choix, en l’informant et en lui expliquant les raisons de son choix, afin qu’elle puisse effectivement bâtir un édifice social, digne de ce nom, qui va être tout son monde, dans lequel elle va vivre heureusement et faire vivre toute une famille dans le bonheur. On verrait mal, quel autre rôle on pourrait lui octroyer, si on veut bien se garder de rater le but escompté.

 

L’islam est un ensemble de règles qui constituent le code de la vie, à l’instar de la codification routière qui n’est faite que dans un seul souci, à savoir permettre à l’utilisateur de la voie, d’en profiter au mieux, en évitant surtout de se faire du mal, ou le faire à autrui.

 

 

En effet, Allah a dit dans le verset :

 

قَالَ اهْبِطَا مِنْهَا جَمِيعًا بَعْضُكُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ فَإِمَّا يَأْتِيَنَّكُمْ مِنِّي هُدًى فَمَنِ اتَّبَعَ هُدَايَ فَلا يَضِلُّ وَلا يَشْقَى

 

20/123 : Il dit: « Descendez d’ici, (Adam et Eve), (Vous serez) tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s’égarera ni ne sera malheureux.

 

Choisir l’islam comme mode de vie revient à utiliser l’autoroute en respectant les règles du code de la route. Ce n’est plus compliqué que cela.

 

 

Les femmes interdites au mariage :

 

Dans le but de ne pas mélanger le sang et sauver l’appartenance génétique de chacun, et pour d’autres raisons d’ordre social, l’islam a interdit un certain nombre de femmes au mariage. On constate celles qui sont interdites de façon permanente, et celles qui sont interdites de façon temporaire.

 

Le verset suivant fait une description générale des différents types :

 

وَلا تَنْكِحُوا مَا نَكَحَ آبَاؤُكُمْ مِنَ النِّسَاءِ إِلا مَا قَدْ سَلَفَ إِنَّهُ كَانَ فَاحِشَةً وَمَقْتًا وَسَاءَ سَبِيلا

حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ وَبَنَاتُكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ وَعَمَّاتُكُمْ وَخَالاتُكُمْ وَبَنَاتُ الأَخِ وَبَنَاتُ الأُخْتِ وَأُمَّهَاتُكُمُ اللاتِي أَرْضَعْنَكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ مِنَ الرَّضَاعَةِ وَأُمَّهَاتُ نِسَائِكُمْ وَرَبَائِبُكُمُ اللاتِي فِي حُجُورِكُمْ مِنْ نِسَائِكُمُ اللاتِي دَخَلْتُمْ بِهِنَّ فَإِنْ لَمْ تَكُونُوا دَخَلْتُمْ بِهِنَّ فَلا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ وَحَلائِلُ أَبْنَائِكُمُ الَّذِينَ مِنْ أَصْلابِكُمْ وَأَنْ تَجْمَعُوا بَيْنَ الأُخْتَيْنِ إِلا مَا قَدْ سَلَفَ إِنَّ اللَّهَ كَانَ غَفُورًا رَحِيمًا

 

4/22 : Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite !

4/23 : Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils nés de vos reins; de même que deux sœurs réunies – exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux ;

Les premières femmes sont celles qui sont interdites de façon permanente, mais provenant d’une relation de mariage. Les suivantes le sont aussi, mais de sang. Il va de soi que ceci est valable pour leurs ascendances et descendances, c’est-à-dire que par exemple, la mère est interdite explicitement, mais sont interdites aussi toute son ascendance, telle que sa mère ou sa grand-mère etc. et toute sa descendance, telle que sa fille (sœur) et fille de sœur etc. ceci est valable pour toutes les femmes interdites.

 

On en dénombre sept au total :

 

- Les mères,

- Les filles,

- Les sœurs (sœur, sœur de père, sœur de mère),

- Les tantes de père (sœur du père que ce soit des deux parents ou d’un des deux),

- Les tantes de mère (sœur de la mère, d’un côté ou des deux),

- Les filles du frère (frère des deux parents ou de l’un des deux),

- Les filles des sœurs (sœur des deux parents ou d’un seul).

 

On en dénombre huit autres de l’allaitement, comme c’est dit dans le verset 4/23 :

 

- Les mères qui vous ont allaités,

- Les sœurs de lait,

 

Ces deux catégories sont citées explicitement par le verset, les six autres sont déduites du hadith rapporté par Al Boukhari dans le livre du mariage, chapitre : a propos de ce qui est permis de la rentrée et du regard aux femmes dans l’allaitement :

 

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب ما يحل من الدخول والنظر إلى النساء في الرضاع:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏مَالِكٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِيهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا ‏ ‏أَنَّهَا قَالَتْ جَاءَ ‏ ‏عَمِّي مِنْ الرَّضَاعَةِ ‏ ‏فَاسْتَأْذَنَ عَلَيَّ فَأَبَيْتُ أَنْ آذَنَ لَهُ حَتَّى أَسْأَلَ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَسَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ ‏ ‏إِنَّهُ عَمُّكِ فَأْذَنِي لَهُ قَالَتْ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّمَا أَرْضَعَتْنِي الْمَرْأَةُ وَلَمْ يُرْضِعْنِي الرَّجُلُ قَالَتْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏إِنَّهُ عَمُّكِ ‏ ‏فَلْيَلِجْ ‏ ‏عَلَيْكِ قَالَتْ ‏ ‏عَائِشَةُ ‏ ‏وَذَلِكَ بَعْدَ أَنْ ضُرِبَ عَلَيْنَا الْحِجَابُ قَالَتْ ‏عَائِشَةُ‏ يَحْرُمُ مِنْ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنْ الْوِلَادَةِ.

 

dans lequel Aicha dit : il s’interdit de l’allaitement ce qui s’interdit de la naissance.

 

Il est bien évident que ce hadith a la puissance du hadith relevé, comme c’est bien connu de la science du hadith (voir mon livre : élite des pensées). De part ce hadith on retrouve les mêmes six autres, mais de lait :  ‏

 

- Les femmes du père de lait

- Les filles de lait,

- Les tantes de père de lait (sœur du père de lait que ce soit des deux parents ou d’un des deux),

- Les tantes de mère de lait (sœur de la mère de lait, d’un côté ou des deux),

- Les filles du frère de lait (frère de lait des deux parents ou de l’un des deux),

- Les filles des sœurs de lait (sœur de lait des deux parents ou d’un seul).

 

Il faut dire deux mots sur l’allaitement, pour bien y faire un peu plus jour. Tout d’abord, n’est considéré comme allaitement que celui qui a servi à un repas complet, c’est-à-dire que le bébé de moins de deux ans a bu à sa faim cinq fois différentes, conformément au hadith Hassan SaHiH d’Aththtirmidhiyye dans le livre de l’allaitement, chapitre : à propos de ce qui est a été dit que l’allaitement n’interdit que pour les bébés avant les deux ans :

 

سنن الترمذي، كتاب الرضاع، باب ما جاء ما ذكر أن الرضاعة لا تحرم إلا في الصغر دون الحولين:

حَدَّثَنَا ‏ ‏قُتَيْبَةُ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو عَوَانَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِيهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أُمِّ سَلَمَةَ ‏ ‏قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏لَا يُحَرِّمُ مِنْ الرِّضَاعَةِ إِلَّا مَا ‏ ‏فَتَقَ‏ الْأَمْعَاءَ فِي الثَّدْيِ وَكَانَ قَبْلَ الْفِطَامِ.

قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏هَذَا ‏ ‏حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏ ‏وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَكْثَرِ أَهْلِ الْعِلْمِ مِنْ ‏ ‏أَصْحَابِ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏وَغَيْرِهِمْ أَنَّ الرَّضَاعَةَ لَا تُحَرِّمُ إِلَّا مَا كَانَ دُونَ ‏ ‏الْحَوْلَيْنِ ‏ ‏وَمَا كَانَ بَعْدَ ‏ ‏الْحَوْلَيْنِ ‏ ‏الْكَامِلَيْنِ فَإِنَّهُ لَا يُحَرِّمُ شَيْئًا ‏ ‏وَفَاطِمَةُ بِنْتُ الْمُنْذِرِ بْنِ الزُّبَيْرِ بْنِ الْعَوَّامِ ‏ ‏وَهِيَ امْرَأَةُ ‏ ‏هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ.

 

qui stipule que l’allaitement considéré c’est seulement celui qui ouvre les intestins pendant la période du lait (فِي الثَّدْيِ) et avant l’arrêt de l’allaitement.

Et Moslim, dans le livre de l’allaitement, chapitre : l’interdiction avec cinq allaitements :

 

صحيح مسلم، كتاب الرضاع، باب التحريم بخمس رضعات:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏سُلَيْمَانُ بْنُ بِلَالٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يَحْيَى وَهُوَ ابْنُ سَعِيدٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَمْرَةَ ‏ ‏أَنَّهَا سَمِعَتْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏تَقُولُ ‏ ‏وَهِيَ تَذْكُرُ الَّذِي يُحَرِّمُ مِنْ الرَّضَاعَةِ قَالَتْ ‏ ‏عَمْرَةُ فَقَالَتْ ‏ ‏عَائِشَةُ ‏ ‏نَزَلَ فِي الْقُرْآنِ عَشْرُ رَضَعَاتٍ مَعْلُومَاتٍ ثُمَّ نَزَلَ أَيْضًا خَمْسٌ مَعْلُومَاتٌ.

وحَدَّثَنَاه ‏ ‏مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ الْوَهَّابِ ‏ ‏قَالَ سَمِعْتُ ‏ ‏يَحْيَى بْنَ سَعِيدٍ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَتْنِي ‏ ‏عَمْرَةُ ‏ ‏أَنَّهَا سَمِعَتْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏تَقُولُ ‏ ‏بِمِثْلِهِ. ‏

 

qui précise bien qu’au début c’était dix allaitements, puis c’est rabaissé à cinq seulement.

 

Après on a celles qui sont interdites par le mariage, qui se divisent en celles qui le sont de façon permanente, et celles de façon temporaire :

 

De façon permanente on a suivant le verset précédent :

- mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage ; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part ; les femmes de vos fils nés de vos reins… :

 

- Les mères de vos femmes, même si vous ne les avez pas encore touchés, elles deviennent interdites de façon permanente par le simple fait de marier leurs filles, c’est-à-dire que si vous vous mariez à une fille d’une certaine maman, et que vous la divorciez avant que vous la touchiez, alors sa maman vous est interdite d’une manière perpétuelle.

 

- Les belles-filles sous votre tutelle (ou non) et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage,

 

- Les femmes que vous avez incriminés d’adultère, pendant votre mariage ensemble, et que le gouverneur vous a séparé pour cela (ADDhihaar), comme c’est dit dans le hadith d’Al Boukhari, livre du divorce, chapitre de la séparation entre ceux qui s’échangent la qualité d’être voué à la damnation éternelle :

 

صحيح البخاري، كتاب الطلاق، باب التفريق بين المتلاعنين:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مُسَدَّدٌ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏يَحْيَى ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُبَيْدِ اللَّهِ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏نَافِعٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عُمَرَ ‏ ‏قَالَ:

لَاعَنَ ‏‏النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بَيْنَ رَجُلٍ وَامْرَأَةٍ مِنْ ‏ ‏الْأَنْصَارِ‏ ‏وَفَرَّقَ بَيْنَهُمَا.

 

… les femmes de vos fils vrais, non pas ceux que vous avez adoptés.

 

Il ne reste plus que celles qui sont interdites temporellement - on a celles qui sont décrites par le verset précédent, et les autres.

 

Le verset dit : « de même que deux sœurs réunies », insinuant par la qu’il est interdit de regrouper deux sœurs en même temps.

 

Autrement dit, la sœur de la femme est interdite de façon temporelle, à savoir la durée du mariage avec sa sœur, puisqu’il n’est pas possible de la réunir avec sa sœur sous un seul mari.

 

On aura donc :

 

- La sœur de l’épouse, ou les deux autres demi-sœurs que ce soit de lait ou de sang,

- Sa tante de père (sœur ou demi-sœur du père),

- Sa tante de mère (sœur ou demi-sœur de la maman), comme c’est dit dans le hadith d’Al Boukhari, livre du mariage, chapitre il est interdit de se marier à la tante de la femme :

 

صحيح البخاري، كتاب النكاح، باب لا تنكح المرأة على عمتها:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏مَالِكٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي الزِّنَادِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْأَعْرَجِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏لَا يُجْمَعُ بَيْنَ الْمَرْأَةِ وَعَمَّتِهَا وَلَا بَيْنَ الْمَرْأَةِ وَخَالَتِهَا.

 

Qu’il est interdit de regrouper en un seul mariage, entra la femme et sa tante de père, et entre elle et sa tante de mère.

 

- La femme marié à un autre, elle elle est interdite tant qu’elle est mariée à l’autre, ça ressort de la simple logique des choses,

- La femme divorcée est interdite durant la période d’attente (‘Iddah).

- La cinquième femme est interdite, tant que vous en avez quatre.

 

On pourrait aussi ajouter, la deuxième pour celui qui est sûr qu’il ne va pas être juste, comme celui qui veut garder la première, rien que pour se venger d’elle, comme c’est dans beaucoup de cas, ce qui porte atteinte à l’islam de façon terriblement forte, de telle sorte que beaucoup de femmes refusent l’islam rien que parce qu’elles voient comme pratique dans ce sens là, et Allah seul sait combien il y en a.

 

Je ne dirai pas que ça existe seulement dans les pays musulmans, ça aurait été simple, mais là le problème, c’est qu’un certain nombre de profiteurs et d’hypocrites, viennent en terre d’Europe de façon illégale, et sous prétexte qu’il veut prêcher l’islam à la fille qu’il veut épouser, et tout le monde sait pourquoi il le fait, en premier lieu la fille elle-même ou peut être non, se marie, fait ses papiers et va épouser la femme de ses rêves, et en avant l’islam.

 

Je ne vais pas vous apprendre ça, peut être que certains lecteurs sont plus au courant que moi la dessus, mais je dis ça pour montrer combien il est injuste de juger l’islam à travers ses prétendus adeptes, qui ne sont en fait que des hypocrites qui faussent l’image de l’islam.

 

Mais ce n’est pas la faute à l’islam que des petits malheureux se cachent derrière pour atteindre leurs petits buts mesquins, et ceci n’est pas particulier à l’islam, c’est partout pareil, on trouve ces petits imbéciles heureux qui faussent tout vraiment partout. En fait cela nous emmène à parler de la polygamie, eh bien, c’est effectivement le bon moment.

 

Polygamie, polyandrie :

 

La polygamie comme tout le monde le sait, consiste à ce qu’un mâle ait plusieurs conjointes en même temps, contrairement à la polyandrie qui consiste à ce qu’une femelle ait plusieurs conjoints en même temps, à ne pas confondre avec la monogamie séquentielle qui consiste à avoir plusieurs conjoints mais consécutivement.

 

L’islam, dans le même sens de protection de la descendance, a permis la polygamie, mais non la polyandrie. En effet, et du fait de la constitution physiologique et psychique des deux sexes, il est impossible de bâtir une société avec la polyandrie, l’espèce se survivra pas.

 

Par contre avec la polygamie, chaque bébé naissant connaît bien sa maman et son père, chose fondamentale pour la conservation de l’espèce humaine, l’affaire de la société des bâtards n’est pas lointaine de nous, on en a la mémoire fraîche encore. Sans rependre ce j’avais dit auparavant, je dirais tout simplement que la polygamie est le point le plus fort de l’islam, et c’est la preuve irréfutable que ça émane du Tout Miséricordieux, du Très Miséricordieux, car c’est la seule et unique voie pour résoudre le problème de l’adultère et des mères célibataires.

 

En fait, est ce que vous vous êtes posés la question un jour : y a-t-il quelque chose qui s’appelle père célibataire ? Des mères célibataires, y en a que ça, mais père célibataire y en a pas ou presque. Vous savez à quoi cela tient ? Eh bien tout simplement, ça tient, et ceci jusqu’à nouvel ordre, à ce que le bébé grandit dans le ventre de la maman et non pas dans celui de son papa.

 

Ceci a pour conséquence directe qu’elle se rattache à lui, avec ses mains et ses pieds, et ne veut pas l’avorter, puisque c’est le seul souvenir qu’elle pourra avoir dans cette vie, de cet homme qu’elle a tant aimé, et qui a trouvé le moyen de l’abandonner avec son petit et aller reprendre la reproduction avec une autre, puisqu’il s’agit de se reproduire, et en avant le production des têtes brûlées.

 

Les défenseurs de la femme, qui sont par hasard ceux qui en font une mère célibataire, disent qu’ils veulent la liberté de la femme, plus libre encore, pour en faire des gamines mères célibataires, comme on a commencé à voir dans les chaînes de télévision mondiales. Plus libres encore et de moins en moins féminines, jusqu’à ce qu’ils en ont fait un troisième sexe, qui n’a aucun rôle à jouer dans une société qu’ils veulent à l’unisexe qui peut encore compter, l’homme !

 

Vraiment on ne sait pas ce qu’ils veulent ces gens civilisés, vraiment pas ! Vous dites que vous voulez la libérer, mais de qui, tout d’abord, il n’y a que vous et elle, et la seule et unique personne dont elle peut se libérer c’est de vous. Allons soyons sérieux ! Et pourquoi ce Monsieur veut-il bien avoir la gentillesse de se préoccuper de cette femme, alors que c’est lui qui a tué son mari, qui l’a emprisonné, qui l’a jeté dehors, rien que pour une simple raison et c’est qu’il n’est pas d’accord avec lui sur son mode de vie préféré !

 

Revenons à ce que nous disions à propos de la polygamie, et surtout le fait que c’est la seule et unique solution, d’ailleurs toute l’Europe est polygame, plutôt ce sont bien les plus polygames des polygames.

 

En effet, et dans l’optique de vouloir bâtir une société saine, sans adultère, laquelle optique oblige à ce que chacun des éléments de la société doive satisfaire ses besoins physiologiques de façon à ne pas aller à l’encontre du but voulu, on doit trouver une solution à la femme qui a perdu son mari qui lui laisse deux ou trois enfants. La même chose serait dite pour la femme divorcée avec ou sans enfants.

 

Où sont-ils, ces défenseurs de la femme quand elle se trouve toute seule avec le loyer à payer la fin du mois ? Où sont-ils quand elle doit combattre toute seule sur différents plans : elle travaille pour subvenir aux besoins vitaux de sa famille dehors et revient le soir, après avoir laissé ses petits dix heures seuls, aux mains d’une bonne, à savoir si elle réellement bonne, ou à la crèche, qui n’est pas si bonne par rapport à la bonne, qui est quand même bonne pour eux et eux seuls.

 

Elle doit rentrer et commencer un autre travail de nouveau, que personne ne fera à sa place, et doit finalement s’occuper de l’éducation de ses gosses. Où sont-ils ces défenseurs de la femme quand elle se tourne dans son lit toute seule, des heures et des heures, et ne pas trouvant le moyen de subvenir à ses désirs dans la dignité, puisqu’elle veut garder justement cette dignité pour la faire passer à sa descendance.

 

Elle ne veut pas laisser son désir prendre le dessus, car cela finirait par déchirer la vie de ses adolescents qui iraient s’écrouler, voire s’effondrer, si ils apprenaient que leur « maman papa » est tombée elle aussi dans cette bassesse de vendeuse de charme comme ils en voyent de nombreuses autour d’eux. Peut être que le jeune quitterait même la maison, plus capable de supporter d’être traité de mauvais nom (fils de x) devant ses collègues. Peut être bien que la fille s’enfoncera dans la drogue, si elle n’y est pas déjà, peut être, peut être, qui sait ? Trop de risques indirects en plus des directs qu’on connaît tous, comme la perte de respect de soi-même, sa paix d’âme et son salut, et aussi les maladies prêtes à être attrapées !

 

Vont-ils être assez courageux de lui proposer le machin électronique, qui simule l’acte alors ? Et pourquoi pas – cette technologie, si elle ne sert pas à ça, à quoi servirait-elle alors ? Mais le problème pour elle serait alors où le mettre, ce truc ?  Doit-elle le dissimuler quelque part dans l’appartement et fermer à double clé cet endroit, ou bien le mettre dans le coffre fort ? Mais est ce que les mères célibataires ont-elles les moyens d’avoir un coffre fort ? Et quoi mettre dans ce coffre fort, rien que ce petit bidule de quelques euros, ou peut être qu’il est donné gratuitement par les généreux défenseurs de la pauvre femme ?

 

Oui on sait bien comme ils sont généreux ! Je pourrais en parler des heures et des heures, mais le problème reste le même, ces gens là veulent jouer les héros, et sont dotés de forts moyens pour faire passer leur ruse, et la pauvre femme, qui a tout perdu, même sa personnalité, continuera à courir derrière cette liberté dont ils lui parlent, jusqu’à ce qu’elle perde tout ce qu’elle peut avoir.

 

Elle continuera à les croire et s’engouffrer dans les dettes, jusqu’à ce qu’elle se voit obligée de lâcher ce qu’elle a tout fait pour garder : ses enfants, qui se trouveront un autre foyer bien accueillant dans les bandes de clochards, ou de truands, ou de vendeurs de drogue, ou de je ne sais quoi d’autres.

 

Pourquoi ne soyons-nous pas plus terre à terre en s’assayant vraiment par terre pour résoudre de façon honnête et réaliste les problèmes réels qui se posent à cette femme qu’on a voulu voir jouer un double rôle. La solution existe, et quand un mari vient à cette femme lui demander sa main dans la dignité, prêt à bâtir avec elle un foyer, préparé à s’occuper de l’éducation de ses enfants avec elle, eh bien laissez leur cette belle solution afin de résoudre leurs problèmes, c’est tout ce qu’elle vous demande cette bonne femme, alors vous qui avez voulu être son défenseur, tant mieux, et voilà elle en trouvé une, une solution qui marche à merveille, ah mais non, et non, et non, vous dites : la polygamie est interdite ma chère Madame.

Ah bon, et pourquoi l’est elle cher défenseur ? Tu disais que tu étais mon défenseur, que tu voulais mon bonheur, alors que là quand j’ai trouvé une solution, pendant que vous vous êtes contenté de me branler des slogans et m’avoir donné un gadget en guise de cadeau solution, vous me barrez la route.

 

Non, loin de là, chère madame on ne vous barre pas la route, mais vous savez vous pouvez tout simplement vous mettre en concubinage avec ce Monsieur, mais pas de polygamie !

 

Bizarre se dit la femme ! Mais quelle différence y a-t-il entre les deux de votre côté ? Je n’en vois pas moi ! Mais si, si si si, Madame, tenez par exemple, si la première femme découvre la concubine, ce n’est pas un grand problème, le mari peut s’en débarrasser facilement pour tout remettre en équilibre, il n’y a pas besoin de formalités, juste un tout petit mot gentil, tel que : ‘fous moi la paix’, ou semblable.

 

Ah bon je vois, je vois. Mais dites moi cher Monsieur, ça veut dire quoi ça, en termes clairs ? Eh bien ça veut dire chère Madame que cette mesure est seulement d’ordre préventif – vous savez, on ne sait jamais, car il peut arriver que le mari se trouve tout à coup dans des difficultés matérielles ou autres, et veuille retourner à son foyer, donc alors de notre façon il le peut, et sans aucun dérangement, ce qui est beaucoup plus sain bien sûr. Alors vous voyez, il s’agit d’un nombre de choses pratiques dans ce goût là, je pense que vous avez saisi mon objectif maintenant. Ah oui mais tout à fait, sans aucun doute, cher Monsieur, et je vous remercie du conseil, ainsi que des explications.

 

C’est ça que veut le défenseur de la femme, il veut qu’elle soit une femme d’occasion, de plaisir légalisé et remboursé par la sécurité sociale. Notre bonne femme a enfin bien compris la question et a dit au cher monsieur, j’ai bien compris, merci, mais je préfère encore être une femme en termes complets, que d’être une pseudo-femme et elle s’est mariée avec le mari en tant que seconde femme, à part égale avec la première.

 

Je n’en dirais pas plus, et si quelqu’un trouve une autre solution à ce cas de figure, qui ne compte pas moins que 25% des femmes françaises, qu’il me tienne au courant.

 

 

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