Eazy Islam

pratique et pacifique, tel qu’il est … naturellement

L’EURO prière

Au nom d’Allah le Très miséricordieux, Le Tout miséricordieux

 

L’euro prière

 

Angle aigu, angle obtus :

 

La prière est l’un des plus importants piliers de l’Islam, en fait c’est plutôt le principal pilier, comme l’a expliqué le prophète sws dans le hadith authentique (hassan saHiH) rapporté par Attirmidhiye, dans le livre : croire ce que dit le prophète, chapitre : tout ce qui a attrait au fait que la prière soit sacrée :

سنن الترمذي، كتاب الإيمان عن رسول الله، باب ما جَاءَ في حرمة الصلاة:

… ثُمَّ قَالَ أَلَا أُخْبِرُكَ بِرَأْسِ الْأَمْرِ كُلِّهِ وَعَمُودِهِ ‏ ‏وَذِرْوَةِ ‏ ‏سَنَامِهِ قُلْتُ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ رَأْسُ الْأَمْرِ الْإِسْلَامُ وَعَمُودُهُ الصَّلَاةُ ‏ ‏وَذِرْوَةُ ‏ ‏سَنَامِهِ الْجِهَادُ…

où le prophète expliqua à Mou’adh que le pilier principal (عَمُودُ) de l’islam est bien la prière.   

D’un autre côté, il a été rapporté que les compagnons ne voyaient aucun délaissement d’aucune adoration comme kuffr (le fait de nier l’existence d’Allah), autre que celui de la prière.

Cela suffit à faire sursauter le croyant et le pousse à bien s’occuper de sa prière et ne jamais la prendre à la légère, mais au contraire s’y intéresser fortement, et essayer de la faire comme l’a faite le prophète sws qui dit : « et priez comme vous m’avez vu prier », comme il l’a rapporté Al Boukhri dans son saHiH (livre : le bon comportement (Al Adab), chapitre : miséricorde sur les gens et les animaux).

صحيح البخاري، كتاب الأدب، باب رحمة الناس والبهائم:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مُسَدَّدٌ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏إِسْمَاعِيلُ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَيُّوبُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي قِلَابَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي سُلَيْمَانَ مَالِكِ بْنِ الْحُوَيْرِثِ ‏قَالَ: ‏أَتَيْنَا النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ‏ ‏وَنَحْنُ شَبَبَةٌ مُتَقَارِبُونَ فَأَقَمْنَا عِنْدَهُ عِشْرِينَ لَيْلَةً فَظَنَّ أَنَّا اشْتَقْنَا أَهْلَنَا وَسَأَلَنَا عَمَّنْ تَرَكْنَا فِي أَهْلِنَا فَأَخْبَرْنَاهُ وَكَانَ رَفِيقًا رَحِيمًا فَقَالَ: ‏ارْجِعُوا إِلَى أَهْلِيكُمْ فَعَلِّمُوهُمْ وَمُرُوهُمْ وَصَلُّوا كَمَا رَأَيْتُمُونِي أُصَلِّي وَإِذَا حَضَرَتْ الصَّلَاةُ فَلْيُؤَذِّنْ لَكُمْ أَحَدُكُمْ ثُمَّ لِيَؤُمَّكُمْ أَكْبَرُكُمْ. ‏

Dans ce petit livre, on va essayer de montrer comment le musulman européen doit accomplir cette prière dans les meilleures conditions possibles, tout en veillant à la faire de telle sorte à ce qu’elle soit correcte sinon totalement complète, à l’instar de celle du prophète sws.

 

Je dis bien que l’on va essayer de la faire comme il l’a faite, lui le prophète sws, mais tout le monde sait que le musulman en Europe est contraint à vivre dans certaines conditions qui ne sont pas tout le temps favorables à faire sa prière comme il se doit. La question forte importante qui se pose est :

 

quel est le meilleur compromis à faire dans ce cas de figure, de telle sorte à faire une prière qui soit la plus proche de la prière du prophète sws, dans les conditions imposées par une société non musulmane ?

 

Pour mieux répondre à cette question,  il est bon de commencer par la formuler autrement et dire :

 

le musulman est certes tenu à faire la prière comme le prophète sws l’a faite, mais dans le cas où il est impossible, pour une raison ou une autre, de la faire comme telle, est-il possible de faire une prière qui soit quand même valable, et dans quelle mesure elle ne le serait pas ? Autrement dit, y a-t-il une forme minimale de la prière valable ?

 

Vous trouverez dans la nature deux réponses extrêmes, et entre les deux se situe une troisième, qui est elle modérée, et c’est plutôt elle qui va nous intéresser, puisque l’islam est la religion de la modération par excellence, comme c’est dit dans le Coran à maintes reprises, et dans la sounnah aussi. Et de toutes les preuves citées dans les sources principales de l’islam, à savoir le Coran et la Sounnah, il y a une que je trouve très explicite, et j’aimerais s’y arrêter quelque peu, afin de bien en comprendre l’essence, et prendre les directives qui vont en découler comme méthodologie dans la vie quotidienne.

 

Ce hadith décrit les étapes du pèlerinage, jusqu’au moment où le prophète sws, le dixième jour après qu’il ait quitté Mouzdalifah pour aller à Mina et a demandé à Al Fadl Ibnou Ababss, qui était avec lui sur sa chamelle, de lui ramasser les pierres à jeter dans les fosses, et dans lequel le prophète sws dit : « avec comme celles là vous devez jetez, et évitez d’être comme les extrémistes dans la religion, car ce qui à anéanti ceux qui étaient avant vous, c’est seulement l’extrémisme ».

سنن النسائي، كتاب مناسك الحج – التقاط الحصى:

أَخْبَرَنَا ‏ ‏يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الدَّوْرَقِيُّ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏ابْنُ عُلَيَّةَ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏عَوْفٌ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏‏زِيَادُ بْنُ حُصَيْنٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي الْعَالِيَةِ ‏ ‏قَالَ قَالَ ‏ابْنُ عَبَّاسٍ ‏ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏غَدَاةَ ‏ ‏الْعَقَبَةِ ‏ ‏وَهُوَ عَلَى رَاحِلَتِهِ هَاتِ الْقُطْ لِي فَلَقَطْتُ لَهُ حَصَيَاتٍ هُنَّ حَصَى ‏‏الْخَذْفِ ‏ ‏فَلَمَّا وَضَعْتُهُنَّ فِي يَدِهِ قَالَ ‏ ‏بِأَمْثَالِ هَؤُلَاءِ وَإِيَّاكُمْ‏ وَالْغُلُوَّ‏ فِي الدِّينِ فَإِنَّمَا أَهْلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ ‏الْغُلُوُّ ‏فِي الدِّينِ.‏

Sans s’approfondir dans le sens du hadith, il est clair que le prophète sws n’a pas laissé l’occasion s’échapper pour mettre l’accent sur la chose tellement grave, qui est l’extrémisme, en mettant garde sa nation contre ce dernier, comme c’est aussi dit dans le verset 4/177 et 5/77 qui suit :

قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لا تَغْلُوا فِي دِينِكُمْ غَيْرَ الْحَقِّ

 

 5/77 : Dis : « Ô gens du Livre, n’exagérez pas en votre religion, s’opposant à la vérité.

 

Il faut remarquer aussi par la même occasion que l’islam hait aussi le complexisme, puisqu’il est rapporté que le prophète sws a choisissait toujours la chose la plus facile des deux, à la seule condition qu’elle soit licite, comme il a été rapporté par Al Boukhary dans son saHiH (les grands châtiments, application des châtiments et la vengeance pour préserver les choses sacrées qu’Allah à tracer)

صحيح البخاري، كتاب الحدود، باب إقامة الحدود والانتقام لحرمات الله :

حَدَّثَنَا ‏ ‏يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏اللَّيْثُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُقَيْلٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ شِهَابٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُرْوَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ ‏ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا ‏ ‏قَالَتْ: مَا خُيِّرَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بَيْنَ أَمْرَيْنِ إِلَّا اخْتَارَ أَيْسَرَهُمَا مَا لَمْ يَأْثَمْ فَإِذَا كَانَ الْإِثْمُ كَانَ أَبْعَدَهُمَا مِنْهُ وَاللَّهِ مَا انْتَقَمَ لِنَفْسِهِ فِي شَيْءٍ يُؤْتَى إِلَيْهِ قَطُّ حَتَّى تُنْتَهَكَ حُرُمَاتُ اللَّهِ فَيَنْتَقِمُ لِلَّهِ. ‏

 

Et partant de là, on peut facilement classer les gens qui vous conseillent toujours la voie plus difficile chose comme étant des gens qui ne suivent pas la sounnah, puisque Aicha à nié le fait que le prophète sws ait choisi pour une fois dans sa vie une chose difficile.

 

Un exemple concret, qui touche d’ailleurs notre sujet, est l’essuyage des chaussettes pendant les ablutions. On trouve certaines personnes qui enlèvent leurs chaussettes pour se laver les pieds – ce qui peut être dangereux pour la santé des pieds d’ailleurs – et refusent de faire comme faisait le prophète sws, qui jamais ne se les enlevait pour se laver les pieds, et jamais ne les mettait pour ensuite les essuyer.

 

On verra évidemment dans quels cas il les mettait et dans quelles conditions il les essuyait. Mais j’ai juste voulu signaler ici l’existence d’une catégorie de gens – qui est assez grande malheureusement, et même mieux que cela, se proclame détenant les clés de la science et que tout ce qu’elle fait repose bien sur des preuves irréfutables etc. etc.

 

Cette catégorie de gens s’impose comme préservatrice de l’islam en Europe de façon assez terroriste, et ne tolère sa compréhension qu’a travers sa vision, quitte même à ce que cela contredit la tradition du prophète sws bien claire et nette, notamment décrite par la femme la mieux placée pour nous raconter sur sa vie familiale en particulier et sa vie privée de en général, à savoir Aicha, qu’Allah soit satisfait d’elle, et par ses compagnons les plus proches, qu’Allah soit satisfait d’eux.

 

La prière que nous allons apprendre à faire ici est une prière complète, suivant la véridique tradition du prophète sws. Chaque chose relative à elle sera prouvée par le Coran et la véridique sounnah, et appuyée par la pratique du prophète sws, et celle de ses compagnons les plus proches, tels que Omar, Ibn Mas’oud, Abou Horayrah, et Ibn Hojr, qu’Allah soit satisfait d’eux, mais qui a le caractère bien spécifique d’être adaptée aux conditions du musulman de l’Europe, d’où le nom Euro-prière.

 

Tout le monde sait, par exemple, qu’entre les différents savants il existe un certain nombre de divergences sur certains détails de la façon de faire, mais personne n’est allé jusqu’à dire que la prière de l’autre est fausse. Ceci nous pousse à dire qu’il y a différentes formes de prières correctes. Et puisque c’est bien le cas, voyons voir la forme minimale avec laquelle la prière reste valable, et aussi voyons voir la forme la plus complète, qui est évidemment celle du prophète sws, qui va nous être rapportée par les compagnons les plus collés à lui, qui nous ont raconté la prière qu’ils ont vue.

 

La prière à proprement parler :

 

Comme on le sait, chaque acte en islam doit satisfaire à un certain nombre de conditions et s’acquitter d’un certain nombre d’empêchements, afin qu’il puisse être considéré comme bel et bien accompli. Ainsi on comprend bien que si l’heure de la prière n’est pas encore arrivée, on ne peut pas faire cette prière, on dit donc que l’heure de la prière est une condition pour que cette dernière puisse être accomplie. De même que si, pour une femme en période de menstrues, l’heure de la prière arrive, elle ne peut plus aller faire cette prière pour raison de cet empêchement.

Dans cet exemple, il apparaît un concept assez particulier, à savoir que la femme n’est pas comme l’homme quant aux empêchements de la prière, et de même pour autres choses, ce qui nous obligera à distinguer la prière de l’homme de celle de la femme.

 

Forme générale :

 

La prière doit obligatoirement se faire en groupe dans un groupement de musulmans quelconque. Mais ceci va dépendre de beaucoup de facteurs tels que l’état de résidence ou de voyage, le lieu d’existence (pays d’islam ou non), et du sexe.

 

On dira que la prière doit être obligatoirement faite en groupe dans la mosquée pour le résident masculin vivant en terre d’islam.

 

Cela voudra dire que le voyageur n’est pas obligé à la faire en groupe dans la mosquée en terre d’islam et à fortiori en terre de non islam, telle que l’Europe par exemple, comme ça a été rapporté par Al Boukhari dans le livre des guerres, chapitre : le séjour du prophète sws à la Macque, pendant Al Fath.

صحيح البخاري، كتاب المغازي، باب مقام النبي صلى الله عليه وسلم بمكة زمن الفتح:

حَدَّثَنَا ‏عَبْدَانُ‏ ‏أَخْبَرَنَا‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ ‏أَخْبَرَنَا ‏عَاصِمٌ عَنْ ‏عِكْرِمَةَ ‏‏عَنْ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا‏ ‏قَالَ أَقَامَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بِمَكَّةَ ‏ ‏تِسْعَةَ عَشَرَ يَوْمًا يُصَلِّي رَكْعَتَيْنِ.

 

Dans ce hadith, le prophète sws à passé dix neuf jours à faire deux raka’ates, de même que pendant tous ses voyages, comme c’est spécifié dans les autres hadiths.

 

Avant d’aller plus loin, il faut bien mettre en place ce concept en lui apportant les preuves nécessaires. On a tout d’abord le verset 4/102 :

 

4/102: وَإِذَا كُنْتَ فِيهِمْ فَأَقَمْتَ لَهُمُ الصَّلاةَ فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا أَسْلِحَتَهُمْ فَإِذَا سَجَدُوا فَلْيَكُونُوا مِنْ وَرَائِكُمْ وَلْتَأْتِ طَائِفَةٌ أُخْرَى لَمْ يُصَلُّوا فَلْيُصَلُّوا مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا حِذْرَهُمْ وَأَسْلِحَتَهُمْ

 

4/102 : Et lorsque tu (Muhammad) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la Salâ, qu’un groupe d’entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu’ils ont terminé la prosternation qu’ils passent derrière vous et que vienne l’autre groupe, ceux qui n’ont pas encore célébré la Salâ. A ceux-ci alors d’accomplir la Salâ avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes…

qui stipule que même pendant le déroulement de la guerre, il faut faire la prière en groupe, même si on ne doit conserver que cette forme aux dépends des autres mouvements, et faire qu’une seule rakaâte avec l’imam, ce qui veut dire qu’à fortiori il faut la faire en groupe pendant le temps de paix, et ceci bien en temps de résidence que pendant le voyage, puisque les guerres se font la plupart des cas en dehors de la ville de résidence. On reviendra sur cette forme de prière qui est appelée prière de la peur, lorsqu’on parlera des différentes prières.

Il est à remarquer aussi que je ne vais pas, dans cet exposé – que j’ai voulu être une espèce d’aide-mémoire pour la prière – rentrer dans des polémiques avec les gens qui ont un avis contraire, mais j’expose mon avis avec les preuves que je juge être les plus fortes et les plus logiques et je m’y tiens. Il va de soi que la femme n’est pas tenue de la faire en groupe, en aucun cas de figure, quoiqu’il ne lui est pas interdit de la faire, le mieux pour elle serait de la faire à sa maison, à l’endroit le plus privé qui soit, tel que la chambre à coucher. En effet Ahmad et Ibno Hibbane ont rapporté un hadith dans ce sens là, dont voici la version d’Ahmad (livre : le restant de Mosand Al Anssaar, chapitre : le hadith d’Ommo Homayd, qu’Allah soit satisfait d’elle) :

مسند أحمد، باقي مسند الأنصار، حديث أم حميد رضي الله عنها:

حَدَّثَنَا ‏‏هَارُونُ ‏حَدَّثَنَا ‏‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ ‏‏قَالَ حَدَّثَنِي ‏دَاوُدُ بْنُ قَيْسٍ‏عَنْ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سُوَيْدٍ الْأَنْصَارِيِّ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَمَّتِهِ‏ ‏أُمِّ حُمَيْدٍ‏ ‏امْرَأَةِ‏ ‏أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّ أَنَّهَا جَاءَتْ النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أُحِبُّ الصَّلَاةَ مَعَكَ قَالَ قَدْ عَلِمْتُ أَنَّكِ تُحِبِّينَ الصَّلَاةَ مَعِي ‏وَصَلَاتُكِ فِي بَيْتِكِ خَيْرٌ لَكِ مِنْ صَلَاتِكِ فِي حُجْرَتِكِ وَصَلَاتُكِ فِي حُجْرَتِكِ خَيْرٌ مِنْ صَلَاتِكِ فِي دَارِكِ وَصَلَاتُكِ فِي دَارِكِ خَيْرٌ لَكِ مِنْ صَلَاتِكِ فِي مَسْجِدِ قَوْمِكِ وَصَلَاتُكِ فِي مَسْجِدِ قَوْمِكِ خَيْرٌ لَكِ مِنْ صَلَاتِكِ فِي ‏ ‏مَسْجِدِي، قَالَ ‏ ‏فَأَمَرَتْ فَبُنِيَ لَهَا مَسْجِدٌ فِي أَقْصَى شَيْءٍ مِنْ بَيْتِهَا وَأَظْلَمِهِ فَكَانَتْ تُصَلِّي فِيهِ حَتَّى لَقِيَتْ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ.

où il montre qu’il a conseillé à la femme qui lui avait dit qu’elle aimait la prière avec lui, que le mieux pour elle c’est de la faire dans sa chambre (à coucher), et que ceci est mieux qu’elle la fasse avec lui (dans sa mosquée, qui compte pour mille), ce qu’elle s’est tenue de faire jusqu’à sa mort. Il faut remarquer aussi qu’il lui a conseillé ça, tout en reconnaissant qu’il sait bien qu’elle aime la prière avec lui, et bien le prendre en considération.

Il faut ajouter que ce hadith va bien dans le même sens que le verset qui dit :

33/33  :  وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الأُولَى وَأَقِمْنَ الصَّلاةَ وَآتِينَ الزَّكَاةَ وَأَطِعْنَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ إِنَّمَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمُ الرِّجْسَ أَهْلَ الْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ تَطْهِيرًا.

 

33/33 : Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (Jâhiliya). Accomplissez la Salâ, acquittez la Zakâ et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (du prophète), et veut vous purifier pleinement.

 

 Je réserverais un chapitre spécialement pour la prière de la femme – dans lequel on développera encore plus ce point – tellement qu’il y a de choses qui lui sont particulières du fait de son grand intérêt, surtout qu’il y a beaucoup qui falsifient les textes et veulent que la femme soit comme l’homme, contrairement aux directives de l’islam qui se basent sur le fait que la femme est complémentaire à l’homme et  non égale à lui.

Il est clair que ceci est relatif au musulman se trouvant en pays d’islam, où il y a des mosquées dans lesquelles on appelle à la prière, et où la vie sociale est cadencée par les horaires de la prière.

Mais quant au musulman qui se trouve en Europe, il est assez évident qu’il n’est pas dans les mêmes conditions, à savoir qu’il ne trouve pas de mosquées, et que les salles de prière qui existent ne sont pas assez nombreuses, et qu’il est rare qu’il en trouve une à sa proximité. Mais la question qui se pose de prime à bord est : la salle de prière, peut-elle être considérée comme une mosquée ? Eh bien la réponse est malheureusement non, puisqu’on n’y appelle pas à la prière, et elle ne comporte pas de minaret. Je dis bien qu’on n’y appelle pas à la prière, tout en sachant qu’il y a ‘adhan’ à l’intérieur de cette salle, lequel soit disant ‘adhan’ n’est pas un appel à la prière, puisqu’il ne touche que les présents à l’intérieur de la salle, alors que l’appel est fait précisément pour les gens qui sont à l’extérieur, pour les appeler à venir à la prière, comme il est exprimé par les phrases de l’appel lui-même : « venez à la prière ». Une autre preuve est le verset 5/58 :

وَإِذَا نَادَيْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ اتَّخَذُوهَا هُزُوًا وَلَعِبًا ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ قَوْمٌ لا يَعْقِلُونَ.

5/58 : Et lorsque vous faites l’appel à la Salâ, ils la prennent en raillerie et jeu. C’est qu’ils sont des gens qui ne raisonnent point,

 

où il est spécifié que les railleurs étaient bien à l’extérieur de la mosquée quand ils ont entendu l’appel.

Une autre preuve aussi, c’est le hadith de Moslim, cité dans le livre : la prière et les endroits permissibles, chapitre : il faut venir à la mosquée pour celui qui entend l’appel :

و حَدَّثَنَا ‏ ‏قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ ‏ ‏وَإِسْحَقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ ‏ ‏وَسُوَيْدُ بْنُ سَعِيدٍ ‏ ‏وَيَعْقُوبُ الدَّوْرَقِيُّ ‏ ‏كُلُّهُمْ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏مَرْوَانَ الْفَزَارِيِّ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏قُتَيْبَةُ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏الْفَزَارِيُّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ الْأَصَمِّ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏يَزِيدُ بْنُ الْأَصَمِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏ ‏قَالَ : ‏أَتَى النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏رَجُلٌ أَعْمَى فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهُ لَيْسَ لِي ‏ ‏قَائِدٌ يَقُودُنِي إِلَى الْمَسْجِدِ فَسَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏أَنْ يُرَخِّصَ لَهُ فَيُصَلِّيَ فِي بَيْتِهِ فَرَخَّصَ لَهُ فَلَمَّا وَلَّى دَعَاهُ فَقَالَ ‏ ‏هَلْ تَسْمَعُ النِّدَاءَ بِالصَّلَاةِ قَالَ نَعَمْ قَالَ فَأَجِبْ.‏

où il est dit à l’homme aveugle (Ibno Ommi Maktoum) qui a demandé la permission de faire la prière chez lui, parce qu’il n’a pas de guide : « entends-tu l’appel ? Il a répondu que oui, le prophète sws lui a dit : tu dois répondre à l’appel ».

Il est bien clair que le fait d’entendre l’appel a fait qu’il a été obligé de lui répondre, ce qui veut dire que c’est une condition à remplir pour faire la prière. Autrement dit, et dans le cas particulier qui est le nôtre, le musulman en Europe ne peut en aucun cas entendre l’appel de l’extérieur, ce qui fait qu’il n’est pas obligé de venir à la mosquée pour faire la prière, mais par contre il lui est très conseillé de le faire, comme c’est connu par le commun du monde.

En résumé donc pour ce point, il faut retenir que la prière du groupe dans la mosquée n’est pas obligatoire en Europe, sauf pour ceux qui peuvent entendre l’appel, en particulier ceux qui se trouveraient au moment de l’adhan à l’intérieur de la salle de prière.

Ceci étant, on en conclut que la forme de la prière la plus courante en Europe va être donc la prière à la maison – où le groupe sera généralement la famille – ou bien la prière au travail, qui sera soit l’usine soit le bureau et où le groupe peut être présent – cas rare – ou absent – cas le plus fréquent -.

 

Se préparer à la prière :

 

Il faut regrouper un certain nombre de conditions (6) pour être en mesure de faire la prière. Je ne vais pas les développer ici, mais je vais juste s’arrêter plus sur celles qui ont une certaine particularité.

Il est bien évident d’être propre, c’est-à-dire avoir le ghousl et les ablutions, de même qu’il faut s’habiller proprement, ainsi que de faire la prière sur quelque chose de propre, en évitant de la faire dans les endroits interdits, tels que les bains-maures, les toilettes, ou dans l’étable des chameaux. En particulier, la terre ou le sol, est propre par définition, et vous pouvez donc faire la prière par terre avec vos souliers. Ceci est très pratique en Europe, puisque dans plusieurs cas de figure, on ne trouve pas un lieu de prière, surtout lorsqu’on est dehors, pour faire le marché ou tout autre, (je pense là aux gens qui ont des travaux libres et qui bougent beaucoup). En effet le prophète sws nous ordonne de faire la prière dans les souliers, dans le hadith rapporté par Abou Dawoud et par Ibno Hibbane dans son saHiH,

وَعَنْ شَدَّادِ بْنِ أَوْسٍ قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : خَالِفُوا الْيَهُودَ فَإِنَّهُمْ لَا يُصَلُّونَ فِي نِعَالِهِمْ وَلَا خِفَافِهِمْ. رَوَاهُ أَبُو دَاوُد وابن حبان في صحيحه.

dans lequel il nous ordonne de ne pas faire comme les juifs qui ne prient pas dans leurs souliers.

On a aussi le hadith rapporté par les deux cheikhs et dont voici la version d’Al boukhari, qui rapporte dans : ‘le livre de la prière’, chapitre : ‘la prière dans les souliers’ :

 حدَّثَنَا‏ ‏آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا‏ ‏شُعْبَةُ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنَا ‏ ‏أَبُو مَسْلَمَةَ سَعِيدُ بْنُ يَزِيدَ الأَزْدِيُّ‏ ‏قَالَ سَأَلْتُ ‏أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ أَكَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُصَلِّي فِي نَعْلَيْهِ قَالَ نَعَمْ.

qui stipule clairement que le prophète sws priait dans ses souliers.

Une autre condition est de se diriger vers la Ka’bah, mais ça ne pose plus de problèmes maintenant avec l’abondance des boussoles.

La troisième condition est l’heure de la prière. Cette dernière mérite une attention particulière, car beaucoup de gens ne savent pas qu’une prière faite en dehors de son horaire est une prière non acceptée. En fait c’est comme un ticket de train bon marché, si vous ratez l’heure votre ticket ne vaut plus rien. C’est comme ça dans la religion, l’heure c’est l’heure, avant l’heure ce n’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure, mais l’heure c’est l’heure. Ca c’est dans la logique des choses, et c’est aussi dans la religion, contrairement à ce que peuvent croire beaucoup de gens, qui savent bien que la femme ne refait pas les prières qu’elle a perdu pendant ses menstrues, alors qu’elle refait le jeûne. Le verset 4/103 :

فَإِذَا اطْمَأْنَنْتُمْ فَأَقِيمُوا الصَّلاةَ إِنَّ الصَّلاةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَوْقُوتًا

4/103 : Puis lorsque vous êtes en sécurité, accomplissez la Salâ (normalement), car la Salâ demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés.

précise bien que la prière est prescrite à des temps bien déterminés, et qu’il ne faut pas la faire en dehors, car elle ne serait pas acceptée, sauf pour les excusés tels que celui qui oublie, ou qui dort, ou qui soit contraint de façon à ce qu’il lui soit impossible, par n’importe quel moyen et sous n’importe quelle conditions, de la faire même avec les yeux. Ces catégories de gens, cités dans le hadith rapporté par Moslim (le livre, la prière et ses endroits, chapitre, accomplissement de la prière dépassée :

 قضاء الصلاة الفائتة واستحباب تعجيل قضائها المساجد ومواضع الصلاة

… ثُمَّ قَالَ أَمَا إِنَّهُ لَيْسَ فِي النَّوْمِ‏ تَفْرِيطٌ ‏ ‏إِنَّمَا ‏‏التَّفْرِيطُ‏ ‏عَلَى مَنْ لَمْ يُصَلِّ الصَّلَاةَ حَتَّى يَجِيءَ وَقْتُ الصَّلَاةِ الْأُخْرَى…

qui raconte l’histoire de la nuit où le prophète sws, s’est endormi jusqu’au lever du soleil, et n’a fait le SobH qu’au milieu de la journée, ce qui a poussé quelques compagnons à se poser la question sur le fait que peut-être ils avaient commis un pêché en priant en retard, et où il leur expliqué : « que l’abus n’est pas dans le sommeil, mais c’est quand on laisse passer le temps de la prière jusqu’à ce qu’il arrive celui de l’autre »,

Mais on a mieux que cela, on a le dernier verset d’Al Baqarah, où le Coran précise que les croyants ont demandé à Allah qu’il leur pardonne trois choses : l’oubli, l’erreur et les choses insupportables, comme suit :

2/286 : رَبَّنَا لا تُؤَاخِذْنَا  إِنْ نَسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا رَبَّنَا وَلا تَحْمِلْ عَلَيْنَا إِصْرًا كَمَا حَمَلْتَهُ عَلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِنَا رَبَّنَا وَلا تُحَمِّلْنَا مَا لا طَاقَةَ لَنَا بِهِ وَاعْفُ عَنَّا وَاغْفِرْ لَنَا وَارْحَمْنَا

2/286 : Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde,

et que dans le hadith authentique d’Attirmidhiye qu’il a rapporté dans le livre explication du Coran, sourate Al Baqarah, Allah leur a accordé cela :

سنن الترمذي، كتاب:ومن سورة البقرة، باب: تفسير القرآن عن رسول الله:

حَدَّثَنَا ‏ ‏مَحْمُودُ بْنُ غَيْلَانَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏وَكِيعٌ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏سُفْيَانُ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏آدَمَ بْنِ سُلَيْمَانَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏قَالَ: ‏لَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ ‏ ‏الْآيَةَ إِنْ تُبْدُوا مَا فِي أَنْفُسِكُمْ أَوْ تُخْفُوهُ يُحَاسِبْكُمْ بِهِ اللَّهُ، ‏قَالَ دَخَلَ قُلُوبَهُمْ مِنْهُ شَيْءٌ لَمْ يَدْخُلْ مِنْ شَيْءٍ فَقَالُوا لِلنَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فَقَالَ ‏ ‏قُولُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا فَأَلْقَى اللَّهُ الْإِيمَانَ فِي قُلُوبِهِمْ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى آمَنَ الرَّسُولُ بِمَا أُنْزِلَ إِلَيْهِ مِنْ رَبِّهِ وَالْمُؤْمِنُونَ ‏الآية  لَا يُكَلِّفُ اللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا لَهَا مَا كَسَبَتْ وَعَلَيْهَا مَا اكْتَسَبَتْ رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَا إِنْ نَسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَاقَالَ قَدْ فَعَلْتُ، ‏‏ رَبَّنَا وَلَا تَحْمِلْ عَلَيْنَا ‏ ‏إِصْرًا ‏ ‏كَمَا حَمَلْتَهُ عَلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِنَا ‏ قَالَ قَدْ فَعَلْتُ، رَبَّنَا وَلَا تُحَمِّلْنَا مَا لَا طَاقَةَ لَنَا بِهِ وَاعْفُ عَنَّا وَاغْفِرْ لَنَا وَارْحَمْنَا ‏الآية ‏ ‏قَالَ قَدْ فَعَلْتُ
‏قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏هَذَا ‏ ‏حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏ ‏وَقَدْ رُوِيَ هَذَا مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏وَفِي ‏ ‏الْبَاب ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏ ‏رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ‏ ‏وَآدَمُ بْنُ سُلَيْمَانَ ‏ ‏يُقَالُ هُوَ وَالِدُ ‏ ‏يَحْيَى بْنِ آدَمَ.

où Allah dit à la fin de chacune des trois implorations, oui J’ai fait (قَدْ فَعَلْتُ), c’est-à-dire que J’ai bien accepté votre imploration.

Ceci montre bien l’ampleur de la miséricorde d’Allah qui veut nous faciliter au maximum son adoration et nous la faire aimer. C’est une grande signature qui va marquer cette si belle religion, tout au long du cadencement musical et harmonieux qu’elle donne à la vie du musulman. En fait, il faut bien souligner ici que c’est une particularité de cette si belle religion, en ce sens qu’elle ne s’adresse qu’aux conscients, puisqu’elle ne touche pas le fou ou le tout petit qui n’a pas atteint pas l’âge de la puberté.

Revenons à ce que nous disions à propos de la prière ratée de gré, qu’elle ne peut pas être rattrapée, et ajoutons de même la preuve logique, que tout le monde connaît, à savoir que s’il y avait quelqu’un qui pouvait rattraper les prières passées, ça aurait été la femme qui n’est plus en état de menstrues. Mais comme ceci est connu par le commun des mortels, il n’y a même pas besoin d’y apporter de preuves – abondantes d’ailleurs – et que je ne donnerais pas pour deux raisons : la première c’est que ce qui est connu n’a pas à être démontré, et la deuxième c’est pour éviter d’allonger le texte.

Ceci étant, on doit maintenant préciser les intervalles de temps des prières tels qu’a enseigné Gabriel au prophète sws, comme cité dans le hadith authentique (hassan saHiH ghariib) d’Al Thirmidhiye, dans le livre de la prière, chapitre : à propos des temps de prières :

سنن الترمذي، كتاب الصلاة، باب ما جاء في مواقيت الصلاة:

حَدَّثَنَا ‏ ‏هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي الزِّنَادِ ‏ ‏ عَنْ ‏ ‏ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ عَيَّاشِ بْنِ أَبِي رَبِيعَةَ ‏ ‏ عَنْ ‏ ‏حَكِيمِ بْنِ حَكِيمٍ وَهُوَ ابْنُ عَبَّادِ بْنِ حُنَيْفٍ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏نَافِعُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنِي ‏ ‏ابْنُ عَبَّاسٍ أَنَّ النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَمَّنِي ‏ ‏جِبْرِيلُ ‏ ‏عَلَيْهِ السَّلَام ‏ ‏عِنْدَ ‏ ‏الْبَيْتِ ‏ ‏مَرَّتَيْنِ فَصَلَّى الظُّهْرَ فِي الْأُولَى مِنْهُمَا حِينَ كَانَ الْفَيْءُ مِثْلَ ‏ ‏الشِّرَاكِ ‏ ‏ثُمَّ صَلَّى الْعَصْرَ حِينَ كَانَ كُلُّ شَيْءٍ مِثْلَ ظِلِّهِ ثُمَّ صَلَّى الْمَغْرِبَ حِينَ وَجَبَتْ الشَّمْسُ وَأَفْطَرَ الصَّائِمُ ثُمَّ صَلَّى الْعِشَاءَ حِينَ غَابَ ‏ ‏الشَّفَقُ ‏ ‏ثُمَّ صَلَّى الْفَجْرَ حِينَ ‏ ‏بَرَقَ ‏ ‏الْفَجْرُ وَحَرُمَ الطَّعَامُ عَلَى الصَّائِمِ وَصَلَّى الْمَرَّةَ الثَّانِيَةَ الظُّهْرَ حِينَ كَانَ ظِلُّ كُلِّ شَيْءٍ مِثْلَهُ لِوَقْتِ الْعَصْرِ بِالْأَمْسِ ثُمَّ صَلَّى الْعَصْرَ حِينَ كَانَ ظِلُّ كُلِّ شَيْءٍ مِثْلَيْهِ ثُمَّ صَلَّى الْمَغْرِبَ لِوَقْتِهِ الْأَوَّلِ ثُمَّ صَلَّى الْعِشَاءَ الْآخِرَةَ حِينَ ذَهَبَ ثُلُثُ اللَّيْلِ ثُمَّ صَلَّى الصُّبْحَ حِينَ ‏ ‏أَسْفَرَتْ ‏ ‏الْأَرْضُ ثُمَّ الْتَفَتَ إِلَيَّ ‏ ‏جِبْرِيلُ ‏ ‏فَقَالَ يَا ‏ ‏مُحَمَّدُ ‏ ‏هَذَا وَقْتُ الْأَنْبِيَاءِ مِنْ قَبْلِكَ وَالْوَقْتُ فِيمَا بَيْنَ هَذَيْنِ الْوَقْتَيْنِ. قَالَ ‏ ‏ أَبُو عِيسَى ‏ ‏وَفِي ‏ ‏الْبَاب ‏ ‏ عَنْ ‏ ‏ أَبِي هُرَيْرَةَ ‏ ‏وَبُرَيْدَةَ ‏ ‏ وَأَبِي مُوسَى ‏ ‏ وَأَبِي مَسْعُودٍ الْأَنْصَارِيِّ ‏ ‏ وَأَبِي سَعِيدٍ ‏ ‏ وَجَابِرٍ ‏ ‏ وَعَمْرِو بْنِ حَزْمٍ ‏ ‏وَالْبَرَاءِ ‏ ‏وَأَنَسٍ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ مُوسَى ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏حُسَيْنُ بْنُ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ ‏ ‏أَخْبَرَنِي ‏ ‏وَهْبُ بْنُ كَيْسَانَ ‏ ‏ عَنْ ‏ ‏ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ‏ ‏ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَمَّنِي ‏ ‏جِبْرِيلُ ‏ ‏فَذَكَرَ نَحْوَ حَدِيثِ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏بِمَعْنَاهُ وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ لِوَقْتِ الْعَصْرِ بِالْأَمْسِ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏ أَبُو عِيسَى ‏ ‏هَذَا ‏ ‏حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ ‏ ‏وَحَدِيثُ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏ ‏و قَالَ ‏ ‏مُحَمَّدٌ ‏ ‏أَصَحُّ شَيْءٍ فِي الْمَوَاقِيتِ حَدِيثُ ‏ ‏ جَابِرٍ ‏ ‏ عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏وَحَدِيثُ ‏ ‏ جَابِرٍ ‏ ‏فِي الْمَوَاقِيتِ ‏ ‏قَدْ رَوَاهُ ‏ ‏عَطَاءُ بْنُ أَبِي رَبَاحٍ ‏ ‏ وَعَمْرُو بْنُ دِينَارٍ ‏ وَأَبُو الزُّبَيْرِ ‏ ‏ عَنْ ‏ ‏ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ‏ ‏ عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏نَحْوَ حَدِيثِ ‏ ‏وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ ‏ ‏ عَنْ ‏ ‏ جَابِرٍ ‏ ‏ عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. ‏

où en effet Gabriel (paix et salut sur lui) a montré au prophète sws les limites de chaque prière. Ceci est fondamental à savoir, car beaucoup de gens oublient que les prières doivent être faites dans des marges temporelles, et non pas en des moments précis. Evidement on a le droit de faire la prière à n’importe quel moment de ces intervalles, ce qui est une très grande miséricorde, qui montre bien encore une fois de plus, combien Allah a les superlatifs absolus de bonté, ce qui ne laisse aucune excuse pour quiconque de ne pas faire la prière à temps.

On voit dans ce hadith que Gabriel à fait le Dhohr entre son début (appel à la prière, ou calendrier) et le moment du Asr (indiqué par le calendrier horaire correspondant au pays). Il faut remarquer ici qu’il faut se tenir aux horaires indiqués dans les mosquées ou dans les différents sites tels que :

http://www.fleurislam.net/media/priere/txt_mois.php,

 qui suit l’organisme européen de calcul des horaires (UOIF). Il ne faut pas adopter le calcul proposé par d’autres organismes qui sont localisés en des endroits lointains, tels l’organisme Oum Al Qora d’Arabie Saoudite en particulier, puisque les fuseaux horaires diffèrent. Il en va de même pour le Pakistanais et l’Américain.

Quant à la prière du Asr, elle doit être faite entre son début et lorsque l’ombre de chaque chose devient égale au double de sa longueur, autrement dit lorsque le ciel commence à être jaunâtre, et avant le coucher du soleil, en tout état de cause. Le hadith de Moslim précise encore mieux les limites de chaque prière :

صحيح مسلم، كتاب المساجد ومواضع الصلاة، باب أوقات الصلوات الخمس:

حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو غَسَّانَ الْمِسْمَعِيُّ ‏ ‏وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى ‏ ‏قَالَا حَدَّثَنَا ‏ ‏مُعَاذٌ وَهُوَ ابْنُ هِشَامٍ ‏ ‏حَدَّثَنِي ‏ ‏أَبِي ‏ ‏عَنْ ‏ ‏قَتَادَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي أَيُّوبَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ‏أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏إِذَا صَلَّيْتُمْ الْفَجْرَ فَإِنَّهُ وَقْتٌ إِلَى أَنْ يَطْلُعَ قَرْنُ الشَّمْسِ الْأَوَّلُ ثُمَّ إِذَا صَلَّيْتُمْ الظُّهْرَ فَإِنَّهُ وَقْتٌ إِلَى أَنْ يَحْضُرَ الْعَصْرُ فَإِذَا صَلَّيْتُمْ الْعَصْرَ فَإِنَّهُ وَقْتٌ إِلَى أَنْ تَصْفَرَّ الشَّمْسُ فَإِذَا صَلَّيْتُمْ الْمَغْرِبَ فَإِنَّهُ وَقْتٌ إِلَى أَنْ يَسْقُطَ الشَّفَقُ فَإِذَا صَلَّيْتُمْ الْعِشَاءَ فَإِنَّهُ وَقْتٌ إِلَى نِصْفِ اللَّيْلِ. ‏

 

Remarque d’ordre pratique :

 

La prière qui pose grand problème en Europe est bien celle du Asr, et beaucoup de gens la laissent jusqu’à ce qu’ils rentrent chez eux pour la faire le soir. Ceci est complètement faux, en ce sens que ce n’est pas la peine de la faire le soir si vous ne la faites pas à temps, lequel temps est assez large. Pour donner un exemple chiffré, afin de bien consolider cette chose, prenons l’exemple de la ville de Paris en ce jour-ci (02 juillet 2008) pour laquelle, et suivant le site précité, le début du Asr est à 18h16 et le Maghrib à 22h02, comme indiqué ci-dessous.

 

Date

Fajr*

Shourouk**

Dhor

Asr

Maghrib

Isha

Mercredi 2 document.write (NomMois()); Juillet 2008

03h52

05h46

13h54

18h16

22h02

23h44

Ceci donne une différence d’un peu moins de 4 heures, ce qui est quand même un temps assez large pour trouver dix minutes pour faire la prière du Asr à temps, car Allah swt nous conseille dans Son livre de bien la faire à temps, comme c’est dans le verset 2/238 :

2/238 : حَافِظُوا عَلَى الصَّلَوَاتِ وَالصَّلاةِ الْوُسْطَى وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ.

2/238 : Soyez assidus aux Salâ et surtout la Salâ médiane ; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité,

 

laquelle prière médiane est bien celle de l’Asr, d’après les hadiths authentiques rapportés à ce sujet. En effet Al Boukhari et Moslim ont rapporté le hadith relatif à la guerre du fossé (ghazwate Al Khandaq) durant laquelle le prophète sws et ses compagnons n’ont fait la prière du Asr qu’après le coucher du soleil, mais l’énoncé de Moslim est plus explicite à ce sujet que celui d’Al Boukhari, parce qu’il stipule bien qu’il s’agit de la prière du Asr. En effet il rapporte dans le livre : les mosquées et les lieux de prière, chapitre : la mise en garde contre le fait de laisser passer l’heure de l’Asr :

صحيح مسلم، كتاب: المساجد ومواضع الصلاة، باب: التغليظ في تفويت صلاة العصر:

و حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو أُسَامَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏هِشَامٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏مُحَمَّدٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبِيدَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَلِيٍّ ‏ ‏قَالَ: ‏لَمَّا كَانَ يَوْمُ الْأَحْزَابِ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏مَلَأَ اللَّهُ قُبُورَهُمْ وَبُيُوتَهُمْ نَارًا كَمَا حَبَسُونَا وَشَغَلُونَا عَنْ ‏ ‏الصَّلَاةِ الْوُسْطَى ‏ ‏حَتَّى غَابَتْ الشَّمْسُ.

‏« qu’Allah remplisse leurs tombes et leurs maisons de feu, car ils nous ont bloqué et empêché de faire la prière jusqu’à ce que le soleil s’est couché ». Par ailleurs Nawawi, qui a titré et expliqué le livre de Moslim, a bien précisé qu’il s’agit bien de la prière de l’Asr, de part le titre sous lequel il a rangé ce hadith. D’un autre coté le hadith en lui-même est très explicite, puisque le prophète sws a dit : « jusqu’à ce que le soleil s’est couché », ce qui ne laisse aucun doute que c’est bel et bien de l’Asr qu’il s’agit et non du Sobh ou du Dhohr, comme c’est dit par ailleurs.

Evidement le prophète sws ne pouvait pas faire l’Asr en son temps, même pas sous sa forme restreinte – comme on l’a vu auparavant dans la prière de la peur – ce qui nous place obligatoirement dans le cas où le musulman est excusé de reporter la prière à plus tard. Ainsi s’il arrive à quelqu’un d’entre nous d’être dans une situation de force majeure où il ne peut pas faire la prière à temps, je dis bien de force majeure telle que celle du prophète sws, il peut la reporter à plus tard, c’est-à-dire au moment opportun le plus proche. Le musulman doit être assez prudent à utiliser ces facilités, car il n’est pas question de prendre son aise et de dire que je suis dans une force majeure, parce que j’ai peur qu’on me voie prier ou quoique ce soit d’autre, mais il faut bien que ça soit réellement une force majeure.

 

Solution pratique :

 

Devant cet état de fait, y a-t-il une solution plausible à ce problème, de telle sorte que la prière soit faite à temps et suivant les règles de l’art ?

Pour répondre à cette question, il faut savoir un certain nombre de choses préliminaires :

  • 1. Que les temps de prière peuvent être regroupés en trois temps, au lieu de cinq. Comment cela est-il possible? Eh bien c’est très facile si vous remarquez que le Dhohr et l’Asr peuvent être regroupés entre eux en voyage, et entre eux seulement, pendant le voyage, de même que le Maghrib peut être seulement regroupé avec Al ‘Ichaa, alors que le SobH lui est tout seul.
  • 2. Que si pendant le voyage, le législateur a permis de regrouper les prières appariées, c’est qu’elles ont un temps commun, ce qui est tout à fait logique, car autrement l’une d’entre elles serait non acceptée. En fait, la réalité est qu’Allah swt à alléger la prière durant le voyage par miséricorde, comme l’a dit Omar: c’est un cadeau d’Allah, et il faut accepter Son cadeau, comme l’a rapporté Moslim dans le livre la prière des voyageurs et son allégement, chapitre: la prière des voyageurs et son allégement.

صحيح مسلم، كتاب صلاة المسافرين وقصرها، باب كتاب صلاة المسافرين وقصرها:

و حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ ‏ ‏وَأَبُو كُرَيْبٍ ‏ ‏وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ ‏ ‏وَإِسْحَقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏إِسْحَقُ ‏ ‏أَخْبَرَنَا ‏ ‏وَقَالَ الْآخَرُونَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ جُرَيْجٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ أَبِي عَمَّارٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بَابَيْهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يَعْلَى بْنِ أُمَيَّةَ ‏ ‏قَالَ: ‏قُلْتُ ‏ ‏لِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ‏ لَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَنْ تَقْصُرُوا مِنْ الصَّلَاةِ إِنْ خِفْتُمْ أَنْ يَفْتِنَكُمْ الَّذِينَ كَفَرُوا ‏‏فَقَدْ أَمِنَ النَّاسُ فَقَالَ عَجِبْتُ مِمَّا عَجِبْتَ مِنْهُ فَسَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ‏ ‏عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ ‏ ‏صَدَقَةٌ تَصَدَّقَ اللَّهُ بِهَا عَلَيْكُمْ فَاقْبَلُوا صَدَقَتَهُ. ‏

  • 3. Que le regroupement est aussi possible pour le résident, sans raison, comme l’a dit le plus savant de la nation, Ibno Abbas dans le hadith de Moslim, livre: la prière des voyageurs et son allégement, chapitre: le regroupement entre les deux prières en résidence:

صحيح مسلم، كتاب صلاة المسافرين وقصرها، باب الجمع بين الصلاتين في الحضر:

و حَدَّثَنِي ‏ ‏أَبُو الرَّبِيعِ الزَّهْرَانِيُّ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏حَمَّادٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الزُّبَيْرِ بْنِ الْخِرِّيتِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ شَقِيقٍ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏خَطَبَنَا ‏ ‏ابْنُ عَبَّاسٍ ‏ ‏يَوْمًا بَعْدَ الْعَصْرِ حَتَّى غَرَبَتْ الشَّمْسُ وَبَدَتْ النُّجُومُ وَجَعَلَ النَّاسُ يَقُولُونَ الصَّلَاةَ الصَّلَاةَ قَالَ فَجَاءَهُ رَجُلٌ مِنْ ‏ ‏بَنِي تَمِيمٍ ‏ ‏لَا ‏ ‏يَفْتُرُ ‏ ‏وَلَا ‏ ‏يَنْثَنِي ‏ ‏الصَّلَاةَ الصَّلَاةَ فَقَالَ ‏ ‏ابْنُ عَبَّاسٍ أَتُعَلِّمُنِي بِالسُّنَّةِ لَا أُمَّ لَكَ ثُمَّ قَالَ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏جَمَعَ بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ وَالْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ قَالَ ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ شَقِيقٍ ‏ ‏فَحَاكَ فِي صَدْرِي مِنْ ذَلِكَ شَيْءٌ فَأَتَيْتُ ‏ ‏أَبَا هُرَيْرَةَ ‏ ‏فَسَأَلْتُهُ فَصَدَّقَ مَقَالَتَهُ. ‏

Le hadith raconte l’histoire de quelqu’un qui interrompit Ibno Abbas lors de la causerie qu’il tenait à la mosquée, après que l’appel de la prière du Maghrib ait été dépassé de quelque temps, et après qu’il ait ignoré le rappel de faire la prière – annoncé par plusieurs compagnons à maintes reprises -. Après que notre homme (de la tribu de Bani Tamim) ait répété l’interruption plusieurs fois, Ibno Abbas l’à grondé (tu n’as pas de mère : لَا أُمَّ لَكَ), puis lui dit : « veux- tu m’apprendre la sounnah du prophète ? J’ai vu le prophète regrouper le Dhohr avec le Asr et le Maghrib avec l’Ichaa ».

Un arrêt succinct sur l’attitude qu’a eu ce grand savant, envers tous ceux qui lui ont rappelé de faire la prière après l’appel, et plus particulièrement avec l’un d’entre eux montre que :

  • - Primo: il les a complètement ignoré, bien qu’ils ont insistés longuement, ce qui signifie qu’il savait ce qu’ils ne savaient pas et qu’il en avait la preuve,
  • - Secundo: il a grondé celui qui a trop insisté et l’interrompu plus que les autres, ce qui implique qu’Ibno Abbas avait bien tenu à faire passer ce message aux autres compagnons, lesquels n’ont pas répliqué au grondement de ce dernier, ce qui correspond à un consensus muet (ijma’ socoutiye) relatif à ceux qui étaient présents dans la mosquée.
  • - Tertio: le fait qu’Ibno Abbas insiste pour regrouper les prières veut bien dire quelque chose de plus que le fait que ceci est sounnah, en ce sens qu’il a tenu à leur faire comprendre que la vraie sounnah n’est pas de chercher la complication, mais plutôt la facilité et l’aisance. Cette attitude est celle que doit avoir le vrai musulman qui, comme le grand savant Ibno Abbas (appelé aussi Habr Al Ommah: Rabbin de la nation, du fait de l’ampleur de son savoir, et Bahr Al Ommah: océan de la nation, comparativement à l’océan qui n’a pas de limites) cherche la facilité, et non pas comme ceux qui, au nom de la sounnah, contrarient la sounnah, et cherchent toujours à compliquer la vie aux gens, croyant bien faire, alors qu’ils détruisent beaucoup plus qu’ils construisent.

On trouve dans un autre hadith rapporté par Athitmiddhye, livre de la prière, chapitre : à propos du regroupement des deux prières en état de résidence, qu’Ibno Abbas spécifie, à la suite de la question sur la raison de ce groupement, que le prophète sws a voulu ne pas embarrasser sa nation :

سنن الترمذي، كتاب الصلاة، باب ما جاء في الجمع بين الصلاتين في الحضر الصلاة:

 حَدَّثَنَا ‏ ‏هَنَّادٌ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو مُعَاوِيَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏الْأَعْمَشِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏حَبِيبِ بْنِ أَبِي ثَابِتٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏قَالَ: ‏جَمَعَ رَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏بَيْنَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ وَبَيْنَ الْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ ‏ ‏بِالْمَدِينَةِ ‏ ‏مِنْ غَيْرِ خَوْفٍ وَلَا مَطَرٍ، ‏‏قَالَ ‏ ‏فَقِيلَ ‏ ‏لِابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏مَا أَرَادَ بِذَلِكَ قَالَ أَرَادَ أَنْ ‏ ‏لَا يُحْرِجَ أُمَّتَهُ ‏ ‏وَفِي ‏ ‏الْبَاب ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏أَبُو عِيسَى ‏ ‏حَدِيثُ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏قَدْ رُوِيَ عَنْهُ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ ‏ ‏رَوَاهُ ‏ ‏جَابِرُ بْنُ زَيْدٍ ‏ ‏وَسَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ ‏ ‏وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ شَقِيقٍ الْعُقَيْلِيُّ ‏ ‏وَقَدْ رُوِيَ عَنْ ‏ ‏ابْنِ عَبَّاسٍ ‏ ‏عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏غَيْرُ هَذَا. ‏

De part ce qui vient d’être dit, on s’aperçoit, que pour ceux qui ne peuvent en aucun cas faire la prière à temps dans leur lieu de travail, ils sont devant deux choix et deux choix seulement : soit qu’ils laissent la prière d’Asr jusqu’au soir, soit qu’ils la fassent le jour. Donc entre la faire le soir, pour lequel on est sûr qu’elle n’est pas acceptée – et ce pour plusieurs raisons – et la faire le jour, quitte même à la faire avec le Dhohr, le choix est systématiquement fait. En effet le prophète sw a dit dans le hadith rapporté par Al Boukhari dans le livre de la prière, chapitre : le péché de celui qu’il laisse dépasser la prière du Asr :

صحيح البخاري، كتاب مواقيت الصلاة، باب إثم من فاتته العصر:

دَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنَا ‏ ‏مَالِكٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏نَافِعٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ‏
أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏الَّذِي تَفُوتُهُ صَلَاةُ الْعَصْرِ كَأَنَّمَا ‏ ‏ وُتِرَ ‏ ‏ أَهْلَهُ وَمَالَهُ ‏
قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ ‏ يَتِرَكُمْ وَتَرْتُ الرَّجُلَ إِذَا قَتَلْتَ لَهُ قَتِيلًا أَوْ أَخَذْتَ لَهُ مَالًا. ‏

que celui qui laisse passer la prière du Asr, c’est comme celui qui perd sa famille et son argent. Ceci confirme le fait que la prière médiane est bien celle du Asr et montre son importance, d’où la nécessité de la faire avec le Dhohr, au risque de la perdre et perdre avec sa famille et son argent.

Il parait très logique de choisir de la faire avec le Dhohr, chose qui est possible et acceptable, puisque l’on sait que ça se fait en voyage, et puisque ça se fait en voyage – qui est une situation de non force majeure – il va de soi qu’elle peut se faire, à fortiori, en cas de force majeure. D’un autre coté, il n’y a pas de différence entre regrouper une prière avec l’autre ou l’inverse, puisqu’Ibno Abbas a rattaché la raison du regroupement à la souplesse qu’a voulu le prophète donner à sa nation. De ce fait, on voit que là où il y a souplesse et facilité, il y a possibilité de regrouper, soit les deux en premier, soit les deux en dernier, sans qu’il y ait aucune espèce de différence, puisque l’on sait que pendant le voyage il n’y a pas de préférence entre les deux, ce qui nous laisse extrapoler sans aucune gêne, puisque c’est la recherche de l’aisance qui a donné naissance au regroupement.

 Ce choix se comprend bien par les gens qui sont doués d’un peu d’intelligence et qui ont le moindre goût de logique. En effet il faut juste préciser que le fait de regrouper les prières deux à deux comme précité, n’est pas rattaché au voyage seulement, mais plutôt au soulagement qui lui, se rattache à la peine, qu’elle quelle soit, que ça soit pour le voyage ou pour toute autre chose, ou tout simplement pour le non embarras, tel qu’il l’a fait Ibno Abbas. Cette peine peut être réelle ou seulement possible, comme pour le voyage qui apporte, dans le cas le plus général une peine, laquelle peine peut être physique ou seulement morale. En effet le voyageur ne se sent pas bien mieux ailleurs que chez lui, ne serait ce que pendant le trajet, comme il a été dans le hadith rapporté par Al Boukhari, livre des comestibles, chapitre : le fait de se rappeler le manger :

صحيح البخاري، كتاب الأطعمة، باب ذكر الطعام:

حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو نُعَيْمٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏مَالِكٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏سُمَيٍّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي صَالِحٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏
عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ: السَّفَرُ قِطْعَةٌ مِنْ الْعَذَابِ يَمْنَعُ أَحَدَكُمْ نَوْمَهُ وَطَعَامَهُ فَإِذَا قَضَى ‏ ‏نَهْمَتَهُ ‏ ‏مِنْ وَجْهِهِ فَلْيُعَجِّلْ إِلَى أَهْلِهِ. ‏

dans lequel le prophète sws précise que le voyage est un morceau de supplice, car il empêche l’un d’entre vous de dormir et de manger (dans le cas général bien sûr), et il conseille de retourner chez soi dès qu’on en a fini. Et c’est pour cette raison que le législateur a allégé les obligations, tels que de pouvoir ne pas jeûner et de pouvoir raccourcir la prière par rapport au résident, sans pour autant qu’elle soit incomplète, car la prière du voyageur est complète, comme l’a dit ‘Aicha (qu’Allah soit satisfait d’elle) dans le hadith véridique rapporté par Moslim dans le livre : la prière des voyageurs et son raccourcissement, dans le chapitre la prière des voyageurs et son raccourcissement :

صحيح مسلم، كتاب: صلاة المسافرين وقصرها، باب: صلاة المسافرين وقصرها:

و حَدَّثَنِي ‏ ‏أَبُو الطَّاهِرِ ‏ ‏وَحَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى ‏ ‏قَالَا حَدَّثَنَا ‏ ‏ابْنُ وَهْبٍ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏يُونُسَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏ابْنِ شِهَابٍ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنِي ‏ ‏عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ ‏ ‏أَنَّ ‏ ‏عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَتْ: ‏فَرَضَ اللَّهُ الصَّلَاةَ حِينَ فَرَضَهَا رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ أَتَمَّهَا فِي الْحَضَرِ فَأُقِرَّتْ صَلَاةُ السَّفَرِ عَلَى الْفَرِيضَةِ الْأُولَى ‏.

Et dans Al Boukhari, livre : la prière, chapitre : comment la prière à été instauré lors du voyage dans les cieux (Al Israa) :

صحيح البخاري، كتاب الصلاة، باب كيف فرضت الصلاة في الإسراء:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ ‏ ‏قَالَ أَخْبَرَنَا ‏ ‏مَالِكٌ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ ‏ ‏قَالَتْ ‏فَرَضَ اللَّهُ الصَّلَاةَ حِينَ فَرَضَهَا رَكْعَتَيْنِ رَكْعَتَيْنِ فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ فَأُقِرَّتْ صَلَاةُ السَّفَرِ وَزِيدَ فِي صَلَاةِ الْحَضَرِ. ‏

qui stipule qu’à l’origine, la prière a été instaurée (dans les cieux par Allah directement à son prophète, du fait de son grande importance) sous forme de deux raka’ates seulement et il a été rajouté deux aux Dhohr, l’Asr et l’‘Icha, seulement une au Maghrib et rien pour le SobH pour le résident, alors que pour le voyageur, c’est resté comme ça a été obligé, sans ajout, sauf pour le Maghrib qui clôture la prière du jour par un witr .  Quand on lui a posé la question, elle a expliqué que pour le Maghrib on y a ajouté seulement une, car c’est le witr (nombre impair de raka’ates, puisqu’Allah aime l’impair) du jour, et quant au SobH c’est parce que la lecture y est longue, c’est-à-dire qu’on doit lire de longues sourates (cent versets ou plus), comme ils ont rapporté ; Ibno Khozaimah, Ibno Hibbane et Al Bayhaqiyye.

روى بن خزيمة وابن حبان والبيهقي من طريق الشعبي عن مسروق عن عائشة قالت فرضت صلاة الحضر والسفر ركعتين ركعتين فلما قدم رسول الله صلى الله عليه وسلم المدينة واطمأن زيد في صلاة الحضر ركعتان ركعتان وتركت صلاة الفجر لطول القراءة وصلاة المغرب لأنها وتر النهار.

Ceci apparaît très visiblement sur la pratique de la prière. En effet, lorsqu’on on est dans une prière à plus de deux raka’ates, on constate qu’on fait les deux premières d’une façon différente des autres, de telle sorte que lorsqu’on se lève pour la troisième, on refait comme on avait fait lors de l’ouverture de la prière, c’est-à-dire qu’on relève les bras au niveau des oreilles en même temps qu’on dit Allaho Akbar, et ceci pour bien signaler que c’est bien un ajout.

C’est donc un allégement et non une diminution, de telle sorte que le fait de ne faire en voyage que deux raka’ates (exception faite du Maghrib qui reste intact), ou de regrouper deux prières appariées, n’affecte pas la valeur de la prière. Autrement dit la prière du Asr qu’on a faite avec le Dhohr est valable au même titre que celle du Dhohr, ce qui implique qu’elle a été faite en son temps, au même titre que l’autre. En conclusion les deux paires de prières appariées ont obligatoirement le même temps, et le fait qu’ils puissent se regrouper en voyage oblige qu’elles puissent l’être aussi dans des conditions plus contraignantes que ce dernier, à savoir le risque d’en perdre une (l’Asr).

Je tiens à répéter encore une fois de plus, que le mieux c’est de faire les prières au début de leurs temps comme c’est bien connu, et que même c’est le meilleur des actes comme il a répondu le prophète à celui qui lui demandé : quel est le meilleur acte à faire en islam ? Mais lorsqu’on est dans l’impossibilité de faire par exemple l’Asr à temps, il vaudrait mieux la faire avec le Dhohr que la faire le soir. Et je mets en garde contre la colère d’Allah tout ce qui me fait dire ce que je n’ai pas dit, comme ça plait à certains, qui ne voient l’islam qu’à travers les complications, et qui pensent que mieux c’est compliqué, mieux c’est pieux, contrairement à la tradition du prophète sws qui a fait le Tawaf (dix minutes) sur sa chamelle Al Qaswaa. Il est bon de profiter de l’occasion, encore une fois de plus, d’éveiller les gens contre cette tendance obscurantiste qui voit tout noir, et je ne cesserais de le dire, puisqu’il y en a ras-le-bol de traiter l’islam d’obscurantisme. On en a déjà assez avec les gens de l’extérieur, qui nous traitent de tous les noms, soit par ignorance soit exprès, alors ça suffit. Si on arrive à diminuer la fausse propagande contre l’islam – et Allah sait combien on en est loin – ça serait un grand exploit, mais lorsqu’une minorité qui essaie de faire tout pour donner la vraie dimension de l’islam soit perturbée par des gens qui se disent musulmans et qui agissent dans le sens négatif, ça c’est étrange et ça dérange.

Revenons à nos moutons, et disons que les prières du Maghrib et de l’Icha ne posent pas trop de problèmes quant à leurs temps, puisqu’en général, on arrive toujours à les faire à temps. Toutefois, il est à remarquer que pendant l’été, un problème d’un autre genre se pose. En effet, les différences entre l’heure de l’Icha et du SobH deviennent très restreintes (Icha à 00h50, SobH à 01h40) pour la ville Akureyri d’Iceland le 04 juillet 2008

(http://www.islamicfinder.org/cityPrayerNew.php?country=Iceland), ce qui pose problème des fois, surtout lorsque la différence est telle qu’on ne peut pas attendre le SobH, tel que pour Riga (capitale de la Lettonie appelée encore Latvia), où pour le 05/07/2008, le SobH est à 02H41, tandis que l’Icha est à 00h04. Il y a évidement la possibilité de faire l’Icha et de dormir et se réveiller après 3 heurs de sommeil pour le SobH, ce qui est difficile pour un grand nombre de personnes. Alors on peut proposer un certain nombre de solutions pour les gens qui ne peuvent pas du tout suivre cet horaire, ou pour lesquels, le fait de se tenir à ce dernier va perturber fortement leur vie normale. On peut par exemple proposer qu’ils retardent un peu la prière du SobH, afin d’avoir une petite heure de plus de sommeil. Comme par exemple pour ce même jour le lever su soleil est à 04h38, on peut se lever à 04h pour faire le SobH, on aura à peu près 40 minutes pour faire notre prière tranquillement, après une petite nuit d’un peu moins de 4 heures, ce qui est acceptable. Il faut remarquer qu’on a encore devant nous 2h30 de sommeil, pour rejoindre facilement le travail à 7 heures. Pour ceux qui ont peur de rater le Fajr (même avec le réveil) s’ils attendent de faire l’Icha à temps, il est conseillé de rapporter l’Icha avec le MAghrib et se réveiller à 3h30 pour le Fajr, ce qui correspondrait à quelque chose comme 5h de sommeil ferme, ce qui est relativement correct, surtout lorsqu’on sait que les médecins disent que 5 heures de sommeil profond valent bien 8 heures de sommeil normal. Quoiqu’il en soit, le musulman a encore le temps pour se reposer avant de se préparer pour son travail.

Il faut en conclure que la religion est très souple et très facile, et l’essentiel c’est de se soumettre à ses directives de la façon la plus possible, et ne pas croire que prendre les choses avec raideur est la bonne attitude à avoir envers ses commandements. En effet le prophète sws a beaucoup de fois mis en garde contre la raideur dans la religion, comme lorsqu’il dit : « cette religion est aisée, et quiconque veut prendre cette religion avec force, il ne va pas pouvoir », et la liste est longue.

On peut citer le hadith d’Al Boukhari rapporté dans le livre de la foi, chapitre : la religion est aisée :

صحيح البخاري، كتاب الإيمان ، باب الدين يسر:

حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ السَّلَامِ بْنُ مُطَهَّرٍ ‏ ‏قَالَ حَدَّثَنَا ‏ ‏عُمَرُ بْنُ عَلِيٍّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏مَعْنِ بْنِ مُحَمَّدٍ الْغِفَارِيِّ ‏‏عَنْ ‏سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ عَنْ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏عَنْ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ ‏ ‏إِنَّ الدِّينَ يُسْرٌ وَلَنْ ‏ ‏يُشَادَّ ‏ ‏الدِّينَ أَحَدٌ إِلَّا ‏ ‏غَلَبَهُ ‏ ‏فَسَدِّدُوا ‏ ‏وَقَارِبُوا ‏ ‏وَأَبْشِرُوا وَاسْتَعِينُوا ‏ ‏بِالْغَدْوَةِ ‏ ‏وَالرَّوْحَةِ ‏ ‏وَشَيْءٍ مِنْ ‏ ‏الدُّلْجَةِ. ‏

On trouve même des hadiths où il affirme que ceux qui la prennent durement vont être des perdants.

 

Façon de faire la prière comme l’a faite le prophète sws :

 

La base de la prière va être celle que le prophète sws a enseignée à celui qui ne savait prier, tel qu’il a été décrit par le hadith bien connu sous le nom de ‘celui qui a mal fait sa prière’, rapporté par les deux cheikhs, et dont voici la version d’Al Boukhari dans le livre des serments et des vœux, chapitre : lorsqu’on parjure par oubli :

صحيح البخاري، كتاب الأيمان والنذور ، باب إذا حنث ناسيا في الأيمان:

حَدَّثَنِي ‏ ‏إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَبُو أُسَامَةَ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ ‏عَنْ ‏ ‏سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ ‏ عَنْ ‏ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏أَنَّ رَجُلًا دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَصَلَّى وَرَسُولُ اللَّهِ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏فِي نَاحِيَةِ الْمَسْجِدِ فَجَاءَ فَسَلَّمَ عَلَيْهِ فَقَالَ لَهُ ‏ ‏ارْجِعْ فَصَلِّ فَإِنَّكَ لَمْ تُصَلِّ فَرَجَعَ فَصَلَّى ثُمَّ سَلَّمَ فَقَالَ وَعَلَيْكَ ارْجِعْ فَصَلِّ فَإِنَّكَ لَمْ تُصَلِّ قَالَ فِي الثَّالِثَةِ فَأَعْلِمْنِي قَالَ إِذَا قُمْتَ إِلَى الصَّلَاةِ فَأَسْبِغْ الْوُضُوءَ ثُمَّ اسْتَقْبِلْ الْقِبْلَةَ فَكَبِّرْ وَاقْرَأْ بِمَا تَيَسَّرَ مَعَكَ مِنْ الْقُرْآنِ ثُمَّ ارْكَعْ حَتَّى تَطْمَئِنَّ رَاكِعًا ثُمَّ ارْفَعْ رَأْسَكَ حَتَّى تَعْتَدِلَ قَائِمًا ثُمَّ اسْجُدْ حَتَّى تَطْمَئِنَّ سَاجِدًا ثُمَّ ارْفَعْ حَتَّى تَسْتَوِيَ وَتَطْمَئِنَّ جَالِسًا ثُمَّ اسْجُدْ حَتَّى تَطْمَئِنَّ سَاجِدًا ثُمَّ ارْفَعْ حَتَّى تَسْتَوِيَ قَائِمًا ثُمَّ افْعَلْ ذَلِكَ فِي صَلَاتِكَ كُلِّهَا.

Dans ce hadith Abu Horayrah raconte qu’un homme est rentré dans la mosquée et a prié, alors que le prophète sws était assis quelque part dans la mosquée, puis il est venu à lui et l’a salué. Le prophète sws lui dit revient et refais ta prière car tu ne l’a pas faite. Puis il a refait la prière et revient et salue le prophète sws, lequel l’a salué et lui répéta : revient et prie car tu n’as pas prié, puis il a dit à la troisième fois apprends moi, il lui dit : avant que tu te lèves pour faire la prière, fais tes ablutions puis dirige toi vers la qiblah (Ka’bah) et dis Allaho Akbar.  Puis lis ce que tu peux de ce que tu as avec toi comme Coran, puis prosterne toi jusqu’à ce que tu sois rassuré que tu l’es, puis relève ta tête jusqu’à ce que tu sois bien droit en position debout, puis fais le soujoud jusqu’à ce que tu sois bien rassuré que tu l’as fait comme il se doit. Puis relève toi du soujoud jusqu’à ce que tu sois bien dressé et rassuré que tu es bien assis, puis fais de nouveau le soujoud jusqu’à ce que tu sois bien rassuré de l’avoir bien fait, ensuite relève toi jusqu’à ce que tu sois bien debout et droit, et refais la même chose pour toute ta prière.

On voit évidemment que le prophète sws s’est contenté de montrer à cet homme comment faire une seule raka’ate, puisqu’elle est la base de la prière. Ceci montre la grande habilité qu’il a dans l’enseignement, de telle sorte qu’il a été très succinct, précis, concis et direct, comme il a été rapporté par Moslim dans le livre du divorce, chapitre : comment est ce que le fait de donner à sa femme le choix ne peut en aucun cas être un divorce :

صحيح مسلم، كتاب الطلاق، باب بيان أن تخيير امرأته لا يكون طلاقا إلا بالنية

… إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَبْعَثْنِي ‏ ‏مُعَنِّتًا ‏ ‏وَلَا ‏ ‏مُتَعَنِّتًا ‏ ‏ وَلَكِنْ بَعَثَنِي مُعَلِّمًا مُيَسِّرًا.

 

où il précise bien qu’Allah swt ne l’a pas envoyé compliquant ou cherchant à compliquer, mais au contraire enseignant et facilitant. Mais dommage que ce hadith – et toute une série comme lui – ne soit source d’inspiration du comportement de ceux qui se sont dressés juges de la nation, voire même juge des savants et des grands savants en premier lieu.

Il faut remarquer que le prophète sws s’est limité à ce qui corrige la prière du compagnon, et on verra que dans d’autres hadiths il expliquera comment faire chaque mouvement en détail.

Tout d’abord il faut faire les ablutions. D’accord les ablutions. Mais qu’est ce qu’on peut dire des ablutions ? Je ne voudrais pas m’étaler sur les choses bien connues, mais je voudrais juste m’arrêter sur des choses d’ordre pratique surtout. En particulier, je dirais qu’il faut remarquer que le nombre de fois qu’on se lave les mains par exemple, va d’un à deux à trois, et que le minimum est de d’un, alors que le mieux c’est trois, et que l’on peut faire soit un soit deux soit trois indépendamment. Et que même pour certains organes on met un, alors que pour d’autres on fait deux et que pour d’autres on fait trois (voir Al Boukhari, livre des ablutions, chapitre : en ce qui concerne les ablutions :

 

 صحيح البخاري، كتاب الوضوء، باب ما جاء في الوضوء:

اب ‏ ‏مَا جَاءَ فِي الْوُضُوءِ ‏ ‏وَقَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى ‏إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلَاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْن ‏قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ ‏ ‏وَبَيَّنَ النَّبِيُّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏أَنَّ فَرْضَ الْوُضُوءِ مَرَّةً مَرَّةً ‏ ‏وَتَوَضَّأَ أَيْضًا مَرَّتَيْنِ ‏ ‏وَثَلَاثًا ‏ ‏وَلَمْ يَزِدْ عَلَى ثَلَاثٍ ‏ ‏وَكَرِهَ أَهْلُ الْعِلْمِ الْإِسْرَافَ فِيهِ وَأَنْ يُجَاوِزُوا فِعْلَ النَّبِيِّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ.‏

 

En plus de ceci, le hadith montre bien que le fait de faire plus que trois n’est pas de sa tradition sws. En effet il n’existe aucun hadith qui prouve qu’il a fait plus que trois. On voit de même que le hadith stipule qu’il ne faut pas abuser de l’eau dans les ablutions, même si tu es au bord d’un fleuve coulant, comme il est dit dans le hadith d’Ahmad, mosnad (ensemble de hadiths de) des compagnons qui ont rapporté un nombre important de hadiths, mosnad Abd Allah Bno ‘Amro Bno L’aas qu’Allah soit satisfait de lui :

 

مسند أحمد، مسند المكثرين من الصحابة، مسند عبد الله بن عمرو بن العاص رضي الله تعالى عنهما:

حَدَّثَنَا ‏ ‏قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏ابْنُ لَهِيعَةَ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏حُيَيِّ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحُبُلِيِّ ‏ ‏عَنْ ‏ ‏عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ أَنَّ النَّبِيَّ ‏ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏مَرَّ ‏ ‏بِسَعْدٍ ‏ ‏وَهُوَ يَتَوَضَّأُ فَقَالَ‏ مَا هَذَا السَّرَفُ يَا ‏ سَعْدُ ‏ ‏قَالَ أَفِي الْوُضُوءِ سَرَفٌ قَالَ نَعَمْ وَإِنْ كُنْتَ عَلَى نَهْرٍ ‏ ‏جَارٍ. ‏

 

Comme il est connu par ailleurs de part le verset 7/31 :

 

يَا بَنِي آدَمَ خُذُوا زِينَتَكُمْ عِنْدَ كُلِّ مَسْجِدٍ وَكُلُوا وَاشْرَبُوا وَلا تُسْرِفُوا إِنَّهُ لا يُحِبُّ الْمُسْرِفِينَ.

 

7/31 : Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de Salâ portez votre parure (vos bons habits). Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il (Allah) n’aime pas ceux qui commettent des excès.

 

Ce verset met les gens qui utilisent les robinets pour les ablutions en garde contre le fait de laisser couler l’eau de façon continuelle, de telle sorte que presque 80% de la quantité d’eau débitée s’en va dans les égouts, ce qui fait qu’on se retrouve parmi ceux qui commettent des excès.

On peut aussi remarquer que pour la bouche et le nez, il se suffit d’une seule poignée d’eau et pour la bouche et pour le nez, en une seule fois, et non pas une pour la bouche et une pour le nez.

Il faut ajouter que pour les pieds, il est de la tradition du prophète sws d’essuyer les chaussettes (d’en haut bien sûr, une seule fois, avec les mains imbibées d’eau), lorsqu’il les a mis après ablution. La durée d’essuyage est de 24 heures pour le citadin, comptées à partir du moment où il commence à essuyer, et trois jours et nuits pour le voyageur. Autrement dit, si Monsieur x, qui se lève le matin pour faire la prière du Sobh, qui fait ses ablutions et qui met ses chaussettes, veut refaire les ablutions pour le Dhohr, alors il n’a pas à se relaver les pieds, mais plutôt à les essuyer, et que ceci sera pour lui le début de l’essuyage, il a comme ça jusqu’au lendemain à la même heure non incluse.

Comme il est aussi possible d’essuyer les souliers de la même manière, et de faire la prière avec, chose qui est recommandée par ailleurs et assez pratique, surtout pour l’Asr qu’on peut faire n’ importe où, même dans un petit endroit  (sur le sol).

Il est aussi évident que l’on peut se contenter d’essuyer (une seule fois bien évidemment) une partie des cheveux seulement et le reste sur le bonnet, chose assez pratique pour la femme d’ailleurs, puisqu’elle n’aura besoin d’enlever son foulard, mais juste faire apparaître un bout et faire le reste sur le foulard.

En résumé on peut dire que pour les ablutions, il faut commencer par dire bismillah et se laver les mains, le visage, les bras, s’essuyer la tête, se laver les oreilles une seule fois et les souliers et faire la prière. Je prends ici l’exemple de la prière qu’on fait dans les conditions les plus contraignantes. Il faut ajouter qu’il n’y a aucunement besoin d’utiliser les toilettes pour se soulager avant de faire les ablutions, sauf pour ceux qui sont dans le grand besoin, puisqu’il n’est pas conseillé de faire la prière dans cette dernière condition. Les toilettes c’est seulement pour y faire ses besoins, et il est évident que ça n’a rien à avoir avec les ablutions. De même qu’il est évident que l’on doit se nettoyer les organes quand on a fini de faire ses besoins, soit au papier hygiénique, soit à l’eau, soit avec toute autre chose propre nettoyante. Et il n’est pas du tout question de se laver ses organes avant les ablutions, comme le font la plupart des gens. Et il y a même certains qui font la queue pour les toilettes et perdent la prière du groupe.

Une fois qu’on a ses ablutions, on se dirige vers la qiblah tout en étant dans la position debout, et on lève les mains jusqu’au niveau des épaules ou des oreilles et on dit « Allaho Akbar », en même temps qu’on abaisse les bras de cette position vers la position sur la poitrine. On veillera à ce que le début d’Allaho akbar commence avec les mains dans la position précitée, dirigées vers la Ka’abah et les doigts non écartés non serrés, et finit dans la position la main droite sur la main gauche sur la poitrine.

 

La position debout ici est la position normale où les pieds sont dirigés vers la qiblah, comme d’ailleurs tous les autres membres, et ceci durant tout le long de la prière. Elle est caractérisée par le fait que les pieds ne sont pas collés les uns aux autres, ni écartés de façon anormale, ils le sont de la largeur des épaules, et le regard est fixé vers l’endroit de prosternation. De cette façon là, la colonne vertébrale est toute droite, ce qui donne une sensation très relaxante, qui permettra une concentration meilleure. En effet ce qu’il ne faut pas oublier c’est que c’est cette concentration-ci qui est recherchée dans la prière, comme c’est dit dans plusieurs versets et hadiths.

 …. à suivre ….

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