Eazy Islam

pratique et pacifique, tel qu’il est … naturellement

Sourate Al FaatiHah

Au nom d’Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux

Sourate Al FatiHah (l’ouverture)

La fatihah a été appelée ainsi puisqu’elle correspond à la première sourah (chapitre) du coran, en ce sens qu’elle est la première chose avec laquelle on ouvre le livre, c’est-à-dire avec laquelle on commence, comme on dit en langue française : ‘le score à été ouvert par un tel ou un tel’, voulant dire que le commencement a été fait par lui.

Elle a beaucoup d’autres noms tels que : السبع المثاني ‘assab’ lmathaaniyye’, أم القرآن oummo lqor an’, etc.  Mais ce qui est le plus connu c’est la fahihah et on se limitera à lui pour la simplification.

Cette sourah a par contre beaucoup de vertus, et il suffit de dire que la prière, qui est le deuxième pilier et le plus important dans la vie du musulman, puisque c’est la relation directe avec son seigneur, n’est acceptée que si on la lit, comme c’est connu par le hadith du prophète sws.

Elle consiste en un résumé très concentré de tout le livre, c’est comme la préface qui trace les grandes lignes du livre, mais avec une précision et concision infinies.

Elle commence par la reconnaissance de la seigneurerie d’Allah dans sa louange (الْحَمْدُ) qui est plus large que le remerciement, qui lui est en correspondance avec quelque chose de spécifique, alors que la louange est pour tout, et il ne faut pas qu’il y ait obligatoirement un bon acte pour que vous fassiez la louange. En particulier on loue Allah aussi bien pour le mal que pour le bien, alors que le remerciement est spécialement en réponse à quelque chose de bien. Par exemple tu dis bien : Alhamdo lillah lorsque tu as eu un accident, mais tu ne dis pas à ce qui t’es rentré dedans : merci.

(لِلَّهِ), voulant dire à Allah, car il y a deux mots : le premier لِ qui veut dire à, puis الله, qui est le nom propre de la divinité vraie, et qui est l’unique divinité digne de ce nom.

(رَبِّ) seigneur

(الْعَالَمِينَ) des mondes, car c’est le pluriel du mot عالَم qui veut dire monde.

(الرَّحْمَنِ) est Celui qui sème sa miséricorde sur toutes ses créatures, c’est un qualificatif de supériorité d’étendue la plu absolue. Ne vois-tu pas qu’il donne la santé même à ceux qui l’insultent ?

(الرَّحِيمِ) c’est Celui dans la miséricorde s’étend à ceux qui Y croient seulement.

(مَالِكِ) c’est Lui le possesseur

(يَوْمِ) du jour

(الدِّينِ) de la rétribution, puisque c’est le jour où c’est la religion الدين qui est considérée pour le jugement des gens, c’est pour ça qu’il a été appelé jour de la ‘religion’, de telle sorte que jusque là on est encore entrain de qualifier Allah d’un certain nombre de qualificatifs propres, et ça c’est l’unicité de la seigneurerie après l’unicité de l’adoration, puisqu’on a commencé par le louer, tout en lui reconnaissant la possession des mondes et du jour de jugement. En général, on commence par le seigneurerie qui est, elle subordonnée à l’adoration, mais là c’est l’inverse.

On passe là à un autre stade, on commence par préciser le type d’adoration ainsi que la spécification que cette adoration est à Lui, et à Lui uniquement.

(إِيَّاكَ) on peut rapprocher ça à un pronom personnel de la deuxième personne ‘toi’, mais avec une nuance qui est spécifique à la langue arabe, à savoir que les pronoms personnels de la deuxième personne du singulier sont de deux types : ceux qui sont utilisés pour la fonction grammaticale dite ‘maf’oul bih’ exclusivement, tels que إياكَ (iyyaka), إياكِ (iyyaki), إياكما (iyyakoma), etc. et les autres pour les autres.

Il faut souligner un autre aspect propre à la langue arabe aussi, à savoir que l’ordre normal de la phrase verbale (celle qui commence par un verbe, en opposition avec l’autre type dite nominale parce qu’elle commence par un nom) est tel qu’on a le verbe suivi de l’acteur qui peut correspondre au sujet, suivi de celui qui subit l’acte. Par exemple si tu veux dire : j’adore Allah, tu diras : أعبد الله, c’est-à-dire أعبد pour j’adore et الله pour Allah. Dans cette forme l’acteur c’et moi (je, أَ), l’acte c’est l’adoration (عبد) et celui qui subit l’acte (adoration) est Allah (الله). Jusque là il n’y a pas de mystère. Mais cette formulation ne veut en aucun cas dire que tu te restreins à son adoration, en particulier cela n’exclue pas le fait que tu puisses adorer autrui, puisque tu peux ajouter une conjonction et dire : j’adore Allah et telle ou telle autre divinité, de telle sorte que tu n’es pas limité dans le nombre de divinités à ajouter. Mais si tu veux limiter l’adoration à Allah seul, tu es obligé d’utiliser la tournure de restriction et dire : je n’adore qu’Allah. En arabe on a plusieurs tournures de restrictions, et en particulier le rapprochement de ce qui devait être éloigné, comme dans l’inversion du rôle de celui qui subit l’action (maf’oul bih) qui en général doit être après l’acteur. En effet, le fait de le mettre au début de la phrase, avant même le verbe qui devrait être en premier, veut dire que cet acte, en fait se s’applique que sur lui. On aura par conséquent la tournure suivante : iyyaka na’bodo (إِيَّاكَ نَعْبُدُ) au lieu de إِيَّاكَ نَعْبُدُ qui se dirait plutôt تَعْبُدُكَ et qui serait une exclusion totale de l’acte à Allah qui est indiqué ici par le pronom personnel إِيَّاكَ.

En conclusion la phrase verbale iyyaka na’bodo (إِيَّاكَ نَعْبُدُ) voudra dire que nous n’adorons que Toi Ô Allah.

(وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ) et que nous ne demandons de l’aide que de Toi Ô Allah.

Ces deux phrases sont la base de l’unicité de l’adoration, qui est le deuxième volet qui a été abordé par cette sourah, après qu’elle aie passé en revue l’unicité de la seigneurerie, en montrant qu’Allah est bien le Possesseur et le Roi (selon la lecture de Naafi’ مَِلِكِ) dans l’au-delà, de même qu’Il est le maître de tous les mondes (connus et inconnus).

S’ajoute à elles la phrase suivante, où le premier mot est un verbe, venue cette fois comme le veut la tradition, dans l’ordre normal : اهْدِنَا, qui veut dire guide nous vers, الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ la voie droite. A remarquer ici qu’on a pas été obligé de changer l’ordre des éléments de la phrase, puisque la guidance ne peut être demandée qu’à Celui Qui la possède, et c’est comme si c’était un acquis indiscutablement inné et bien ancré dans l’âme, à tel point qu’il ne passe par l’esprit de demander la guidance au diable et à ses soldats.

Le troisième volet est la définition et la caractérisation des trois types d’individus, suivant leurs attitudes différentes envers les deux premiers volets. On rattache la définition de la voie droite par rapport à ces différentes catégories de gens, de telle sorte qu’Allah swt Veut nous dire qu’il faut bien connaître les gens dans la vie, afin d’être comme les bons et éviter d’être comme les mauvais.

صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ la voie de ceux que Tu as gratifié  غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ non pas ceux que Tu as détesté 

 وَلَا الضَّالِّينَ et non pas ceux qui sont dans la déroute.

En résumé on voit que la fatiHah décrit trois volets importants de la religion qui sont :

1-             l’unicité par ces deux formes : la seigneurerie et les noms et attributs

2-             l’unicité d’adoration

3-             les différents types de gens.

De ce fait, le livre va être le développement de ces sujets là, de façon très détaillée. En particulier, ce qui importe de souligner du côté pratique, c’est que le fait de décortiquer les différents types de gens nous informe qu’il faut bien savoir distinguer les gens et savoir entre autre qu’il y a deux grandes catégories mauvaises, qu’il faut éviter, et une partie de gens biens, qu’il faut suivre et être comme eux.

D’un autre côté il faut savoir qu’Allah a commencé par souligner le fait qu’il est Tout Miséricordieux et Très Miséricordieux, ceci justement pour ne pas laisser deviner une seconde que ces gens là qui sont dans la déroute, ou bien ceux qui sont détestés, le sont bien par leur propre choix et décision. En effet les détestés le sont parce qu’ils ont bien voulu laisser la guidance et suivre leurs désirs, comme il va être détaillé dans tout le coran, alors que les non guidés sont des gens qui ont tournés le dos à la science lorsqu’elle leur est venue.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Aumônerie 5ème de soisy / s... |
Romane à Quimper |
Salem alikoum |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Josue
| Passion Templiers
| AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08